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Il faut agir collectivement au sujet des migrations et des déplacements

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Le monde compte plus de 40 millions de personnes déplacées internes et plus de 25 millions de réfugiés. Photo: PNUD

Migrations. Réfugiés. Personnes déplacées. Migrants. Immigrants. Demandeurs d’asile. Communautés d’accueil. Ces mots sont entrés dans notre vocabulaire et nos politiques. Cependant, pour des millions de personnes, ces mots se traduisent par un vécu, pauvreté, conflits, privations et bien plus.

La décennie à venir mettra à l’épreuve notre volonté d’éradiquer la faim et la pauvreté, de réduire les risques de catastrophe naturelle et d’instaurer une paix qui dure. Le Programme de développement durable à l'horizon 2030 a posé des bases qui nous permettrons de réussir, en commençant par les Objectifs de développement durable (ODD) relatifs aux migrations et aux déplacements.

Les cibles de l’Objectif 8 concernant les migrations portent sur la protection des droits des travailleurs et sur la promotion d’environnements de travail sûrs et sécurisés ; l’Objectif 10 vise à faciliter la migration et la mobilité de façon ordonnée, sans danger, régulière et responsable, ainsi qu’à faire baisser les coûts de transaction des envois de fonds effectués par les migrants ; enfin, les Objectifs 5 et 16 visent à éliminer la traite des êtres humains et les conflits, ce qui favorise la pacification des sociétés.

Ces cibles partent du principe que la mobilité humaine est inhérente au développement humain, que les retombées positives des migrations dépassent les inconvénients perçus, que plus de 244 millions de personnes sont actuellement en train de se déplacer, et que le monde compte aujourd’hui plus de 40 millions de personnes déplacées et plus de 25 millions de réfugiés. Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur la détresse d’une population si nombreuse. Nous devons prendre ce problème à bras le corps, dans une optique de développement à long terme.

Alors comment pouvons-nous agir ?

a)      En réalisant des analyses : nous devrions nous appuyer sur des données fiables pour concevoir des projets et des programmes durables en ce qui concerne l’humanitaire et le développement.  

b)      En créant des partenariats pour répondre aux besoins humanitaires et de développement dans les situations de crise et d’après-crise : il convient d’adopter une démarche concertée bien coordonnée entre les différentes organisations humanitaires et les acteurs du développement, les donateurs, le secteur privé, la société civile, les migrants, les réfugiés, les déplacés et les communautés d’accueil. Cette démarche permettrait une analyse conjointe des problèmes, une planification pluriannuelle et un financement prévisible.

c)       En intervenant à plus grande échelle : les OMD nous ont enseigné que nous devrions accélérer les politiques et programmes qui fonctionnent à mesure de la mise en œuvre des ODD dans les pays. Par exemple, le Programme conjoint OIM-PNUD « L’intégration de la migration dans les stratégies nationales de développement », mis en œuvre au Bangladesh, en Équateur, en Jamaïque, au Kyrgyzstan, au Maroc, en Moldavie, en Serbie et en Tunisie, devrait être étendu à davantage de pays. De plus, nous devrions faire en sorte que les gouvernements nationaux et locaux s’engagent à mieux gérer les migrations dans les pays d’origine et de destination.

d)      En mettant en œuvre des accords et des engagements internationaux : la traduction de ces engagements en politiques, en stratégies et en programmes doit se faire en lien avec la mise en œuvre des ODD.

Il est désormais temps de nous efforcer tous de changer le cours des choses pour la vie et les moyens d’existence des migrants, des déplacés, des réfugiés et de leurs communautés d’accueil, où qu’ils soient dans le monde. La solution repose sur nous tous, et nous avons le devoir de réussir.

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