Un homme tient une pancarte avec une référence à Facebook lors d'une manifestation en Egypte.
Au cours du printemps arabe, l'utilisation des réseaux sociaux a augmenté de façon spectaculaire, en particulier dans les pays où des soulèvements politiques avaient lieu. Photo: ONU

 

Ces dernières années, les nouvelles technologies et la libéralisation des médias ont eu des implications profondes sur la façon dont les gens s’informent, interagissent et participent à la vie publique.

L'accès à Internet et aux téléphones mobiles augmente rapidement. Si seul 13% de la population africaine est abonnée à Facebook, ce chiffre a augmenté de 810% entre 2010 et 2017 (en anglais). Des tendances similaires peuvent être observées dans d'autres régions.

Les effets sont sans précédent : de l'engagement politique en-dehors des élections à l'ingérence dans les affaires intérieures ou à la diffusion incontrôlée de fausses informations qui entraîne la polarisation politique, voire la corruption des systèmes démocratiques établis.

Bien que les médias sociaux aient créé des opportunités positives de réseautage et d'engagement, ils ont aussi créé de nouvelles formes de problèmes, allant de l'intimidation à la violation de la vie privée, du harcèlement au vol d'identité.

D’un autre côté, la prolifération des plateformes numériques a, dans certains endroits, rendu plus difficile le contrôle de l'accès à l'information et la restriction de la liberté d'expression ou de la presse.

Malgré cela, deux tiers des internautes dans le monde monde vivent sous des régimes de censure gouvernementale et la liberté du Net (PDF, en anglais) globale a diminué pour la sixième fois consécutive en 2016. Les sujets soumis à la censure en ligne sont : des propos critiques sur les autorités et sur la corruption, la mobilisation publique, les discussions sur la religion et le plaidoyer pour les questions LGBTI.

Même dans des contextes où il n'y a pas de censure, les analystes constatent maintenant les effets pernicieux de la personnalisation extrême de notre consommation de médias, qui réduit délibérément la gamme d'informations et de points de vue que nous échangeons.

Les médias sociaux ont facilité le rassemblement pour une cause, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur des frontières nationales, et ont stimulé les mouvements de masse. Le mouvement #MeToo de 2017 s'est répandu au travers des pays, des langues et des secteurs, incitant des millions de femmes et d'hommes à parler de leurs expériences de harcèlement sexuel.

Les réseaux sociaux ont aussi joué un rôle dans la désintégration rapide des régimes en Tunisie et en Égypte et les statistiques montrent que durant le Printemps arabe, le nombre d'utilisateurs des réseaux sociaux, en particulier Facebook, a considérablement augmenté, notamment dans les pays en proie à des soulèvements politiques. Comme un manifestant le remarquait, "nous utilisons Facebook pour planifier les manifestations, Twitter pour les coordonner et YouTube pour le montrer".

Les médias numériques et sociaux transforment également la politique traditionnelle. Ils permettent aux politiciens d'atteindre des millions de personnes sans frais et permettent les débats politiques dans un espace virtuel sans menace de confrontation personnelle.

L'utilisation des médias sociaux, y compris Twitter, pour délivrer des messages politiques en temps réel et sans contrôle éditorial ni vérification des faits a changé le rôle et la nature du discours politique.

En résumé, les transformations dans l'accès des personnes aux médias, à l'information et à la communication continueront d'avoir des conséquences positives et négatives sur la gouvernance.

Mais, si des médias libres et indépendants, y compris les réseaux sociaux, restent essentiels pour une société ouverte et informée, la question est maintenant de savoir si un monde plus connecté devient un monde plus démocratique ?

Cet article a été publié ssur Inter Press Service.
 

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