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Célébrons les gardiens de la nature

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undp-pe-environment-indigenous-woman-2017Les territoires des populations autochtones représentent 80 % de la biodiversité mondiale. Ces populations ont un rôle majeur dans la gestion efficace et durable de ces espaces, et dans la lutte contre le changement climatique. Paola Delgado/PNUD Peru

Cette année, nous célébrons le 10e anniversaire de l’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, qui établit un cadre universel pour la dignité et le bien-être des peuples autochtones partout dans le monde.

Récemment, nous avons aussi marqué plusieurs événements majeurs pour le bien-être de notre planète : la 47e édition de la Journée de la Terre et le premier anniversaire de la signature de l’Accord de Paris.

Ces trois anniversaires sont étroitement liés par une prise de conscience croissante : les territoires des populations autochtones représentent 80 % de la biodiversité mondiale, ces populations ont un rôle majeur dans la gestion efficace et durable de ces espaces, et enfin, dans la lutte contre le changement climatique. En somme, si nous voulons réaliser les objectifs mondiaux d'ici 2030, il nous faut reconnaître, célébrer, promouvoir et préserver les droits des peuples autochtones.

C’est ce à quoi s’emploie depuis 15 ans l’Initiative Équateur, un partenariat piloté par le PNUD, qui identifie et rend hommage à des communautés locales et indigènes qui œuvrent pour la protection, la restauration et la gestion de leurs terres et leurs eaux de manière durable, tout en défendant leurs droits. En voici deux exemples.

La communauté Manquemapu au Chili protège les forêts locales et les ressources marines de la surexploitation. Grâce au travail de cartographie et de zonage qu’elle a effectué, elle a pu promouvoir une gestion plus durable de ces ressources, tout en interdisant l’implantation de grandes exploitations commerciales comme les élevages de saumons. Les habitants ont renoué avec l'agriculture durable de produits traditionnels tels que les algues, les champignons et les mollusques. Cela a permis de répondre aux problèmes de santé auxquels ils faisent face, tout en renforçant l’autonomie financière des femmes. Ils ont également soutenu le lancement du réseau de parcs communautaires Mapu Lahual, la première zone protégée du pays à être gérée par des populations autochtones. Enfin, ils ont obtenu du Congrès chilien qu’il crée une aire marine protégée au large de la côte d’Osorno.

Un second exemple est le réseau d’aires marines et terrestres protégées de Nguna-Pele à Vanuatu, géré à l'échelle locale. À l’instar de l’aire administrée par la communauté Manquemapu, ce réseau englobe des terres et des zones marines gérées par les communautés autochtones. Des zones de non-pêche (appelées zones tabu) ont été mises en place, ainsi qu'un programme innovant de protection d’espèces emblématiques de tortues, qui encourage les chasseurs traditionnels à les protéger dans une optique d’écotourisme : ils capturent les animaux vivants et proposent aux touristes de les étiqueter avant de les relâcher, moyennant une contrepartie financière. Cette initiative a permis de multiplier par deux le revenu des ménages, et cela sans influer sur l'exploitation des ressources naturelles.

Ces méthodes de protection de l'environnement allient des pratiques traditionnelles et modernes,et démontrent que les stratégies de conservation sont plus efficaces lorsqu’elles sont adaptées aux besoins des populations locales. Elles soulignent l’importance d’une politique publique plus nuancée, qui délègue la gestion des ressources naturelles à des peuples autochtones. Les bénéfices sont doubles : l’amélioration de leurs moyens de subsistance et la protection de la nature.

Le droit fondamental des peuples autochtones à la préservation et à la protection de leur environnement est également l’une de nos meilleures chances de réaliser les objectifs de développement durable à l’horizon 2030 pour les populations, la planète et notre prospérité à tous.

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