La nature à notre rescousse pour réduire les risques d’inondation

16 mai 2017 par Saskia Marijnissen, Conseillère technique régionale, Ecosystème et biodiversité, PNUD Afrique

En Sierra Leone, plus de 3 millions de personnes vivent dans des zones côtières de plus en plus vulnérables. Trouver des alternatives durables et innovantes pour travailler avec la nature, plutôt que contre elle, devient crucial. © Tommy Trenchard/ PNUE
De l’embouchure du Mississippi à celle du Nil, les communautés sont depuis des siècles attirées par les plaines d’inondation côtières. Et lorsque rivières et océans se rencontrent, la nature donne le meilleur d’elle-même. La sédimentation des rivières nourrit les terres fertiles et augmente ainsi de manière considérable les capacités de production agricole et piscicole. À l’heure actuelle, les rives des estuaires et les littoraux concentrent 60 % de notre population mondiale, et font ainsi partie des régions les plus peuplées au monde. Les zones côtières, aussi attrayantes soient-elles, présentent des risques importants pour ceux qui y vivent. Les inondations sont les catastrophes naturelles les plus fréquentes, et certains des plus grands cataclysmes se sont produits en zones côtières. Pensez aux ravages provoqués par l’ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans ou aux terribles inondations qui se produisent chaque année au Bangladesh. … Voir

Au Soudan du Sud, les femmes au coeur de la lutte contre la famine

08 mai 2017 par Kamil Kamaluddeen, Directeur de pays, PNUD au Soudan du Sud

femme au soudan du sud et ses vachesPhoto: PNUD au Soudan du Sud
Le pays le plus jeune au monde est en proie à une famine généralisée. Selon les estimations, le nombre de personnes en situation de grave insécurité alimentaire atteindra 5,5 millions d'ici juillet 2017, dont plus d'un million d'enfants. Par ailleurs, plus de 3,5 millions de personnes ont été déplacées et 7,5 millions ont besoin d'aide humanitaire d'urgence après 3 dernières années de guerre civile. Plusieurs facteurs alimentent ce conflit, notamment un climat de méfiance collective solidement ancré, la prolifération d'armes légères, le mépris de l'État de droit, la pénurie d'institutions à même de résoudre les litiges, et le dénuement économique. La plupart des ménages déplacés par les combats sont dirigés par des femmes, et elles continuent de subvenir aux besoins de leur famille et de produire le peu de nourriture qu'il reste, tout en jouant un rôle déterminant dans le processus de paix. … Voir

Ne laisser personne de côté - même en cas de crise

04 mai 2017 par Edward Kallon, Coordinateur résident et humanitaire des Nations Unies et Représentant résident du PNUD au Nigéria

L'école primaire de Makinta Kuriri dans l'Etat de Borno, au nord-est du Nigeria. Le PNUD aide à la reconstruction des écoles et d'autres infrastructures communautaires afin que les familles déplacées puissent rentrer chez elles. Photo: Bridget Jangfa / PNUD Nigeria.
La région du bassin du lac Tchad est au bord de la famine. Depuis sept ans, les insurgés de Boko Haram sèment le chaos au sein des communautés locales, provoquant déplacements et des milliers de morts. Si l’étendue des dégâts est alarmante, la situation de vulnérabilité des rescapés est encore plus préoccupante. Dans le nord-est du Nigeria, 5,7 millions de personnes, principalement des enfants, ont un besoin urgent de nourriture. Il faut agir vite. Avec le déficit de financement actuel, l’aide humanitaire dont bénéficient aujourd’hui les victimes va bientôt se tarir, mettant en danger la vie de millions de personnes. Nous devons leur venir en aide immédiatement. La pauvreté et l’exclusion ont un effet aggravant. Avant même que la crise n’éclate, sept personnes sur 10 étaient déjà en situation d’extrême pauvreté. Comme la majorité des deux millions de personnes déplacées a trouvé refuge dans des communautés d’accueil plutôt que des camps prévus à cet effet, le système existant, déjà fragile, est mis à rude épreuve. … Voir

Océan d’opportunités, océan de périls

01 mai 2017 par Clotilde Goeman, Conseillère technique régionale pour l’adaptation aux changements climatiques

Bateaux accostés sur la plage en RDC. L’accostage de bateaux de pêche toujours plus nombreux sur les côtesi déplace le sable et cause l’érosion des plages. Photo: PNUD / Clotilde Goeman
Sur la côte occidentale d’Afrique, l’océan est indispensable à la vie depuis des milliers d’années : il apporte nourriture, emplois, et des barrières côtières qui protègent la terre, nettoient la mer et créent un écosystème plus durable. Dans certains pays comme le Sénégal, où 66% de la population vit dans des zones côtières, l’océan est la base de tout. Mais le changement climatique provoque entre autres l’élévation du niveau de la mer, la dégradation des stocks de poissons et l’érosion des côtes. En plus de la forte croissance de la population et de la diminution de productivité des terres agricoles - causée par la salinisation des sols - les communautés côtières dépendent de plus en plus des ressources de la mer pour assurer leur survie. … Voir

Croissance sans résilience n’est que ruine de l’économie

26 avr. 2017 par Abdoulaye Mar Dieye, Sous-Secrétaire général des Nations Unies, Directeur du Bureau régional pour l’Afrique.

Les pays émergents, comme la Côte d’Ivoire, tutoient les 10% de croissance annuelle, après avoir diversifié leur économie.
Beaucoup de pays africains se sont engagés dans des programmes d’émergence à moyen ou long terme. J’en connais précisément 27 et, dans le cadre de la deuxième conférence d’Abidjan, nous avons ciblé un échantillon représentatif de la situation économique et géographique de l’Afrique pour creuser davantage la question. En examinant l’ensemble des 13 pays de l’échantillon, ce qui m’a le plus frappé c’est la typologie des chantiers d’émergence. J’en ai vu trois : Le premier type comprend des pays comme le Rwanda et la Côte d’Ivoire qui ont subi des chocs terribles dus à la guerre ou à l’instabilité politique et ont vu leur croissance économique chuter au plus bas mais qui, par la suite, ont repris une évolution rapide vers une croissance élevée. Derrière cette reprise rapide, des capacités de production excédentaires qui n’ont pas été détruites, et des pays qui ont investi sur l’augmentation de leur productivité et le renforcement de la résilience de leurs institutions. Le deuxième type, ce sont des pays comme le Sénégal, le Gabon et le Kenya, qui ont mis l’accélérateur sur les réformes structurelles. … Voir