Blog


Après l'EI en Irak, quels enseignements pour la suite ?

par

Le Fond de financement pour la stabilisation de l'Irak (FFSI) a été mis en place afin de supporter le redressement des villes libérées de l'EI et permettre aux 3,3 millions d'Irakiens déplacés de rentrer chez eux. Photo: PNUD

À Mossoul, la bataille fait rage pour reprendre la ville tombée aux mains de l’État islamique (EI). Alors que les combats touchent à leur fin, les efforts s’intensifient pour permettre aux 3,3 millions de personnes déplacées de rentrer chez elles au plus vite et pour de bon. En 2016, le PNUD avait déjà contribué au redressement économique et social de 18 zones reprises à l’EI, notamment Falluja et Tikrit.  

Notre projet s’inscrit dans le cadre du Fond de financement pour la stabilisation de l'Irak (FFSI) et est doté d’un fond de 790 millions de dollars. ll vise à soutenir les efforts de relèvement dans les villes libérées, afin d'inciter les millions d’Irakiens déplacés qui vivent actuellement dans des camps ou des campements informels à travers le pays, à retourner chez eux. Si 1,3 millions d'habitants ont d’ores et déjà regagné leurs foyers, les installations d’alimentation en électricité et en eau doivent être reconstruites et l’activité économique doit reprendre pour leur assurer des moyens de subsistance.

Nous intervenons actuellement dans la zone libérée à l’est de Mossoul, pour que les populations aient accès à des services tels que l’eau, des cliniques, des postes de police, des marchés et des bâtiments publics. Les familles reçoivent également une aide pour reconstruire leurs logements endommagés, les infrastructures publiques sont réhabilitées et les petites entreprises perçoivent des subventions en espèces pour relancer leur activité. 

Au regard de la taille de cette ville d'1,5 million d’habitants, le défi s’avère toutefois gigantesque. Relancer rapidement l’économie de Mossoul contribuera à calmer les esprits mais nécessite un budget conséquent. Une première estimation indique que près de 200 millions de dollars seront nécessaires à la stabilisation de la ville. Ce montant pourrait sensiblement grimper en fonction de l’ampleur des dégâts perpétrés dans la partie ouest de la ville.

À cela s’ajoutent le traumatisme laissé par deux années d’occupation par l’EI et la crainte d’une généralisation des actes de vengeance et de violence sectaire. L’engagement politique des autorités et des dirigeants locaux jouera un rôle essentiel pour surmonter ces difficultés. 

Parmi les enseignements que nous avons pu tirer des projets de stabilisation mis en œuvre l’an dernier, citons :

  • L’importance de l’injection de liquidités dans l’économie locale grâce à des programmes Argent contre travail, en vue d’apaiser les inquiétudes et d’empêcher les jeunes de basculer vers l’extrémisme violent ;
  • La nécessité de parvenir à un accord avec les principales parties prenantes en vue de garantir la sécurité des personnes qui reviennent chez elles ;
  • La nécessité de bâtir un partenariat solide avec les autorités locales, régionales et centrales. Les autorités locales doivent être soutenues sur le plan du renforcement de leurs effectifs, de leur formation et de leurs ressources en vue de garantir durablement la stabilité ;
  • Passée une période de trois mois d’aide à la stabilisation, les initiatives menées par le Gouvernement devraient normalement prendre le relais pour favoriser le développement à moyen et à long terme. Cependant et compte-tenu de la situation actuelle - poursuite de la guerre contre l’EI, crise humanitaire de grande ampleur, chute du cours du pétrole et questions politiques encore en suspens à Bagdad - cela semble difficilement réalisable. De ce fait, un mécanisme élargi de Financement pour la stabilisation immédiate (FFES) a été mis en place, afin de mettre en œuvre des initiatives plus vastes et sur une durée plus longue.

Moises Venancio Blog Pays arabes Irak Réponse aux crises Migrations et déplacements Moyens de subsistance Développement durable

PNUD Dans le monde

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe