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Des raisons d'espérer une meilleure réponse aux crises en 2017

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L'ONU et ses partenaires ont commencé à «combler le fossé» entre acteurs humanitaires, de développement et de consolidation de la paix. Photo: PNUD aux Phillipines

Malgré les horreurs de 2016, en Syrie, au Yémen, dans le bassin du Lac Tchad et dans beaucoup d'autres endroits, je continue d'espérer que la communauté internationale saura honorer la promesse faite au Sommet humanitaire mondial de changer la manière dont elle travaille.

En 2016, j'ai participé à plusieurs sommets historiques, j'ai vu de nouveaux intervenants proposer des solutions novatrices, j'ai entendu le nouveau Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, s'engager à trouver de nouveaux moyens d’aider les populations vulnérables à remonter la pente le plus rapidement possible et à être prêtes à affronter de nouvelles menaces, tout en réduisant les risques.

Le message prononcé en 2016 était clair : Nous devons tous travailler différemment, aussi bien l'ONU que la société civile, le secteur privé et les gouvernements.

Des signes encourageants

Des idées telles que le partage des objectifs parmi différentes organisations intervenant en cas de crise doivent maintenant être réalisées. Au Soudan, par exemple, les acteurs impliqués dans l'aide humanitaire, le développement et le processus de paix cherchent d'ores et déjà à établir des plans pluriannuels pour faciliter le relèvement à long terme, plutôt que de courir le risque de la dépendance à l'aide.

La question du financement est un autre domaine à surveiller de près, pour supprimer certaines restrictions financières qui nuisent à l'efficacité de notre travail. Par exemple, bon nombre de donateurs n'accordent des fonds que sur une durée de 12 mois. Un financement pluriannuel nous permettrait de planifier des actions ambitieuses et à long terme pour faire face aux crises ou les prévenir. Certains pays, ainsi que des agences de l'ONU (notamment le PNUD) et la Banque mondiale ont déjà entrepris des efforts considérables dans ce domaine.

On ressent, par ailleurs, une volonté de sortir des sentiers battus concernant le financement des interventions. Ainsi, la Banque mondiale a annoncé une Plateforme mondiale pour la riposte face aux crises (anglais) afin de favoriser le financement à moindre coût des pays à revenus intermédiaires accueillant un nombre important de réfugiés.

La réponse aux déplacements en masse n'est pas simple, étant donné le grand nombre de personnes affectées et le fait que la plupart d'entre elles vivent dans des pays déjà en proie à la pauvreté.

Toutefois, certains groupes comme Solutions Alliance (anglais), établi en 2014, sont parvenus à rassembler des experts particulièrement imaginatifs, notamment au sein de l'ONU, pour trouver des solutions pratiques au déplacement des populations. J'espère que la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants (PDF) permettra d'orienter davantage de fonds vers une réponse globale misant sur un partage des responsabilités entre tous les pays.

Au final, il appartient aux dirigeants politiques de trouver des solutions politiques à la prévention ou à la résolution des conflits. Ils doivent reconnaître que la situation a suffisamment duré et défendre avec vigueur les principes du droit humanitaire international.

Quelles perspectives pour 2017 ?

J'entrevois quatre priorités majeures pour 2017. Dans un premier temps, nous devons accélérer la mise en œuvre des promesses faites lors des sommets de 2016. Dans un deuxième temps, en instaurant notre nouveau mode de travail, nous devons veiller à ce que cette approche soit adoptée à tous les niveaux. Les idées formulées à l'échelle mondiale ne peuvent prendre forme que si elles sont adoptées au niveau national et local.

Nous devons, troisièmement, ajuster nos systèmes pour qu'ils soutiennent notre mode de collaboration et la réalisation d'objectifs communs. Ce sont les résultats obtenus sur le terrain qui devront nous guider et non pas les querelles bureaucratiques. Quatrièmement, l'ONU doit veiller à disposer d'une nouvelle génération d'experts munis des compétences adéquates pour mieux répondre aux besoins des populations vulnérables et appuyer les collectivités locales.

En 2016, nous avons convenu de ce qui devait être fait. Nous devons maintenant nous entendre sur la manière d'y parvenir. Tout spécialiste des relations internationales le sait : les sommets internationaux ne sont pas la partie la plus délicate d'un programme de réforme, il s'agit plutôt du travail qui s'ensuit.

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