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La nature à notre rescousse pour réduire les risques d’inondation

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En Sierra Leone, plus de 3 millions de personnes vivent dans des zones côtières de plus en plus vulnérables. Trouver des alternatives durables et innovantes pour travailler avec la nature, plutôt que contre elle, devient crucial. © Tommy Trenchard/ PNUE

De l’embouchure du Mississippi à celle du Nil, les communautés sont depuis toujours attirées par les plaines côtières. Là où rivières et océans se rencontrent, la nature donne le meilleur d’elle-même. La sédimentation des rivières fertilise les terres et améliore considérablement les capacités de production agricole et piscicole. À l’heure actuelle, les rives des estuaires et les littoraux concentrent 60 % de notre population mondiale, et font ainsi partie des régions les plus peuplées au monde.

Mais, aussi attrayantes soient-elles, ces zones présentent des risques importants pour ceux qui y vivent. Les inondations sont les catastrophes naturelles les plus fréquentes, et certains des plus grands cataclysmes se sont produits en zones côtières. Pensez aux ravages provoqués par l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans ou aux terribles inondations qui se produisent chaque année au Bangladesh.

Le pays où je suis née, les Pays-Bas, est construit sur une immense plaine inondable très exposée aux assauts de la mer. Le gouvernement néerlandais, conscient de la vulnérabilité de sa population, a mis au point des projets de construction monumentaux contre le déferlement des tempêtes. Nos barrages et digues sont tellement impressionnants qu’ils figurent parmi les sept merveilles du monde moderne. Cependant, bien que ce type d’infrastructures massives permette de protéger les populations côtières des forces de la nature, ce n’est toutefois pas la solution la plus économique et la plus rentable.

Au cours des dernières décennies, il est apparu de plus en plus clairement que mère-nature en personne propose de biens meilleurs solutions. Des approches basées sur la nature, comme l’adaptation écosystémique ou l’infrastructure verte, sont de plus en plus acceptées comme alternatives ou en complément des infrastructures traditionnelles comme rempart contre les inondations.

Les approches basées sur la nature peuvent être définies comme travaillant avec la nature plutôt que contre elle. Plus précisément, ces approches visent à protéger, à gérer de manière durable et à restaurer les écosystèmes pour faire face aux enjeux sociétaux comme le changement climatique, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en eau et la gestion des risques de catastrophe. De plus, ces solutions contribuent au bien-être humain et sont bénéfiques à l’environnement.

Les approches basées sur la nature sont également plus rentables et permettent de faire face au changement climatique avec une certaine flexibilité.

Aux Pays-Bas, construire avec la nature est désormais un concept de plus en plus populaire. Des solutions comme la restauration et la protection des zones humides, des vasières et des systèmes de dunes naturelles sont souvent préférées pour réduire les risques d’inondation. Un nombre croissant de pays à travers le monde a pris conscience des avantages liés à la protection des récifs coralliens et des forêts de mangroves qui constituent des zones importantes de la biodiversité marine et des tampons essentiels entre la terre et la mer.

Au PNUD, notre portefeuille d’adaptation écosystémique comprend plus de 355 millions de dollars d’investissement de la part du Fonds pour l’environnement mondial, du Fonds vert pour le climat, de cofinancements gouvernementaux et autres sources de financement qui aident les pays en développement à réduire les impacts climatiques en faisant appel à des solutions basées sur la nature.

Au Bangladesh, notre assistance aux communautés côtières a contribué à réduire leur vulnérabilité aux inondations grâce au reboisement, tout en créant des sources de revenus générées par la foresterie, l’agriculture et l’aquaculture durables. 

En Sierra Leone, plus de 3 millions de personnes vivent dans des zones côtières de plus en plus vulnérables. Pour faire face aux changements climatiques, nous avons aidé le gouvernement à adopter une approche de gestion des risques intégrée, à travers la protection des habitats côtiers et en prenant en compte les données scientifiques lors des processus décisionnels.

Dans le royaume de Tonga, 169 îles du Pacifique sont extrêmement exposées à l’élévation du niveau de la mer et aux inondations liées aux tempêtes. Pour protéger les communautés, nous collaborons avec des instituts de recherche et le gouvernement, en combinant infrastructures et solutions basées sur la nature. Cela comprend la restauration, la réhabilitation et la gestion des écosystèmes côtiers.  

Au cours des prochaines décennies, le changement climatique, doublé de l’urbanisation et de la démographie croissantes — en particulier dans les zones côtières — entraineront des inondations dont les impacts seront sans précédents. Pour réduire efficacement ces risques, il devient crucial de trouver des moyens innovants et durables pour travailler avec la nature, plutôt que contre elle.

Dans cette série de blogs menant à la conférence sur les océans prévue en juin, des experts du PNUD explorent les questions liées aux océans, aux ressources marines et à la mise en œuvre de l'Objectif de développement durable 14 : « Vie aquatique ».

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