Changement climatique et eau en Asie-Pacifique

03 nov. 2016 par Gordon Johnson, Chef d’équipe pour la résilience et la durabilité au Centre régional du PNUD à Bangkok

En raison du réchauffement climatique dans certaines parties de l’Himalaya, de nombreux glaciers fondent, et menacent de faire déborder les lacs glaciaires. Photo PNUD
Chaque matin à Bangkok, lorsque je saute dans le bateau rapide pour aller travailler, je pense à cette suggestion d’appeler notre planète « Eau » plutôt que « Terre ». Cela semble particulièrement judicieux en Asie-Pacifique. Si quelque 4,5 milliards de ses habitants vivent sur la terre ferme – soit environ 60 % de la population mondiale – la région englobe aussi la vaste étendue de l’Océan Pacifique et des dizaines de bassins fluviaux majeurs (tels que l’Indus, le Ganges, le Mékong et le Yangtzé). L’eau est également présente dans les montagnes sous forme de glaciers. Les pics vertigineux de l’Himalaya ont été dénommés le « château d’eau de l’Asie », alimentant les bassins de rivières qui abritent 1,3 milliard de personnes. Mais avec les changements climatiques, toute cette eau se trouve de plus en plus au mauvais endroit au mauvais moment. … Voir

El Niño, c’est tous les 5-7 ans. Comment l'Afrique peut s’y préparer.

01 sept. 2016 par Excellent Hachileka, Spécialiste de Programme en Réduction des risques de catastrophe et Changement climatique, PNUD Afrique

Une agricultrice en Gambie montre un plant de riz désseché à cause de la sécheresse. Photo: FAO
Près de 60 millions de personnes ont souffert de l’épisode El Niño 2015-2016, le plus puissant depuis 1950. Le Botswana, le Lesotho, le Malawi, la Namibie, le Swaziland et le Zimbabwe ont tous déclaré l’état d’urgence face à la sécheresse. Près de 40 millions de personnes, soit 22% de la population rurale d'Afrique australe, se sont retrouvées en situation d'insécurité alimentaire. L'Éthiopie est le pays le plus durement touché, avec environ 10,2 millions de personnes nécessitant une aide alimentaire, et des besoins de financement d'urgence estimés à 1,4 milliard de dollars américains. Certes, l’événement avait été prédit et des données d'alerte rapide mises à disposition dans la plupart des pays, mais peu de mesures ont été prises. Seule la moitié des pays concernés disposaient de plans d'urgence actualisés. … Voir

Protéger l'eau potable aux Maldives

15 avr. 2016 par Keti Chachibaia, spécialiste technique pour l'adaptation au changement climatique au Bureau régional du PNUD à Bangkok

système de désalinisationUn employé de la société de distribution d'eau appartenant au gouvernement devant le système de désalinisation. Photo: Keti Chachibaia/PNUD Maldives
L'accès à et le stockage de l’eau posent des gros problèmes aux Maldives. L’archipel de 300 000 habitants compte plus d'eau que la terre, mais la seule eau potable disponible est l'eau de pluie récoltée dans des réservoirs. Cette situation naturellement délicate est encore aggravée par le changement climatique, qui provoque des cycles de mousson et des précipitations de plus en plus irréguliers et imprévisibles. Déjà dans les atolls du Nord, les saisons sèches sont plus longues que d'habitude, et forcent le Centre National de Gestion de Crise à fournir de l'eau d'urgence régulièrement. Quelles solutions apporter en utilisant les ressources actuelles? … Voir

Des aéroports prêts à toute éventualité

27 janv. 2016 par Uthira Ravikumar, Analyste de programme au PNUD

 Workers perform a GARD simulation at Rafic Harriri Airport in Lebanon. Photo: UNDP Lebanon
En mars 2015, deux séismes graves ont frappé le Népal et l’aide humanitaire conséquente a dû s’organiser dans l’urgence. Le seul aéroport international du pays a dû fermer, la piste d’atterrissage ne pouvant supporter le poids des gros porteurs. Du coup, l’arrivée du personnel et des fournitures humanitaires a pris un énorme retard. Le Népal n’est pas le seul dans ce cas. Lors de grandes catastrophes, on voit souvent s’empiler les fournitures d’urgence alors que le personnel et le matériel humanitaire sont retenus à la douane. … Voir

Deux voyages en faveur de l’action climatique

30 juil. 2015 par Daniel Price, spécialiste du changement climatique et créateur de Pole to Paris

Daniel Price, créateur de Pole to Paris. Dan, un jeune scientifique britannique spécialisé dans le changement climatique, va parcourir plus de 17000 kms, de l’Antarctique à Paris, à vélo, pour la Conférence sur le changement climatique COP21 (cop21paris.org) en Décembre.
Le changement climatique n’est pas seulement un problème environnemental, mais un problème qui nous concerne tous. C’est pourquoi nous avons créé Pole to Paris. Son but : sensibiliser le public à la question du changement climatique avant la Conférence COP21, à Paris, en Décembre. Nous voulons défier les représentants, aider les gens à comprendre le problème et commencer à envisager des solutions pour y remédier. … Voir