La corruption coûte aux pays les revenus qu'ils pourraient autrement consacrer au développement. Photo: PeopleImages.com

Ce 9 décembre, journée internationale de lutte contre la corruption, offre l'occasion de réaffirmer notre engagement à lutter contre la corruption.

Le coût pour la société est énorme. Dans son rapport 2017, l’organisation Global Financial Integrity (en anglais) estime que les flux financiers illicites (FFI) ont oscillé entre 1,4 et 2,5 billions de dollars américains en 2014. Le Forum économique mondial estime que le coût de la corruption représente aujourd'hui plus de 5% du PIB mondial (2,6 billions de dollars EU).

Ces chiffres sont stupéfiants, mais derrière ces calculs financiers se cache un monde de pauvreté extrême et d'inégalités qui continue d'être exacerbé par des distorsions dans la répartition des revenus et des décisions de dépenses publiques influencées par la corruption.

Les « Panama et Paradiso Papers » ont révélé l'ampleur de la richesse cachée dans des juridictions offshore. Selon Oxfam International, l'évasion fiscale amène l'Afrique à perdre 14 milliards de dollars par an en recettes fiscales. Ces ressources budgétaires perdues auraient pu payer les soins de santé pour sauver la vie de 4 millions d'enfants et auraient pu employer plus d'enseignants pour scolariser les enfants du continent.

De même, les données de 42 pays compilées par Transparency International révèlent que des niveaux plus élevés de corruption sont associés à des taux d'alphabétisation plus faibles chez les jeunes. Par conséquent, la corruption prive des bienfaits du développement ceux qui risquaient déjà d’être les plus laissés pour compte.

Des manifestants anti-corruption à Bangkok
La corruption érode la confiance dans les institutions publiques et sape la primauté du droit. Photo: PNUD Thaïlande

Mais la corruption ne détourne pas seulement les ressources du développement, elle érode la confiance du public dans les institutions gouvernementales, sape la primauté du droit, entrave les systèmes de surveillance et contribue à la violence et à l'insécurité.

Des études récentes révèlent que la corruption et l'impunité, l'injustice et l'inégalité qu'elle engendre sont l'un des facteurs structurels de l'extrémisme violent qui a causé la mort de près de 30 000 personnes en 2015 et coûté près de 90 milliards de dollars à l'économie mondiale. Notre étude met en évidence le lien entre l'extrémisme violent et les expériences ou perceptions de l'injustice, de la corruption et de la discrimination systématique et de la marginalisation politique et économique. Le rapport « Paix et corruption 2015 » fournit également des preuves empiriques selon lesquelles, au-delà d'un certain seuil, la corrélation entre corruption et conflits violents va croissant, mesurée d’après les taux d'instabilité politique, la violence, le terrorisme, le crime organisé et l'homicide.

Nous devrions donc nous attaquer à la corruption non seulement comme un crime et un obstacle au développement, mais aussi comme une menace directe à la paix et à la stabilité.

L’agenda 2030 pour le Développement Durable établit un lien explicite entre la corruption et les sociétés pacifiques, justes et inclusives. L'un des engagements les plus importants de ce programme est de « ne laisser personne de côté », que ce soit au niveau des services, de la prise de décision ou de l’accès à la justice. Atteindre cet objectif ambitieux implique de s'attaquer à la corruption sous toutes ses formes en présentant un front uni. C'est pourquoi notre campagne anti-corruption avec l’ONUDC se concentre avant tout sur la solidarité : "Unis contre la corruption pour le développement, la paix et la sécurité" #UnisContreLaCorruption.

En cette Journée internationale de lutte contre la corruption, soyons solidaires dans la lutte contre la corruption.

PNUD Dans le monde

A

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B

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C

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D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

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K

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L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

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N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

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S

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T

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U

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V

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Y

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Z

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