Intégrer les migration dans les stratégies de réduction de la pauvreté : à chaque pays sa formule

29 sept. 2017 par Owen Shumba, Chef d’équipe, stratégies de réduction de la pauvreté

Dans le monde, près de 244 millions de personnes sont déplacés. Photo: UNHCR
Je me suis rendu récemment dans un certain nombre de pays, pour le suivi d'un projet conjoint avec l'OIM sur l'intégration de la migration dans les stratégies nationales de développement. Financé par la Suisse, ce projet est mis en œuvre dans huit pays, en l’occurrence le Bangladesh, l'Équateur, la Jamaïque, le Kirghizstan, la Moldavie, le Maroc, la Serbie et la Tunisie, dont certains offrent des exemples concrets de la façon dont migration et développement sont liés. Notre rôle est d’assurer que les questions de développement, notamment la gouvernance, les possibilités économiques, la prévention des conflits, l'adaptation au changement climatique et la gestion de l'environnement sont intégrées aux initiatives menées à l’appui des migrants, des personnes déplacées, des réfugiés et des communautés qui les accueillent. … Voir

Le défi le plus déterminant de l’Afrique

07 août 2017 par Mohamed Yahya, Coordinateur régional de programmes pour le PNUD en Afrique.

D’ici 2055, le nombre de jeunes sur le continent (les 15-24 ans) devrait être multiplié par plus de deux. Photo: Aude Rossignol/PNUD en RD Congo
’Afrique abrite la plus jeune démographie de la planète, et sa population augmente rapidement. D’ici 2050, le nombre de jeunes sur le continent (les 15-24 ans) devrait être multiplié par plus de deux par rapport aux 226 millions de l’année 2015. Le continent africain demeure cependant résolument inhospitalier à l’égard des jeunes, que ce soit sur le plan politique, économique ou social. L’aboutissement des efforts fournis par les gouvernements africains pour remédier à cette problématique constituera le facteur le plus déterminant quant à savoir si l’Afrique sera vouée à prospérer ou à souffrir au cours des prochaines décennies. Le statu quo risquerait d’exposer l’Afrique non seulement à une sous-performance économique, à la fuite des cerveaux, mais également à la criminalité, à l’agitation politique et sociale, voire à des conflits armés. Le continent peut néanmoins prospérer si ses gouvernements agissent dès aujourd’hui pour tirer parti de l’énergie et du dynamisme de leur population jeune. … Voir

Restaurer les terres arides pourrait-il éviter les migrations ?

16 juin 2017 par Phemo Kgomotso, spécialiste technique régional, écosystèmes et biodiversité

Photo: PNUD en Somalie
Je me souviens encore, lorsque j’étais enfant en 1992, que le Botswana et de nombreux autres pays d’Afrique australe ont été frappés par ce que le New York Times nommait alors « la pire sécheresse du 20e siècle ». Cette année-là, lors d’une journée chaude et sèche de décembre, j’ai passé une demi-journée avec mon oncle à conduire à pied le bétail à la seule source d’eau qui n’était pas asséchée. Il m’ a fallu une autre demi-journée pour retourner à la ferme de ma grand-mère. Cette année-là, ma famille a perdu plus de 40 têtes de bétail. Dépendant principalement du bétail pour leur subsistance, les personnes qui vivent dans les zones arides ont toujours été confrontées à l’incertitude. Au fil du temps, elles ont utilisé une myriade de stratégies d’adaptation, notamment la migration saisonnière à la recherche de nourriture, de pâturages et d’eau. Les éleveurs Fulani, au Nigéria, au Niger, en Guinée, au Mali et dans de nombreuses parties du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, migrent toujours à la recherche de pâturages pour leur bétail. Mes oncles continuent à déplacer le bétail presque tous les ans pendant la saison sèche vers des régions où les pâturages sont meilleurs. Nombre de ces pratiques entrent de plus en plus en conflit avec les politiques et les systèmes fonciers « modernes », plus sédentaires. Ce manque d’alternatives entraîne pauvreté, insécurité alimentaire, conflits et suscite une migration accrue vers les zones urbaines. … Voir

Après l'EI en Irak, quels enseignements pour la suite ?

07 mars 2017 par Par Moises Venancio, Conseiller, Bureau régional du PNUD pour les États arabes

Le Fond de financement pour la stabilisation de l'Irak (FFSI) a été mis en place afin de supporter le redressement des villes libérées de l'EI et permettre aux 3,3 millions d'Irakiens déplacés de rentrer chez eux. Photo: PNUD
À Mossoul, la bataille fait rage pour reprendre la ville, tombée aux mains de l’État islamique d’Iraq et du Levant (EIIL). Alors que les combats tirent à leur fin, des efforts essentiels s’intensifient pour permettre aux personnes déplacées à cause des conflits et de l’occupation de rentrer chez elles au plus vite et pour de bon. Déjà, l’an passé, le PNUD avait contribué au redressement économique et social dans 18 zones reprises à l’EIIL, dont Falluja et Tikrit. Notre projet, qui s’inscrit dans le cadre du mécanisme de financement pour la stabilisation immédiate (FFIS), doté d’un budget de 790 millions de dollars, vise à soutenir les efforts de relèvement rapide dans les villes libérées par le biais d’un programme à fort impact d’une durée de trois mois, destiné à inciter les millions d’Iraquiens déplacés qui vivent actuellement dans des camps ou des campements informels à travers le pays, à retourner chez eux. … Voir

Faire face à la crise dans le bassin du lac Tchad

23 févr. 2017 par M. Abdoulaye Mar Dieye, Sous-Secrétaire général des Nations Unies, Administrateur assistant du PNUD, Directeur du Bureau régional pour l’Afrique

La réponse du PNUD à la crise consiste entre autre à fournir une formation professionnelle aux femmes, qui représentent 54% des personnes déplacées par le conflit dans le nord-est du Nigeria. Photo : PNUD Nigeria
En mai dernier, la Commission des affaires étrangères du Sénat des États-Unis a organisé une séance d’information sur la situation au Sahel. Convié à participer à l’événement, le PNUD a souligné la nécessité de mener une action concertée d’envergure pour faire face à la montée de l’extrémisme violent et proposer des solutions de développement adaptées à cette région touchée par l’insurrection armée de la secte Boko Haram, née dans le nord-est du Nigeria il y a sept ans. Nous avons identifié un « arc d’instabilité » qui s’étend à travers le Sahel, la Corne de l’Afrique et le bassin du lac Tchad. Alors que le PNUD et ses partenaires se réunissent à Oslo le 24 février pour prendre part à la troisième Conférence humanitaire internationale, nous avons la ferme intention de nous pencher sur la situation au Nigéria et dans le bassin du lac Tchad avec un sentiment d’urgence accru. En tant qu’organisation qui fonde son action sur la connaissance du terrain, le PNUD est fermement convaincu qu’une réponse globale est la meilleure approche susceptible de résoudre les crises en cours, tout en tenant compte des besoins spécifiques de chaque pays. … Voir