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Au Soudan du Sud, les femmes au coeur de la lutte contre la famine

par

femme au soudan du sud et ses vachesPhoto: PNUD au Soudan du Sud

Le pays le plus jeune au monde est en proie à une famine généralisée. Selon les estimations, le nombre de personnes en situation de grave insécurité alimentaire atteindra 5,5 millions d'ici juillet 2017, dont plus d'un million d'enfants.

Par ailleurs, plus de 3,5 millions de personnes ont été déplacées et 7,5 millions ont besoin d'aide humanitaire d'urgence après 3 dernières années de guerre civile.

Plusieurs facteurs alimentent ce conflit, notamment un climat de méfiance collective solidement ancré, la prolifération d'armes légères, le mépris de l'État de droit, la pénurie d'institutions à même de résoudre les litiges, et le dénuement économique.

La plupart des ménages déplacés par les combats sont dirigés par des femmes, et elles continuent de subvenir aux besoins de leur famille et de produire le peu de nourriture qu'il reste, tout en jouant un rôle déterminant dans le processus de paix.

J'ai observé par moi-même le travail éreintant, le courage et la détermination des femmes pour sortir leur communauté et leur famille du conflit et de la misère, souvent contre toute attente. Au Soudan du Sud et, à vrai dire, sur la plupart du continent africain, les femmes sont les principales productrices de denrées alimentaires et sont les premières à prendre soin des enfants et des personnes âgées.  

Pourtant, elles continuent d'être victimes d’actes de violence sexuelle et sexiste liés au conflit, souvent lorsqu'elles doivent accomplir leurs tâches quotidiennes, comme le ramassage du bois ou la récolte. C'est la raison pour laquelle nous investissons dans des mécanismes de protection pour prévenir ces actes de violence et y offrir une riposte, à l'aide d'une police de proximité et de comités pour la paix, de services de soutien juridique et d'une meilleure cohésion sociale. 

Dans les fermes et les champs, sur les marchés, lors des réunions de villages et dans les camps de déplacés, les Sud-Soudanaises ne demandent souvent qu'à obtenir des pompes d'irrigation, du matériel agricole et des semences pour pouvoir nourrir leur famille. Nous collaborons avec nos partenaires pour leur apporter l'aide dont elles ont besoin. Nous favorisons, en outre, un meilleur accès aux marchés, à la formation professionnelle axée sur la pêche et l'agroalimentaire, et aux énergies renouvelables pour assurer le fonctionnement de structures de santé et d'enseignement essentielles.

En intensifiant la collaboration entre les agences dispensant une aide humanitaire d'urgence et un appui au développement à plus long terme, notre but est de placer le Soudan du Sud sur de bons rails. Dans ce pays, comme dans d'autres nations confrontées à des crises prolongées, nous coopérons pour développer la capacité de résistance des femmes et des hommes en vue de chocs ultérieurs et pour favoriser leur autosuffisance.

Notre priorité est de remettre les gens au travail. Les femmes sont au cœur de ces activités.

L'année dernière, le PNUD a lancé le Rapport sur le développement humain en Afrique et le tout premier Rapport national sur le développement humain (en anglais) pour le Soudan du Sud. Nos recherches ont démontré que les inégalités fondées sur le genre réduisaient le développement humain total du Soudan du Sud de 20 pour cent. Ce gaspillage du potentiel national amène ce groupe, qui constitue l'épine dorsale de l'économie, à souffrir inutilement.

Le soutien apporté aux femmes et aux jeunes filles et l'écho donné à leur voix, notamment dans le cadre d'un dialogue inclusif à l'échelle nationale, s'avéreront déterminants pour mettre fin à la famine grandissante au Soudan du Sud, faciliter le processus de paix et accroître les capacités de résistance de cette nation au cours des mois et des années à venir.

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