Océan d’opportunités, océan de périls

01 mai 2017 par Clotilde Goeman, Conseillère technique régionale pour l’adaptation aux changements climatiques

Bateaux accostés sur la plage en RDC. L’accostage de bateaux de pêche toujours plus nombreux sur les côtesi déplace le sable et cause l’érosion des plages. Photo: PNUD / Clotilde Goeman
Sur la côte occidentale d’Afrique, l’océan est indispensable à la vie depuis des milliers d’années : il apporte nourriture, emplois, et des barrières côtières qui protègent la terre, nettoient la mer et créent un écosystème plus durable. Dans certains pays comme le Sénégal, où 66% de la population vit dans des zones côtières, l’océan est la base de tout. Mais le changement climatique provoque entre autres l’élévation du niveau de la mer, la dégradation des stocks de poissons et l’érosion des côtes. En plus de la forte croissance de la population et de la diminution de productivité des terres agricoles - causée par la salinisation des sols - les communautés côtières dépendent de plus en plus des ressources de la mer pour assurer leur survie. … Voir

Faire face à la crise dans le bassin du lac Tchad

23 févr. 2017 par M. Abdoulaye Mar Dieye, Sous-Secrétaire général des Nations Unies, Administrateur assistant du PNUD, Directeur du Bureau régional pour l’Afrique

La réponse du PNUD à la crise consiste entre autre à fournir une formation professionnelle aux femmes, qui représentent 54% des personnes déplacées par le conflit dans le nord-est du Nigeria. Photo : PNUD Nigeria
En mai dernier, la Commission des affaires étrangères du Sénat des États-Unis a organisé une séance d’information sur la situation au Sahel. Convié à participer à l’événement, le PNUD a souligné la nécessité de mener une action concertée d’envergure pour faire face à la montée de l’extrémisme violent et proposer des solutions de développement adaptées à cette région touchée par l’insurrection armée de la secte Boko Haram, née dans le nord-est du Nigeria il y a sept ans. Nous avons identifié un « arc d’instabilité » qui s’étend à travers le Sahel, la Corne de l’Afrique et le bassin du lac Tchad. Alors que le PNUD et ses partenaires se réunissent à Oslo le 24 février pour prendre part à la troisième Conférence humanitaire internationale, nous avons la ferme intention de nous pencher sur la situation au Nigéria et dans le bassin du lac Tchad avec un sentiment d’urgence accru. En tant qu’organisation qui fonde son action sur la connaissance du terrain, le PNUD est fermement convaincu qu’une réponse globale est la meilleure approche susceptible de résoudre les crises en cours, tout en tenant compte des besoins spécifiques de chaque pays. … Voir

Aux Maldives, les drones participent à la lutte contre le changement de climat

10 févr. 2017 par Sanny Jegillos, Conseiller en réduction des risques de catastrophe, Centre régional du PNUD à Bangkok

J’adore les drones. Moi-même, j’en pilote un dans mes moments de détente. Quand j’en ai fait l’acquisition, j’étais pourtant loin de me douter que je pourrais aussi l’utiliser dans un cadre professionnel. Tout a commencé il y a un an environ. En tant que conseiller en réduction des risques de catastrophe, je me suis intéressé à l’utilité des nouvelles technologies et de l’innovation pour nos activités. Dans la région Asie-Pacifique, la priorité accordée par le PNUD à l’innovation a ainsi permis à des initiatives vraiment intéressantes de voir le jour, des applications mobiles anti-corruption (en Papouasie-Nouvelle-Guinée) au relèvement et à la reconstruction post-séisme (au Népal), ou encore aux initiatives de recyclage des déchets électroniques (en Chine). Je me suis donc intéressé aux applications de ces nouvelles technologies à nos efforts de réduction des risques de catastrophe. Un questionnaire axé sur ces problématiques nous a permis de constater que rares étaient les professionnels du secteur capables d’identifier les technologies utilisées dans les interventions en cas de catastrophe. … Voir

Comme une horloge : le mécanisme d'adaptation au changement climatique

25 janv. 2017 par Pradeep Kurukulasuriya, Directeur Adaptation au changement climatique, Bureau de l’appui aux politiques et aux programmes, PNUD

Sans les bonnes pièces et les bonnes personnes, les choses ne fonctionnent pas comme elles le devraient. C'est aussi vrai pour les plans d'adaptation climatiques que pour les montres. Photo : Aaron Nsavyimana / PNUD au Burundi
Avez-vous déjà vu le fonctionnement d’une montre mécanique, par exemple la Casio de votre grand-père? C’est un chef d’œuvre de ressorts et d’engrenages qui s’imbriquent avec la plus grande précision pour mesurer chaque seconde. Si l’une des pièces tombe en panne, toute la montre cesse de fonctionner. Pour l’adaptation au changement climatique, le processus est tout aussi complexe dès lors qu’il s’agit de trouver les bonnes pièces et un ‘mécanicien’ qui fasse preuve de la plus grande diligence. Sans cela, les choses ne fonctionnent pas comme elles le devraient. Ainsi, en gardant cette analogie à l’esprit, examinons une ‘montre’ de A à Z. … Voir

Des raisons d'espérer une meilleure réponse aux crises en 2017

20 janv. 2017 par Izumi Nakamitsu, Administratrice adjointe du PNUD et Responsable du Groupe de réponse aux crises

L'ONU et ses partenaires ont commencé à «combler le fossé» entre acteurs humanitaires, de développement et de consolidation de la paix. Photo: PNUD aux Phillipines
Malgré les horreurs de 2016, en Syrie, au Yémen, dans le bassin du Lac Tchad et dans beaucoup d'autres endroits, je continue d'espérer que la communauté internationale saura honorer la promesse faite au Sommet humanitaire mondial de changer la manière dont elle travaille. En 2016, j'ai participé à plusieurs sommets historiques, j'ai vu de nouveaux intervenants proposer des solutions novatrices, j'ai entendu le nouveau Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, s'engager à trouver de nouveaux moyens d’aider les populations vulnérables à remonter la pente le plus rapidement possible et à être prêtes à affronter de nouvelles menaces, tout en réduisant les risques. Le message prononcé en 2016 était clair : Nous devons tous travailler différemment, aussi bien l'ONU que la société civile, le secteur privé et les gouvernements. … Voir