Gagner les coeurs et les esprits dans les espaces non-gouvernés

02 nov. 2017 par Fauziya Abdi Ali est spécialiste de programme au Centre de services régional du PNUD pour l’Afrique à Addis-Abeba, en Éthiopie

Traiter les griefs et les frustrations devient un point d'entrée pour gagner les cœurs et les esprits et peut s'avérer un atout puissant dans la lutte contre l'extrémisme violent. Photo: PNUD
La série noire des attentats terroristes commis en Europe de l’Ouest, au Sahel et, plus récemment, à Mogadiscio, en Somalie, a frappé au cœur même de capitales et de centres urbains densément peuplés. … Voir

La conférence pour la Syrie doit changer la donne

03 avr. 2017 par Moises Venancio, Conseiller, Bureau régional du PNUD pour les États arabes

Photo: UNHCR/ A. McConnell
En 2016, la conférence des donateurs pour la Syrie organisée à Londres avait dépassé les attentes en obtenant plus de 10 milliards de dollars de promesses de contributions, pour remédier à l'une des crises les plus importantes et plus longues de mémoire moderne. "Jamais la communauté internationale n'a recueilli autant d'argent en une seule journée pour une seule crise", a observé le Secrétaire général de l'ONU. Cette conférence soulignait déjà l’importance d’intégrer réponse humanitaire d’urgence avec approches de développement à plus long terme pour soutenir les Syriens et les communautés qui les accueillent dans les pays voisins. De manière significative, cette nouvelle approche se concentre sur l'éducation et les moyens de subsistance pour stimuler les emplois pour les réfugiés syriens, aussi bien dans le pays que dans les communautés hôtes. Pourtant, le financement disponible à ce jour reste limité. … Voir

Un nouvel espoir pour le Liban

28 mars 2017 par Luca Renda, Directeur du Bureau du PNUD au Liban

Une famille syrienne arrive à Arsal, au Liban. Le Liban abrite aujourd'hui le plus grand nombre de réfugiés syriens : une personne sur cinq dans le pays en fait partie. Photo: UNHCR/A. McConnell
Les conséquences de la crise en Syrie vont bien au-delà des frontières et touchent tous les pays voisins dont le Liban, un pays qui se remet encore de sa propre guerre civile. La crise a ralenti la croissance économique, amplifié les divisions sociales et catalysé la paralysie politique. L'impact le plus spectaculaire a été l'arrivée de plus d'un million de réfugiés en provenance de Syrie, qui constituent maintenant un quart de la population nationale. À ce jour, le Liban a par habitant la plus forte concentration de réfugiés dans le monde. Tout cela limite les chances du Liban d’atteindre ses objectifs de développement durables. Avant même la crise syrienne, le pays avait déjà une performance mitigée par rapport aux Objectifs du Millénaire pour le développement, avec de réels progrès dans la nutrition, la santé et l'éducation, mais du retard sur les objectifs clés tels que la réduction de la pauvreté et la durabilité environnementale. La crise a exacerbé ces lacunes - en particulier parce que 90% des réfugiés syriens au Liban vivent dans les communautés les plus pauvres. … Voir

Après l'EI en Irak, quels enseignements pour la suite ?

07 mars 2017 par Par Moises Venancio, Conseiller, Bureau régional du PNUD pour les États arabes

Le Fond de financement pour la stabilisation de l'Irak (FFSI) a été mis en place afin de supporter le redressement des villes libérées de l'EI et permettre aux 3,3 millions d'Irakiens déplacés de rentrer chez eux. Photo: PNUD
À Mossoul, la bataille fait rage pour reprendre la ville, tombée aux mains de l’État islamique d’Iraq et du Levant (EIIL). Alors que les combats tirent à leur fin, des efforts essentiels s’intensifient pour permettre aux personnes déplacées à cause des conflits et de l’occupation de rentrer chez elles au plus vite et pour de bon. Déjà, l’an passé, le PNUD avait contribué au redressement économique et social dans 18 zones reprises à l’EIIL, dont Falluja et Tikrit. Notre projet, qui s’inscrit dans le cadre du mécanisme de financement pour la stabilisation immédiate (FFIS), doté d’un budget de 790 millions de dollars, vise à soutenir les efforts de relèvement rapide dans les villes libérées par le biais d’un programme à fort impact d’une durée de trois mois, destiné à inciter les millions d’Iraquiens déplacés qui vivent actuellement dans des camps ou des campements informels à travers le pays, à retourner chez eux. … Voir

Au Yémen en crise, un nouveau partenariat se démarque par son action

18 janv. 2017 par Auke Lootsma, Directeur du Bureau de pays, PNUD au Yemen

En partenariat avec la Banque mondiale, nous avons mis en place un projet d’urgence pour deux millions de Yéménites. Photo : PNUD au Yémen.
Le Yémen affronte une crise politique, humanitaire et de développement sans précédent. La transition qui a suivi le Printemps arabe a dégénéré en véritable guerre en mars 2015. Cela fait de nombreuses années que le Yémen fait partie des pays les moins avancés et qu’il est aussi le plus pauvre de la région arabe. Avant le conflit, plus de la moitié des 28 millions de Yéménites vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Aujourd'hui, environ 8 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire sévère, et plus de 370 000 enfants souffrent de malnutrition aiguë. … Voir