Des réfugiés marchent à travers le désert en Somalie.
Les changements climatiques et l'insécurité alimentaire sont devenus les principaux moteurs de la migration, avant les conflits et l'instabilité politique. Photo ONU / Tobin Jones

Dans les zones arides du nord de l’Éthiopie, le changement climatique est un adversaire redoutable pour les communautés. Au petit village d'Abrha Weatsbha, en raison des effets conjugués de la désertification, de la dégradation des sols et de la sécheresse persistante, la terre n’etait plus en mesure de subvenir aux besoins des familles, qui s'étaient résignées à la perspective de quitter leurs foyers.

Cette histoire se répète à travers le monde. Face au changement climatique, à la baisse de productivité des sols et au manque de diversification des revenus, la migration est devenue le seul recours de nombreuses personnes et familles. En 2015, il y avait 244 millions de migrants internationaux, soit une augmentation de 40 % depuis 2000. Une grande partie de ces migrants provenait des zones rurales.

Bien que l’instabilité politique soit souvent considérée comme étant au cœur de la migration, elle ne constitue qu’une partie du problème. La pauvreté, l’insécurité alimentaire, la dégradation de l’environnement, le changement climatique et l’inégalité socioéconomique sont des facteurs clés de la migration.

Le 16 octobre, nous célébrons la Journée mondiale de l’alimentation, qui a pour thème Changer l’avenir de la migration. Investir dans la sécurité alimentaire et le développement rural.

Ce thème met en exergue les causes profondes des migrations et nous permet d'envisager ce qui pourrait être fait pour garantir que la migration soit un choix et non une nécessité.

Revenons à l’histoire d’Abrha Weatsbha en Éthiopie. Alors que le déracinement et la migration semblaient les seules options, la communauté a décidé d'adopter le reboisement, la construction de bassins versants et de puits, la plantation de cultures et d’arbres résistants à la sécheresse et l’apiculture. Ces tactiques ont changé la vie de la population locale. En moyenne, les membres de la communauté qui utilisent les puits peuvent maintenant parvenir à l’autosuffisance alimentaire pendant plus de neuf mois de l’année ; et 27 % d’entre eux sont autosuffisants en termes d’alimentation pendant toute l’année.

La Communauté Abrha Weatsbha est l’un des 223 lauréats du Prix Équateur reconnus pour leur travail novateur visant à trouver des solutions basées sur la nature pour un développement durable. Une analyse des travaux de 78 lauréats du prix Équateur a montré que 98 % d’entre eux utilisent de multiples stratégies pour assurer la sécurité alimentaire, en agissant principalement sur la diversité des systèmes de production, la diversité écologique, la fertilité des sols, l'accès au marché et les moyens d’existence. L’analyse suggère que ces stratégies peuvent être aisément reproduites et généralisées pour promouvoir la sécurité alimentaire à une plus grande échelle. Simultanément, l’analyse a souligné l’importance d’adapter les interventions à des contextes locaux uniques.

80 % de l’agriculture du monde en développement est produite par des petits exploitants, dont 80 % cultivent des parcelles qui ne dépassent pas 2 hectares — ce sont ces agriculteurs qui feront émerger des stratégies alimentaires résilientes. Travailler main dans la main avec les communautés locales produit de multiples dividendes dans tout le programme mondial, en nous aidant à traiter les causes sous-jacentes de la migration et à atteindre les Objectifs de développement durable.

Des femmes travaillant à la construction d'un bassin versant, le bassin versant achevé et une femme présentant le produit obtenu.
La communauté d'Abrha Weatsbha a construit des captages d'eau pour permettre la production alimentaire pendant la saison sèche. Photo: Communauté Abhra Weatsbha
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