De Paris à chez vous, l’action climatique se localise

04 déc. 2015

un homme plantant un arbrePlanter un arbre, acheter des produits certifiés durables : ce sont les actions au niveau local qui détermineront le succès de l’accord international sur le climat. Photo : Riccardo Gangale/NU
Depuis quelques années, les négociations sur le climat n’ont cessé de se complexifier. Ce n’est-ce pas si étonnant dans la mesure où 193 pays aux intérêts concurrents prennent part aux débats. Les négociateurs adoptent donc une approche participative, laissant aux pays le soin de faire connaitre ce qu’ils sont disposés à accomplir au niveau national dans la réalisation d’objectifs convenus à l’échelle internationale. Chaque pays – ainsi que ses citoyens – a donc la responsabilité d’estimer son empreinte carbone, de mettre en place des mesures de réduction des émissions et d’augmenter sa résilience face aux effets des changements climatiques. … Voir

Épargner pour les mauvais jours...

02 déc. 2015 par Yusuke Taishi, Spécialiste régional des questions d'Adaptation aux changements climatiques, Bureau des politiques de développement, PNUD

des personnes assises autour d'une tableL'un des premiers agriculteurs à recevoir l'assurance-récolte WIBI pour cause d'insuffisance de précipitations à Tacunan, dans la région de Tugbok. Photo : PNUD aux Philippines
Activité à risques partout dans le monde, l'agriculture reste à la merci des caprices du temps. Aux Philippines et dans de nombreux autres pays en développement, les approches classiques de prévision de l'arrivée des pluies sont de moins en moins efficaces, et exacerbent les difficultés des fermiers. Face à cette situation, l'assurance-récolte est devenue une mesure de protection courante. Aux États-Unis, 90 pour cent des terres cultivées sont assurées. Mais, aux Philippines, les produits d'assurance-récolte couvrent moins de 10 pour cent de la production totale de riz et de blé. Qui plus est, l'assurance repose sur l'indemnité. Autrement dit, l'assureur doit constater les dommages, et le paiement n'intervient en général que six mois après le sinistre. … Voir

En finir avec le VIH : il en faudra plus que l’aveu de « Mon Oncle Charlie »

01 déc. 2015 par Ludo Bok, Spécialiste des politiques VIH, santé et développement, PNUD

Hommes allumant des bougies en UkraineLe réseau ukrainien de personnes vivant avec le VIH allume des bougies pour la journée internationale de lutte contre le VIH. Photo: PNUD
The media has gone crazy over the disclosure of the La révélation de la séropositivité de Charlie Sheen, l’une des stars américaines les plus controversées, a suscité un regain d’intérêt à l’égard d’une maladie qui laissait de nombreuses personnes indifférentes. La nouvelle a également suscité des débats sur la confidentialité, le chantage et les répercussions juridiques de la non-divulgation de son statut sérologique à d’anciens partenaires. S’il y a un message à retenir, c’est que la stigmatisation continue de favoriser l’épidémie du VIH, tant aux États-Unis que dans le monde. Cela fait trente ans que nous connaissons l’existence de cette maladie, mais les médias ne parviennent toujours pas à l’évoquer sans préjugés et idées fausses. … Voir

S’adapter en partant du bas

24 nov. 2015 par Bella Tonkonogy, Spécialiste des questions de financement de l’adaptation aux changements climatiques et conseillère pour les affaires du secteur privé, PNUD

  Des fermiers au Tadjikistan cultivent désormais des espèces fruitières et potagères indigènes supportant les effets du changement climatique. Photo : PNUD au Tadjikistan
La majorité des habitants du monde en développement vit dans des zones rurales pauvres, et dépendent des petites et micro-entreprises pour subvenir à leurs besoins. Ces acteurs vitaux, qui emploient environ 60 à 80 % de la main d’œuvre, sont souvent marginalisés lorsque les décideurs politiques du monde débattent des manières de faire participer le secteur privé à la promotion d’un développement résilient face aux changements climatiques. Comment pouvons-nous combler cette lacune? … Voir

Qu’est-ce que le sel a à voir avec le développement ?

23 nov. 2015 par Daniel M. Franks, Directeur de programme, Programme ACP-UE Minerais pour le développement, PNUD

Une mine de sel en République DominicaineDes travailleurs haïtiens transportent du sel à la mine Las Salinas, en République Dominicaine. Photo : Reuters/Ricardo Rojas
Savez-vous d’où vient le sel qui assaisonne notre nourriture? Ou la chaux qui badigeonne nos murs de béton, les pigments de nos peintures ou les briques qui soutiennent nos plafonds ? Les matériaux de construction, les pierres de taille, les minerais industriels et les pierres semi-précieuses forment le substrat invisible de notre société. Ces minerais qu’on dit « de faible valeur » ne sont peut-être pas aussi attractifs que le diamant, le cuivre ou l’or, mais leur valeur réside dans leur grand potentiel pour le développement, car ils améliorent le quotidien de millions d’individus, souvent d’humbles mineurs travaillant à petite échelle. … Voir