Silhouette of a woman standing in front of a window.
La stigmatisation et la discrimination dont souffrent les victimes les empêchent souvent de demander un traitement. Photo PNUD.



Lors de consultations communautaires au Nigeria, les descriptions de la discrimination et de la violence dont sont victimes les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les travailleurs du sexe étaient dérangeantes. « Nous avons été battus par une bande de garçons de la communauté », « à certains de nos rassemblements, la police vient nous harceler », « Si je vais au poste de police, ils diront : ce n’est pas une prostituée, elle? [...] Je préfère mourir en silence ».

Les expériences diffèrent, mais le résultat est le même. Les personnes les plus exposées au VIH cessent de prendre le traitement qui leur sauve la vie ou de signaler ces violations des droits humains, en raison de la stigmatisation, de la discrimination et des risques de représailles.

Le Nigeria souffre de la deuxième plus grande épidémie de VIH au monde, avec environ 3,2 millions de personnes qui vivent avec la maladie, et des taux d'infection particulièrement élevés chez les populations à risque. La présence du VIH chez les adultes est de 2,9%, tandis que pour les travailleurs du sexe et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, elle s’élève à 14,4% et 23% respectivement. Une stratégie nationale efficace de lutte contre le VIH doit être mise en place pour répondre aux obstacles auxquels se heurtent ces populations, et pour qu’elles puissent accéder aux services appropriés.

Ces chiffres appellent à une amélioration de la législation et des politiques du Nigeria. Bien qu'il existe des lois antidiscriminatoires, elles sont souvent mal interprétées ou incomprises par le public, et appliquées seulement en partie par les autorités. Ce manque perçu de protection juridique tend à pousser les personnes vulnérables vers la clandestinité et loin des services de santé.

Le PNUD est favorable au thème de la prochaine 22ème Conférence internationale sur le SIDA: “Briser les barrières, construire des ponts”. Mettre l'accent sur les droits de la personne en attirant l'attention sur le besoin de données probantes et de lois et de politiques fondées sur le droit est essentiel.

Mais pour progresser, il faut aller au delà des mots et agir. Mettre en place une action directe pour s'attaquer aux lois et politiques qui minent les efforts de santé publique, et opter pour une approche de partenariat qui engage les populations clés, les gouvernements et les professionnels du droit et de la santé.

Le gouvernement nigérian, soutenu par Enda Santé et le PNUD, a élaboré le Plan d'action national pour la suppression des obstacles juridiques et en terme de droits de l'homme dans la lutte contre le VIH / SIDA. Fondé sur les expériences des populations vulnérables, il s'appuie sur la sagesse collective des décideurs, des professionnels de santé, des organisations de la société civile et des partenaires pour le développement.

L'égalité entre les sexes et les droits de l'homme sont intégrés dans le plan stratégique national sur le VIH et le sida, ces questions importantes ne peuvent donc plus être négligées. Les responsables nigérians de l'application des lois, les professionnels de santé, les avocats, les juges et les parlementaires ont été sensibilisés à la suppression des obstacles juridiques et humains aux services liés au VIH. Les organisations civiles ont reçu un soutien financier pour documenter les violations des droits de l'homme et former les groupes communautaires à leurs droits, pour faciliter leur accès à la justice.

Il reste encore beaucoup à faire et le plan national de lutte contre le VIH du Nigéria fixe des objectifs ambitieux si l'on veut mettre fin au sida d'ici 2030.

Avec le Fonds mondial, le PNUD travaille avec 10 pays africains et quatre principales organisations de la société civile africaines pour soutenir les programmes de lutte contre le VIH: l'Alliance sida et droits pour l'Afrique australe, ENDA Santé, KELIN et le Centre du contentieux d'Afrique australe. Le programme vise à éliminer les obstacles juridiques et politiques en fournissant des documents sur les violations des droits de la personne, le soutien à la défense des intérêts, les litiges stratégiques et le renforcement des capacités pour les principaux intervenants.

 

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