Affronter le changement climatique au Soudan du Sud

29 juin 2017 par Jean-Luc Stalon, Directeur Pays Adjoint du PNUD au Soudan du Sud et et Biplove Choudhary, Chef d'équipe, développement humain et croissance inclusive, PNUD au Soudan du Sud

Enfant et homme au Soudan du SUd
Selon l'Indice de vulnérabilité au changement climatique 2017, le Soudan du Sud est classé parmi les cinq pays les moins performants au monde avec la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, Haïti et le Libéria. Les projections indiquent qu'au Soudan du Sud, le réchauffement climatique se fera sentir 2,5 fois plus qu’en moyenne dans le monde. Plus de 11 millions de personnes dépendent quasi exclusivement de secteurs sensibles au climat pour leur subsistance, notamment l'agriculture, les ressources forestières et la pêche. Les cours d’eau saisonniers commencent à se tarir, affectant les communautés de pêcheurs dans plusieurs régions du pays. Des périodes de plus grande sècheresse pourraient également être un facteur de déforestation accrue et de conflits entre les bergers et les communautés agricoles en ce qui concerne l'accès aux pâturages. … Voir

Comment ‘régler’ les efforts de relèvement après une catastrophe ?

09 juin 2017 par Jo Scheuer et Francis Ghesquiere

Disaster risk reductionIl est essentiel que les pays enclins aux catastrophes établissent les dispositions institutionnelles, politiques et budgétaires nécessaires au relèvement, tout en renforçant leur capacité de coordination et de mise en œuvre. Photo: Andrea Ruffini / PNUD Haïti
Le lien entre pauvreté et catastrophes est de plus en plus apparent. De nouvelles recherches montrent que les événements météorologiques extrêmes seuls plongent chaque année jusqu'à 26 millions de personnes dans la pauvreté. Les pertes annuelles ont dépassé le cap des 500 milliards de dollars US et rien ne laisse présager un ralentissement de cette tendance. Pourtant, rares sont les pays en développement qui sont adéquatement préparés à ces événements de plus en plus fréquents. Prêts pour le relèvement Les efforts de préparation aident les gouvernements à répondre plus rapidement et efficacement au lendemain d'une catastrophe, et donnent aux collectivité la possibilité de mieux faire face à ce type d'événements à l'avenir. Mais si les pays investissent davantage dans la prise en charge des risques liés aux catastrophes, ils ne prennent souvent pas les dispositions nécessaires au niveau institutionnel pour œuvrer au relèvement. The link between poverty and disasters is becoming clearer – new research shows that extreme weather events alone are pushing up to 26 million people into poverty every year. With forces like climate change, urban expansion, and population growth driving this trend, annual losses have passed more than $500 billion annually, and show no signs of slowing. With limited time and resources, however, adequate preparedness for these common events is often neglected in developing countries. The result is a pattern of deficient recovery that is imperiling sustainable development, and leaving millions of the most vulnerable behind. … Voir

La riposte contre la sécheresse doit être pérenne, pas sporadique

18 mai 2017 par Siddharth Chatterjee,Coordonnateur résident des Nations Unies et Représentant résident du PNUD au Kenya

Des enfants transportant de l'eau, Dadaab, Kenya. Photo : Leonard Odini/PNUD Kenya
Depuis fin 2016, la sécurité alimentaire au Kenya s'est profondément dégradée. Avec la sécheresse, les ruisseaux et rivières se sont asséchés, décimant les récoltes et le bétail sur l'ensemble du territoire. D'après l'UNICEF, près de 110 000 enfants de moins de cinq ans ont besoin d'un traitement, contre 75 300 en août 2016. Dans les comtés les plus sévèrement touchés de Turkana, Marsabit et Mandera, un tiers des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aigüe, soit le double du seuil d'urgence. Une riposte sous-financée Il faut répondre de toute urgence à cette crise. La distribution systématique de suppléments alimentaires aux enfants en bas-âge et aux femmes enceintes ou allaitantes peut éviter une flambée catastrophique de la mortalité dans les mois à venir. Lorsque le gouvernement a déclaré la sécheresse « catastrophe nationale », plus de 2,6 millions de Kenyans avaient besoin d'une aide alimentaire d'urgence. Ce chiffre continuera d'augmenter à moins de lever 166 millions de dollars US pour venir en aide aux populations les plus vulnérables. Seul un tiers de ce montant est disponible à l'heure actuelle. … Voir

Au Soudan du Sud, les femmes au coeur de la lutte contre la famine

08 mai 2017 par Kamil Kamaluddeen, Directeur de pays, PNUD au Soudan du Sud

femme au soudan du sud et ses vachesPhoto: PNUD au Soudan du Sud
Le pays le plus jeune au monde est en proie à une famine généralisée. Selon les estimations, le nombre de personnes en situation de grave insécurité alimentaire atteindra 5,5 millions d'ici juillet 2017, dont plus d'un million d'enfants. Par ailleurs, plus de 3,5 millions de personnes ont été déplacées et 7,5 millions ont besoin d'aide humanitaire d'urgence après 3 dernières années de guerre civile. Plusieurs facteurs alimentent ce conflit, notamment un climat de méfiance collective solidement ancré, la prolifération d'armes légères, le mépris de l'État de droit, la pénurie d'institutions à même de résoudre les litiges, et le dénuement économique. La plupart des ménages déplacés par les combats sont dirigés par des femmes, et elles continuent de subvenir aux besoins de leur famille et de produire le peu de nourriture qu'il reste, tout en jouant un rôle déterminant dans le processus de paix. … Voir

Ne laisser personne de côté - même en cas de crise

04 mai 2017 par Edward Kallon, Coordinateur résident et humanitaire des Nations Unies et Représentant résident du PNUD au Nigéria

L'école primaire de Makinta Kuriri dans l'Etat de Borno, au nord-est du Nigeria. Le PNUD aide à la reconstruction des écoles et d'autres infrastructures communautaires afin que les familles déplacées puissent rentrer chez elles. Photo: Bridget Jangfa / PNUD Nigeria.
La région du bassin du lac Tchad est au bord de la famine. Depuis sept ans, les insurgés de Boko Haram sèment le chaos au sein des communautés locales, provoquant déplacements et des milliers de morts. Si l’étendue des dégâts est alarmante, la situation de vulnérabilité des rescapés est encore plus préoccupante. Dans le nord-est du Nigeria, 5,7 millions de personnes, principalement des enfants, ont un besoin urgent de nourriture. Il faut agir vite. Avec le déficit de financement actuel, l’aide humanitaire dont bénéficient aujourd’hui les victimes va bientôt se tarir, mettant en danger la vie de millions de personnes. Nous devons leur venir en aide immédiatement. La pauvreté et l’exclusion ont un effet aggravant. Avant même que la crise n’éclate, sept personnes sur 10 étaient déjà en situation d’extrême pauvreté. Comme la majorité des deux millions de personnes déplacées a trouvé refuge dans des communautés d’accueil plutôt que des camps prévus à cet effet, le système existant, déjà fragile, est mis à rude épreuve. … Voir