Comment ‘régler’ les efforts de relèvement après une catastrophe ?

09 juin 2017 par Jo Scheuer et Francis Ghesquiere

Disaster risk reductionIl est essentiel que les pays enclins aux catastrophes établissent les dispositions institutionnelles, politiques et budgétaires nécessaires au relèvement, tout en renforçant leur capacité de coordination et de mise en œuvre. Photo: Andrea Ruffini / PNUD Haïti
Le lien entre pauvreté et catastrophes est de plus en plus apparent. De nouvelles recherches montrent que les événements météorologiques extrêmes seuls plongent chaque année jusqu'à 26 millions de personnes dans la pauvreté. Les pertes annuelles ont dépassé le cap des 500 milliards de dollars US et rien ne laisse présager un ralentissement de cette tendance. Pourtant, rares sont les pays en développement qui sont adéquatement préparés à ces événements de plus en plus fréquents. Prêts pour le relèvement Les efforts de préparation aident les gouvernements à répondre plus rapidement et efficacement au lendemain d'une catastrophe, et donnent aux collectivité la possibilité de mieux faire face à ce type d'événements à l'avenir. Mais si les pays investissent davantage dans la prise en charge des risques liés aux catastrophes, ils ne prennent souvent pas les dispositions nécessaires au niveau institutionnel pour œuvrer au relèvement. The link between poverty and disasters is becoming clearer – new research shows that extreme weather events alone are pushing up to 26 million people into poverty every year. With forces like climate change, urban expansion, and population growth driving this trend, annual losses have passed more than $500 billion annually, and show no signs of slowing. With limited time and resources, however, adequate preparedness for these common events is often neglected in developing countries. The result is a pattern of deficient recovery that is imperiling sustainable development, and leaving millions of the most vulnerable behind. … Voir

La nature à notre rescousse pour réduire les risques d’inondation

16 mai 2017 par Saskia Marijnissen, Conseillère technique régionale, Ecosystème et biodiversité, PNUD Afrique

En Sierra Leone, plus de 3 millions de personnes vivent dans des zones côtières de plus en plus vulnérables. Trouver des alternatives durables et innovantes pour travailler avec la nature, plutôt que contre elle, devient crucial. © Tommy Trenchard/ PNUE
De l’embouchure du Mississippi à celle du Nil, les communautés sont depuis des siècles attirées par les plaines d’inondation côtières. Et lorsque rivières et océans se rencontrent, la nature donne le meilleur d’elle-même. La sédimentation des rivières nourrit les terres fertiles et augmente ainsi de manière considérable les capacités de production agricole et piscicole. À l’heure actuelle, les rives des estuaires et les littoraux concentrent 60 % de notre population mondiale, et font ainsi partie des régions les plus peuplées au monde. Les zones côtières, aussi attrayantes soient-elles, présentent des risques importants pour ceux qui y vivent. Les inondations sont les catastrophes naturelles les plus fréquentes, et certains des plus grands cataclysmes se sont produits en zones côtières. Pensez aux ravages provoqués par l’ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans ou aux terribles inondations qui se produisent chaque année au Bangladesh. … Voir

Dissiper les malentendus sur le genre

15 mai 2017 par Jennifer Baumwoll, Coordinatrice de Projets, Programme Adaptation aux changements climatiques, Canada-PNUD

Les femmes sont des chefs de file en matière de gestion des ressources naturelles. PNUD auc Philippines
Si le concept largement répandu d’« intégration du genre » est devenu synonyme de prise en compte des femmes, il n’est pas question de se contenter d’éparpiller le mot « femme » à travers des documents ou propositions. A travers l’histoire (et encore aujourd’hui), les femmes ont trop souvent été maintenues à l’écart des processus décisionnaires. Intégrer une dimension de genre consiste à comprendre les dynamiques de genre au niveau local, plutôt que de se concentrer sur les femmes en général. … Voir

Pourquoi l'adaptation climatique pourrait-elle éviter de futures crises alimentaires ?

03 mai 2017 par Pradeep Kurukulasuriya, Directeur du département d'adaptation au changement climatique, Bureau de l’appui aux politiques et aux programmes du PNUD.

Somali pastoralists depend on livestockLes crises alimentaires actuelles au Nigeria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen sont liées aux changements climatiques et à une absence de système résilient permettant d’affronter la sécheresse, les inondations, les pluies changeantes et d'autres impacts. Photo : PNUD Somalie
Une aide humanitaire immédiate est nécessaire pour les pays les plus durement touchés comme le Nigéria, la Somalie, le Soudan du sud et le Yémen. Mais ce n'est pas tout. Nous devons poursuivre nos efforts afin de renforcer la résilience des pays face aux changements climatiques. Lorsque les changements climatiques ne sont pas synonymes de désastres et de famine chez les enfants, dès lors que des mesures proactives – et non réactives - sont adoptées pour aider les personnes vulnérables à briser le cycle de la pauvreté et quand les leaders et les institutions ont les capacités, les compétences, la formation et les ressources requises, ils doivent faire en sorte que les crises humanitaires comme celle-ci ne se reproduise pas. … Voir

Aux Maldives, les drones participent à la lutte contre le changement de climat

10 févr. 2017 par Sanny Jegillos, Conseiller en réduction des risques de catastrophe, Centre régional du PNUD à Bangkok

J’adore les drones. Moi-même, j’en pilote un dans mes moments de détente. Quand j’en ai fait l’acquisition, j’étais pourtant loin de me douter que je pourrais aussi l’utiliser dans un cadre professionnel. Tout a commencé il y a un an environ. En tant que conseiller en réduction des risques de catastrophe, je me suis intéressé à l’utilité des nouvelles technologies et de l’innovation pour nos activités. Dans la région Asie-Pacifique, la priorité accordée par le PNUD à l’innovation a ainsi permis à des initiatives vraiment intéressantes de voir le jour, des applications mobiles anti-corruption (en Papouasie-Nouvelle-Guinée) au relèvement et à la reconstruction post-séisme (au Népal), ou encore aux initiatives de recyclage des déchets électroniques (en Chine). Je me suis donc intéressé aux applications de ces nouvelles technologies à nos efforts de réduction des risques de catastrophe. Un questionnaire axé sur ces problématiques nous a permis de constater que rares étaient les professionnels du secteur capables d’identifier les technologies utilisées dans les interventions en cas de catastrophe. … Voir