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Comment ‘régler’ les efforts de relèvement après une catastrophe ?

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Disaster risk reductionIl est essentiel que les pays enclins aux catastrophes établissent les dispositions institutionnelles, politiques et budgétaires nécessaires au relèvement, tout en renforçant leur capacité de coordination et de mise en œuvre. Photo: Andrea Ruffini / PNUD Haïti

Le lien entre pauvreté et catastrophes est de plus en plus apparent. De nouvelles recherches montrent que les événements météorologiques extrêmes seuls plongent chaque année jusqu'à 26 millions de personnes dans la pauvreté. Les pertes annuelles ont dépassé le cap des 500 milliards de dollars US et rien ne laisse présager un ralentissement de cette tendance.

Pourtant, rares sont les pays en développement qui sont adéquatement préparés à ces événements de plus en plus fréquents.

Prêts pour le relèvement

Les efforts de préparation aident les gouvernements à répondre plus rapidement et efficacement au lendemain d'une catastrophe, et donnent aux collectivité la possibilité de mieux faire face à ce type d'événements à l'avenir. Mais si les pays investissent davantage dans la prise en charge des risques liés aux catastrophes, ils ne prennent souvent pas les dispositions nécessaires au niveau institutionnel pour œuvrer au relèvement.

La Banque mondiale et le PNUD ont parfaitement conscience de ces lacunes et collaborent étroitement avec plusieurs partenaires, plus particulièrement l'Union européenne, pour décupler les efforts entrepris en matière de relèvement. Depuis 2008, ces trois partenaires ont soutenu 52 pays dans le cadre d'évaluations post-catastrophes.

En Afrique, le PNUD met actuellement en œuvre un programme de préparation aux efforts de relèvement dans cinq pays. Par ailleurs, depuis son lancement il y a trois ans, un Guide cadre de relèvement en cas de catastrophe, adopté par la Banque mondiale, le PNUD et l'UE, a été utilisé par des pays comme les Îles Fidji, le Malawi et le Népal pour concevoir des plans de relèvement sur mesure.

Le Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement (GFDRR) de la Banque mondiale adapte également des enseignements tirés de catastrophes pour les appliquer à des situations de fragilité ou de conflit. En 2014, le GFDRR a contribué à une estimation de plus de 4 milliards de dollars US pour répondre aux besoins de relèvement en Syrie au travers d’ une analyse des réseaux sociaux, l'exploration de données et d’images satellites détaillées. Plus de 17 États fragiles et touchés par des conflits ont bénéficié d'un soutien supplémentaire au cours de l'année écoulée.

Perspectives à plus long terme

Il est important de souligner que les efforts de relèvement figurent désormais parmi les quatre fondements du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, adopté par la communauté internationale en 2015. Tout en investissant dans des domaines prioritaires pour réaliser les buts de Sendai, les pays peuvent simultanément développer des capacités essentielles de redressement.

C’est possible et réalisable. Les gouvernements de l'Équateur et du Sri Lanka, par exemple, ont respectivement alloué 600 millions et 103 millions de dollars US aux efforts de relèvement à long terme à la suite d'évaluations des besoins post-catastrophes réalisées en 2016. De même, les parties prenantes à la Plateforme mondiale pour la réduction des risques de catastrophes réunies à Cancun ont réitéré le besoin de renforcer la gouvernance s'agissant des risques liés aux catastrophes, celle-ci s'articulant notamment autour des efforts de relèvement.

Lors de la troisième Conférence mondiale sur la reconstruction à Bruxelles, les questions ayant trait au financement et à la préparation des efforts de relèvement étaient au cœur des débats. La Banque mondiale et le PNUD qui co-parrainent cet important rassemblement ont mis à profit près de 10 ans de partenariat en matière de relèvement suite à des catastrophes, pour veiller à l'adoption d'une approche misant sur un relèvement rapide grâce à une préparation adéquate.

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