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Margarida Luis Sitoe, démineuse manuelle au Mozambique. Photo: Olaf Juergensen / PNUD

L'égalité entre les femmes et les hommes est un principe fondamental du Programme de développement durable à l'horizon 2030. "D'ici 2030, nous espérons être en situation de plein emploi, productif et décent, pour toutes les femmes et hommes, y compris les plus jeunes et les personnes en situation de handicap. Nous aspirons également à un salaire égal pour toutes les personnes effectuant le même travail".

Mais selon un article récent de The Economist, nous sommes encore loin de cet objectif. L'exclusion des femmes des marchés du travail à travers le monde est systématique. L’article cite les données de la Banque mondiale :

"Les femmes sont exclues de certains emplois dans 104 pays ... Des pays publient des listes d'emplois jugés trop dangereux pour les femmes, d'autres les empêchent de travailler dans certains secteurs, la nuit ou dans des emplois “inappropriés”. En 2018, un mari peut empêcher sa femme de travailler".

Ces règles découlent souvent du concept obsolète selon lequel il faut protéger les catégories les plus faibles de la population (en général les femmes et les enfants) des emplois considérés comme physiquement exigeants, dangereux ou qui pourraient empêcher les femmes d'avoir des enfants.

Pourquoi ne pas laisser les femmes décider ce qu'elles veulent et peuvent faire? Margarida Luis Sitoe travaille en tant que démineuse manuelle au Mozambique. Est-ce un travail dangereux? C’est certain. Voici ce qu’elle expliquait à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes:

"C'est un travail difficile mais j'aime ça. En tant que femme africaine je me sens forte et autonome dans une telle position. Certains ont été surpris de voir des femmes arriver sur le champ de mines, mais à présent ils nous traitent comme leurs égales! L'équipe est devenue ma famille ... C'est très intense. Je suis mère célibataire, mais grâce à mon travail je peux subvenir aux besoins de mes deux enfants et de ma mère, tout en investissant dans l'entreprise familiale de légumes. Je pense que la plus grande satisfaction que m’apporte mon travail est de pouvoir rendre la terre à ses propriétaires, en s’assurant que leurs enfants puissent jouer en toute sécurité et qu’ils puissent la cultiver sans crainte".

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Les femmes démineuses au Tadjikistan gagnent 350 dollars par mois, soit plus de trois fois ce qu'un enseignant gagne. Photos: Olaf Juergensen / PNUD

Grâce aux femmes comme Margarida, qui ont travaillé aux côtés des hommes pour déminer le Mozambique, ce qui devait initialement prendre plus de 100 ans a été accompli en moins de 30 ans. Le pays a été déclaré exempt de champs de mines connus. Aujourd'hui, des centaines de démineurs mozambicains travaillent dans le monde entier, de l'Irak et de la Turquie à l'Angola et à l'Asie du Sud-Est. Le PNUD est fier de soutenir ce travail et considère qu'il s'agit d'un apport essentiel à la réalisation des objectifs de développement durable.

Mon collègue du PNUD Olaf Juergensen partage ses photos (présentées ici) de démineuses au Tadjikistan, qui gagnent 350 dollars par mois - contre 100 dollars par mois pour un enseignant. Elles travaillent en tant que chefs d'équipe et en équipes mixtes. Cette activité a un énorme impact économique et culturel sur leurs familles, la société et la communauté.

Les femmes sont prêtes pour le changement. Mais si la modification des lois est une première étape nécessaire, il en faudra beaucoup plus. Par exemple, dans le domaine du maintien de la paix, elles représentent moins de 4% des soldats et 10% de la police déployés dans les missions onusiennes. Mais il est de plus en plus clair que "non seulement les femmes peuvent jouer les mêmes rôles, mais elles peuvent aussi obtenir des résultats que leurs homologues masculins ne peuvent pas". L'ONU investit à présent dans une campagne active pour recruter et retenir des femmes soldats de la paix.

Ces femmes savent que la solution n'est pas de se voir exclues de certains domaines, mais plutôt de prendre des mesures pour les rendre aussi sûrs pour les femmes que pour les hommes. Et il devrait en être de même pour les gouvernements et les législatures. En Inde, par exemple, le manque de lieux de travail sûr et le danger d’effectuer le trajet avec les transports publics empêchent les femmes instruites d’entrer sur le marché du travail, entravant l'économie et laissant ces femmes dans des positions vulnérables. Selon un rapport de la Banque mondiale publié en 2017: "Le tiers des femmes indiennes titulaires d'un diplôme universitaire est sans emploi et l'économie indienne pourrait atteindre une croissance à deux chiffres si le gouvernement poursuit ses réformes en vue d'accroître la participation des femmes au marché du travail". Essayez d’imaginer l’impact sur l’économie mondiale et la société si 2,7 milliards de femmes avaient accès aux mêmes emplois que les hommes.

Alors célébrons et faisons le nécessaire pour aider ces femmes pionnières qui souhaitent travailler aux côtés d’hommes pour déminer, maintenir la paix, travailler sous l'eau ou manier des marteaux, conduire des trains ou des bus, travailler à la nuit pour produire de l'électricité ou dans les usines à gaz.

Si vos rêves ne vous font pas peur, ils ne sont pas assez grands. - Ellen Johnson Sirleaf

 

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Les femmes sont définitivement prêtes à faire des progrès; Célébrons et faisons le nécessaire pour rendre cela possible. Photo: Ruhani Kaur


 

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