Pourquoi l'adaptation climatique pourrait-elle éviter de futures crises alimentaires ?

03 mai 2017 par Pradeep Kurukulasuriya, Directeur du département d'adaptation au changement climatique, Bureau de l’appui aux politiques et aux programmes du PNUD.

Somali pastoralists depend on livestockLes crises alimentaires actuelles au Nigeria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen sont liées aux changements climatiques et à une absence de système résilient permettant d’affronter la sécheresse, les inondations, les pluies changeantes et d'autres impacts. Photo : PNUD Somalie
Une aide humanitaire immédiate est nécessaire pour les pays les plus durement touchés comme le Nigéria, la Somalie, le Soudan du sud et le Yémen. Mais ce n'est pas tout. Nous devons poursuivre nos efforts afin de renforcer la résilience des pays face aux changements climatiques. Lorsque les changements climatiques ne sont pas synonymes de désastres et de famine chez les enfants, dès lors que des mesures proactives – et non réactives - sont adoptées pour aider les personnes vulnérables à briser le cycle de la pauvreté et quand les leaders et les institutions ont les capacités, les compétences, la formation et les ressources requises, ils doivent faire en sorte que les crises humanitaires comme celle-ci ne se reproduise pas. … Voir

Pour lutter contre le virus Zika, il faut aussi lutter contre la pauvreté et les inégalités

06 avr. 2017 par Magdy Martínez-Solimán, Directeur du Bureau des politiques et de l’appui aux programmes et Jessica Faieta, Directrice régionale du PNUD pour l'Amérique latine et les Caraïbes.

Au-delà du coût économique, le virus Zika peut aggraver les inégalités de genre et d'accès à la santé. Photo: UNICEF
Marta et João vivent dans une petite ville de l’état de Paraiba au Brésil. Alors qu’elle était enceinte de son cinquième enfant, Marta a manifesté les symptômes du virus Zika. Aujourd’hui âgé de quelques mois, Luiz nécessite une surveillance constante, et il n’est pas certain qu’à l’avenir il puisse marcher ni même parler. Les problèmes du couple sont aggravés par des difficultés financières et malheureusement, ce combat n’est pas exceptionnel. Les foyers pauvres sont les plus susceptibles d’être exposés au virus et les moins bien armés pour faire face aux conséquences de la maladie. Trois scénarios avec différents taux d’infection au virus ont été envisagés pour définir le coût à court et long termes de l’épidémie de Zika – notamment le coût du diagnostic et des soins de santé, la perte de revenus liés au tourisme, la baisse de productivité entraînée par l’absentéisme du personnel soignant, et le coût du handicap à long terme. Dans le meilleur des scénarios, on estime que le coût de l’épidémie actuelle de Zika s’élèverait à 7 milliards de dollars US sur trois ans, et ce chiffre pourrait atteindre 18 milliards dans le pire des scénarios. On estime à environ 1 milliard de dollars le coût supplémentaire qu’entraînerait une augmentation de cinq pour cent du nombre de personnes infectées … Voir

La conférence pour la Syrie doit changer la donne

03 avr. 2017 par Moises Venancio, Conseiller, Bureau régional du PNUD pour les États arabes

Photo: UNHCR/ A. McConnell
En 2016, la conférence des donateurs pour la Syrie organisée à Londres avait dépassé les attentes en obtenant plus de 10 milliards de dollars de promesses de contributions, pour remédier à l'une des crises les plus importantes et plus longues de mémoire moderne. "Jamais la communauté internationale n'a recueilli autant d'argent en une seule journée pour une seule crise", a observé le Secrétaire général de l'ONU. Cette conférence soulignait déjà l’importance d’intégrer réponse humanitaire d’urgence avec approches de développement à plus long terme pour soutenir les Syriens et les communautés qui les accueillent dans les pays voisins. De manière significative, cette nouvelle approche se concentre sur l'éducation et les moyens de subsistance pour stimuler les emplois pour les réfugiés syriens, aussi bien dans le pays que dans les communautés hôtes. Pourtant, le financement disponible à ce jour reste limité. … Voir

Un nouvel espoir pour le Liban

28 mars 2017 par Luca Renda, Directeur du Bureau du PNUD au Liban

Une famille syrienne arrive à Arsal, au Liban. Le Liban abrite aujourd'hui le plus grand nombre de réfugiés syriens : une personne sur cinq dans le pays en fait partie. Photo: UNHCR/A. McConnell
Les conséquences de la crise en Syrie vont bien au-delà des frontières et touchent tous les pays voisins dont le Liban, un pays qui se remet encore de sa propre guerre civile. La crise a ralenti la croissance économique, amplifié les divisions sociales et catalysé la paralysie politique. L'impact le plus spectaculaire a été l'arrivée de plus d'un million de réfugiés en provenance de Syrie, qui constituent maintenant un quart de la population nationale. À ce jour, le Liban a par habitant la plus forte concentration de réfugiés dans le monde. Tout cela limite les chances du Liban d’atteindre ses objectifs de développement durables. Avant même la crise syrienne, le pays avait déjà une performance mitigée par rapport aux Objectifs du Millénaire pour le développement, avec de réels progrès dans la nutrition, la santé et l'éducation, mais du retard sur les objectifs clés tels que la réduction de la pauvreté et la durabilité environnementale. La crise a exacerbé ces lacunes - en particulier parce que 90% des réfugiés syriens au Liban vivent dans les communautés les plus pauvres. … Voir

Après l'EI en Irak, quels enseignements pour la suite ?

07 mars 2017 par Par Moises Venancio, Conseiller, Bureau régional du PNUD pour les États arabes

Le Fond de financement pour la stabilisation de l'Irak (FFSI) a été mis en place afin de supporter le redressement des villes libérées de l'EI et permettre aux 3,3 millions d'Irakiens déplacés de rentrer chez eux. Photo: PNUD
À Mossoul, la bataille fait rage pour reprendre la ville, tombée aux mains de l’État islamique d’Iraq et du Levant (EIIL). Alors que les combats tirent à leur fin, des efforts essentiels s’intensifient pour permettre aux personnes déplacées à cause des conflits et de l’occupation de rentrer chez elles au plus vite et pour de bon. Déjà, l’an passé, le PNUD avait contribué au redressement économique et social dans 18 zones reprises à l’EIIL, dont Falluja et Tikrit. Notre projet, qui s’inscrit dans le cadre du mécanisme de financement pour la stabilisation immédiate (FFIS), doté d’un budget de 790 millions de dollars, vise à soutenir les efforts de relèvement rapide dans les villes libérées par le biais d’un programme à fort impact d’une durée de trois mois, destiné à inciter les millions d’Iraquiens déplacés qui vivent actuellement dans des camps ou des campements informels à travers le pays, à retourner chez eux. … Voir