L’extrême vulnérabilité de l’Afrique à l’extrémisme violent

12 janv. 2017 par Mohamed Yahya, Coordinateur régional de programmes pour le PNUD

L’extrémisme prospère dans des conditions favorables, comme celles que créent le conflit en Somalie ou la fragilité politique dans le Nord-Est du Nigeria, des régions où la plupart des jeunes gens disent que l’accès à l’éducation, religieuse ou laïque est extrêmement limité. Photo: PNUD
C’est l’Afrique qui paie le plus lourd tribut de vies perdues, d’économies ruinées et de relations brisées par le terrorisme. C’est sur ce contient qu’Al-Qaida a lancé sa guerre contre les États-Unis en 1998, avec les attentats à la bombe des ambassades américaines de Nairobi, au Kenya, et de Dar es-Salaam, en Tanzanie ; c’est sur ce continent que Boko Haram a enlevé 276 lycéennes nigérianes en 2014 et que 147 étudiants ont été tués dans leur sommeil, à l’université de Garissa, au Kenya, en 2015. Si ces attentats ont soulevé l’émotion de par le monde, la plupart des gens ignorent qu’au cours des cinq dernières années la violence liée au terrorisme a tué en Afrique 33 000 personnes. Cet extrémisme violent et les groupes qui le revendiquent menacent de réduire à néant les progrès de l’Afrique dans son développement et de la ramener en arrière, non seulement à court terme mais pour plusieurs décennies. Si les pays d’Afrique sont particulièrement vulnérables aux idéologues violents, c’est parce que les institutions y sont trop souvent faibles et les territoires non gouvernés, où germent les groupes extrémistes, trop nombreux. Si l’on ajoute à cela une gestion défaillante de la diversité ethnique et religieuse dans une jeunesse majoritaire et de plus en plus nombreuse, au chômage et connectée, le continent offre les conditions idéales pour que le désordre s’y installe. … Voir

La migration profite à tous, lorsque les droits sont protégés

16 déc. 2016 par Owen Shumba, Chef d'équipe, Bureau des politiques et de l'appui aux programmes

Selon l'Organisation internationale pour les migrations, les envois de fonds ont représenté à eux-seuls plus de 40 pourcent du PIB du Tadjikistan, l'an dernier.
Aujourd'hui, le monde compte plus de 244 millions de migrants - un chiffre record. L'immigration est une chance pour les migrants, les pays d'origine, de transit et de destination : à condition que la protection des droits des migrants soit respectée. Soyons honnêtes et convenons du fait que la migration présente à la fois des points positifs et négatifs. La pression exercée sur les services publics, la hausse du chômage, la baisse des salaires, les difficultés d'intégration et la fuite des cerveaux sont perçus comme des méfaits de la migration. Et pourtant, j’ai tendance à penser que les avantages sont plus importants que les inconvénients dans les pays d'origine et de destination. Parmi les aspects positifs de la migration, on peut citer la croissance économique, les envois de fonds, les services mis à la disposition d'une population vieillissante, la résorption du déficit de compétences, les innovations, la diversité culturelle et le tourisme. … Voir

Migrants et réfugiés : problème mondial ou solution locale ?

18 sept. 2016 par Magdy Martínez-Solimán, Directeur, Bureau des politiques et de l’appui aux programmes

Un famille de 10 personnes fuit la ville assiégée de Yabrud, Syrie. Six heures plus tard, ils ont traversé la frontière vers le Liban. Photo: UNHCR/A. McConnell.
Alors que les gouvernements du monde entier se réunissent à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York pour débattre des mouvements massifs de migrants et de réfugiésConflits, chocs climatiques et manque de perspectives sont souvent en tête de liste des échecs de développement à l’origine des déplacements forcés. C’est pourquoi les politiques de développement se doivent de prendre en compte et d’intégrer les migrations et les déplacements. … Voir

Quelles solutions durables pour la crise des réfugiés?

16 sept. 2016 par Cihan Sultanoğlu, Directeur du Bureau régional du PNUD pour l'Europe et la Communauté des États indépendants

La durée moyenne du déplacement est aujourd’hui de 17 ans. Cela représente assez de temps pour permettre à une petite fille née sur la route de passer son bac. Photo: Ariel Rubin/ PNUD
La durée moyenne du déplacement est aujourd’hui de 17 ans. Cela représente assez de temps pour permettre à une petite fille née sur la route de passer son bac. Cela ne fait pour moi aucun doute : on ne peut pas se contenter de répondre aux besoins d’assistance des personnes vulnérables. Il faut également s’efforcer de réduire leur ampleur sur la durée. Or, beaucoup de réfugiés ont des compétences capables de satisfaire la demande locale et qui demandent à être cultivées. … Voir

Il faut agir collectivement au sujet des migrations et des déplacements

14 sept. 2016 par Owen Shumba, Chef d'équipe, Bureau des politiques et de l'appui aux programmes

Le monde compte plus de 40 millions de personnes déplacées internes et plus de 25 millions de réfugiés. Photo: PNUD
Migrations. Réfugiés. Personnes déplacées. Migrants. Immigrants. Demandeurs d’asile. Communautés d’accueil. Ces mots sont entrés dans notre vocabulaire et nos politiques. Cependant, pour des millions de personnes, ces mots se traduisent par un vécu, pauvreté, conflits, privations et bien plus. La décennie à venir mettra à l’épreuve notre volonté d’éradiquer la faim et la pauvreté, de réduire les risques de catastrophe naturelle et d’instaurer une paix qui dure. Le Programme de développement durable à l'horizon 2030 a posé des bases qui nous permettrons de réussir, en commençant par les Objectifs de développement durable (ODD) relatifs aux migrations et aux déplacements. Les cibles de l’Objectif 8 concernant les migrations portent sur la protection des droits des travailleurs et sur la promotion d’environnements de travail sûrs et sécurisés ; l’Objectif 10 vise à faciliter la migration et la mobilité de façon ordonnée, sans danger, régulière et responsable, ainsi qu’à faire baisser les coûts de transaction des envois de fonds effectués par les migrants ; enfin, les Objectifs 5 et 16 visent à éliminer la traite des êtres humains et les conflits, ce qui favorise la pacification des sociétés. … Voir