Blog


El Niño, c’est tous les 5-7 ans. Comment l'Afrique peut s’y préparer.

par

Une agricultrice en Gambie montre un plant de riz désseché à cause de la sécheresse. Photo: FAO

Près de 60 millions de personnes ont souffert de l’épisode El Niño 2015-2016, le plus puissant depuis 1950.

Le Botswana, le Lesotho, le Malawi, la Namibie, le Swaziland et le Zimbabwe ont tous déclaré l’état d’urgence face à la sécheresse.

Près de 40 millions de personnes, soit 22% de la population rurale d'Afrique australe, se sont retrouvées en situation d'insécurité alimentaire. L'Éthiopie est le pays le plus durement touché, avec environ 10,2 millions de personnes nécessitant une aide alimentaire, et des besoins de financement d'urgence estimés à 1,4 milliard de dollars américains.

Certes, l’événement  avait été prédit et des données d'alerte rapide mises à disposition dans la plupart des pays, mais peu de mesures ont été prises.  Seule la moitié des pays concernés disposaient de plans d'urgence actualisés.

Pourtant, El Niño est un phénomène naturel qui survient tous les cinq à sept ans, et à défaut de pouvoir l’arrêter, nous pourrions au moins prévenir ses effets en envisageant un plan d’action en 7 points:

  • Lutter contre l'insécurité alimentaire chronique.  Des investissements s’imposent pour améliorer la productivité agricole des petits exploitants,  augmenter l’efficacité des  politiques nutritionnelles , en particulier pour les enfants, renforcer la résilience des communautés face aux chocs, enfin autonomiser les femmes et pauvres  des zones rurales.
  • Renforcer les systèmes d'alerte rapide, d'intervention d’urgence et de préparation, qui peuvent sauver des vies et protéger les moyens de subsistance.
  • Institutionnaliser la résilience, par exemple en cartographiant les dangers et des risques, mais aussi en évaluant la vulnérabilité, l’état de préparation et les capacités d’intervention, et en mettant l’accent sur le principe « reconstruire en mieux ».
  • Instaurer un modèle de financement souple et pluriannuel de programmes qui associent des initiatives de développement avec des secours d'urgence et de préparation.  Ce modèle devrait reposer sur la gestion des risques plutôt que l'aversion au risque.
  • Créer des partenariats avec le secteur privé en faveur de la réduction des risques de catastrophe. Des solutions innovantes, comme le transfert des risques et la micro-assurance, se sont avérées efficaces pour aider les ménages à se relever plus rapidement des catastrophes. Il faudrait investir davantage dans la recherche et l'innovation agricoles, les services de vulgarisation et la fourniture d'informations sur le climat.
  • Aligner les services de protection sociale.  Les programmes de création d'emploi et les systèmes d'allocations en espèces peuvent aider efficacement les ménages vulnérables à s'adapter aux changements climatiques, à se préparer aux catastrophes, et à rétablir rapidement les moyens de subsistance.
  • Recourir à des solutions simples et abordables comme  la construction de puits profonds et la collecte des eaux de pluie à des fins d'irrigation, ou comme les cultures de variétés tolérant la sécheresse, devraient également permettre d’amortir les chocs.

Enfin, les zones transversales qui doivent être intégrées dans ce programme comprennent l'autonomisation des femmes et la coopération entre les différents acteurs de réponse d'urgence. Sans les investissements ci-dessus, nous ne pourrons pas briser le cycle et risquons de nouvelles pertes de vie et de progrès économique.

Changement climatique et réduction des risques de catastrophe Changement climatique Afrique Préparation aux catastrophes Blog Excellent Hachileka Gestion des catastrophes

PNUD Dans le monde

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe