Réduire la pollution marine

07 mars 2017 par Andrew Hudson, Responsable du Programme pour la gouvernance de l’eau et des océans du PNUD

Entre 8 et 20 millions de tonnes de plastique se répandent chaque année dans nos océans et entraînent la création de ‘zones poubelles’, dont les conséquences sont visibles sur presque toutes les côtes et plages du monde.
L’Objectif de développement durable (ODD) 14 offre un cadre pour gérer durablement les écosystèmes marins et côtiers et les protéger de la pollution résultant des activités terrestres. Actuellement, celle-ci représente environ 80 % de la pollution des océans. A cela s’ajoute l’ODD 6 qui prévoit la garantie de l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et une gestion durable de ces ressources. Ainsi, et pour atteindre cet objectif d’ici à 2030, il faut démocratiser l’accès aux services d’assainissement des eaux usées à 2,32 milliards de personnes, soit 154 millions de personnes en moyenne chaque année. … Voir

Faire du bruit, c’est bien, mais pas assez

01 mars 2017 par Mandeep Dhaliwal, Directrice du groupe VIH, santé et développement du PNUD

En RDC, près de 3 000 travailleurs du sexe, des personnes LGBT et des consommateurs de drogues injectables ont accepté un test de dépistage volontaire. Photo: PNUD RDC / Aude Rossignol
L'histoire nous a appris que faire du bruit peut être un puissant outil de mobilisation. Faire résonner nos voix en faveur de la diversité, l'égalité, l'inclusion et la tolérance dénote de notre humanité commune. Aujourd'hui, nous rendons hommage à la communauté LGBT ( lesbienne, gay, bisexuelle, transsexuelle ), aux personnes vivant avec le VIH et leurs amis, amants, membres de la famille et alliés qui repoussent quotidiennement l'indifférence et la peur caractérisant l’attitude face au VIH/sida. Leur ténacité signifie qu'aujourd'hui, 18,2 millions de personnes bénéficient d'un traitement. … Voir

Océans et Petits États insulaires : d’abord penser possibilités, et ensuite « bleu »

22 févr. 2017 par Craig Hawke, Conseiller principal, Petits États insulaires en développement (PEID), Bureau des politiques et de l'appui aux programmes (BPAP), PNUD

Pour les petits États insulaires en développement, la Conférence sur l’océan peut contribuer à répondre à certaines préoccupations liées à la vulnérabilité économique et environnementale. Photo : UN MINUSTAH (Haiti)
Les Petits États insulaires en développement (PEID) pensent différemment, surtout en ce qui concerne les océans. Le fait qu’ils se définissent comme de Grands États océaniques est plus que symbolique, et n’est pas une simple proclamation. Il traduit une reconsidération des possibilités qui s’offrent aux petits États insulaires et des défis auxquels ils font face. Lors de la Conférence des Nations Unies sur l’océan prévue en juin à New York, nous devrions tous nous accommoder de ce nouvel état d'esprit. Les PEID ont souvent été caractérisés par les contraintes auxquelles ils sont confrontés, notamment la petitesse (du moins en termes de superficie terrestre), l’éloignement aux marchés, la fragilité des écosystèmes, l’étroitesse des économies et la vulnérabilité aux catastrophes naturelles. Et aujourd’hui, ils sont en première ligne face à l'élévation du niveau de la mer et aux conséquences du réchauffement climatique. Il s'agit là d'un modèle axé sur les déficits. En tant que « Grands États océaniques », l'accent est désormais mis sur l’approche fondée sur les forces. Les PEID abritent 15 des 50 plus grandes Zones économiques. … Voir

Réaliser les Objectifs mondiaux : 4 leçons à tirer de 15 années d’action

06 janv. 2017 par Sarah Renner, Spécialiste des politiques, Bureau des politiques et de l’appui au programme du PNUD

 Pour réussir, les objectifs de développement doivent être considérés comme des éléments de progrès local, apportant des solutions aux défis quotidiens et aux aspirations mondiales. Photo: PNUD RDC
Les objectifs de développement peuvent être un catalyseur puissant du progrès humain. Ils concrétisent nos aspirations communes et nous unissent. De 2000 à 2015, les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ont connu de nombreuses réussites et amélioré la vie de millions de personnes. Le taux de décès d’enfants de moins de cinq ans a par exemple chuté quasiment de moitié, une baisse considérée par les Nations Unies (unicef, en anglais) comme l’« une des réalisations les plus significatives de l’histoire humaine ». Depuis septembre 2015, les dirigeants de 190 pays poursuivent le chemin tracé par les OMD, en s’engageant en faveur de 17 objectifs de développement durable (ODD). Ces objectifs cherchent à éradiquer les fléaux de la pauvreté, de la faim et des maladies évitables, tout en améliorant les perspectives de tous et partout. Ils ciblent les inégalités, les changements climatiques, la violence et la dégradation environnementale, tout en exigeant également davantage de croissance et d’emplois, un État de droit juste et une meilleure gouvernance. … Voir

Il est grand temps que la révolution verte de l’Afrique se mette en marche !

05 déc. 2016 par Degol Hailu, Conseiller principal pour le développement durable au PNUD

On pourrait légitimement supposer que la productivité agricole est plus élevée dans les pays riches en ressources naturelles. Les revenus tirés de la vente de pétrole, de gaz et de minerais peuvent en effet financer la fourniture de matériel, d’engrais, de systèmes d’irrigation, de crédits et de semences pour les agriculteurs. Toutefois, la productivité agricole reste modeste dans bon nombre des pays d’Afrique qui exportent des matières premières. Pourquoi ? Entre 2003 et 2013, la production agricole dans les pays d’Afrique subsaharienne dépendants des ressources naturelles a connu une croissance annuelle moyenne de 3,6 %, légèrement supérieure au taux de croissance de 2,7 % enregistré par le reste de la région. Les taux de croissance annuels de la production agricole en Angola, au Cameroun et en Zambie ont ainsi atteint plus de 6 % en moyenne, se classant parmi les taux de croissance les plus élevés au monde. Si l’on regarde de plus près l’utilisation des intrants agricoles, cependant, on s’aperçoit que la croissance de la production agricole s’explique non par la productivité, mais par l’augmentation de la surface de terres cultivées. Celle-ci s’est accrue de 2,6 % par an pour atteindre au total 103 millions d’hectares, contre 83 millions d’hectares lors de la décennie précédente. Bien que … Voir