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Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines

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En célébrant la Journée mondiale des océans, prenons connaissance des cibles de l’objectif de développement durable concernant la vie aquatique afin de savoir quelles mesures prendre pour l’atteindre.

La cible 14.1,réduire la pollution marine, exigera un changement de la gestion des fertilisants et des déchets solides dans de nombreux secteurs. Le secteur privé jouera un rôle déterminant dans cette évolution de la gestion des ressources – et non des déchets – vers une économie plus « circulaire ».

Trente pour cent des émissions de gaz carbonique produites par l’homme se dissolvent dans les océans. Si nous réussissons à travers l’Accord de Paris à réduire considérablement ces émissions, nous pourrons réaliser des progrès substantiels pour la cible 14.3 – réduire et freiner l’acidification des océans.

Atteindre la cible 14.4 consistant à mettre fin à la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, et à la surpêche exigera de concentrer des efforts significatifs au renforcement de la gouvernance de la pêche aux niveaux régional, national et local.

Pour la cible 14.5, préserver 10% des océans d’ici à 2020 (alors que ce chiffre n’est actuellement que 3,5 %), il faudra ajouter 1,3% de surface océanique sous protection par an jusqu’en 2020. Cela représente 4,7 millions de mètres carrés par an, cinq fois plus qu’entre 2004 et 2014.

Près de 16 milliards de dollars US sont dépensés annuellement en subventions (allègements fiscaux, subventions des carburants, etc.) à des pratiques de pêches destructives qui surcapitalisent le secteur et provoquent une surexploitation des ressources. Pour atteindre la cible 14.6, ces subventions devront disparaître.

Avec la cible 14.7, augmenter d’ici à 2030 les bénéfices économiques que les petits États insulaires en développement (SIDS) et les pays les moins avancés tirent des ressources marines, il faudra élaborer et mettre en œuvre des stratégies de « croissance bleue » qui leur permettront de créer des emplois, de lutter contre la pauvreté, et de donner à leurs économies les moyens d’évoluer durablement. Les exportations de produits de la pêche des SIDS ont atteint 1,75 milliard de dollars en 2012, soit une hausse de 50% par rapport à 2006. Mais environ 60 % des stocks font l’objet d’une surpêche ce qui ne permet de réaliser que 48% des bénéfices économiques possibles.

La cible 14b consiste à permettre aux pêches artisanales d’accéder aux ressources marines et aux marchés. Les petits pêcheurs fournissent près de la moitié des produits marins comestibles et emploient 90% des effectifs du secteur, contribuant à des moyens d’existence bien supérieurs par volume que les pêches industrielles. Les petits pêcheurs utilisent un quart de l’énergie des entreprises industrielles pour capturer le même volume de poisson,  mais ils n’en retirent que peu de valeur ajoutée par manque d’accès aux marchés, et par le peu d’influence qu’ils ont sur les prix. Pour réaliser la cible 14 b, il faut que les petits pêcheurs obtiennent des financements et renforcent leurs capacités, que grossistes et industriels se fournissent en poisson auprès d’eux et que la fixation des prix soit plus transparente et accessible.

En bref, la réalisation de l’ODD 14 est un projet extrêmement ambitieux qui exigera des changements transformateurs à tous les niveaux de gestion et de gouvernance des océans.

Notre programme est solidement aligné sur ces cibles  : nous soutenons la création d’un environnement politique favorable à la restauration et à la protection des océans à travers l’élaboration et la fourniture de méthodologies et d’outils de planification stratégique ;  nous tirons parti des accords multilatéraux internationaux et les promouvons dans le but de faire face aux menaces qui pèsent sur la pérennité des océans ; et nous soutenons les pays qui créent et renforcent les aires marines protégées et partagent leurs connaissances.

Finalement, nous encourageons la création de partenariats avec les agences des Nations Unies, le FEM, les organisations intergouvernementales, les ONG et le secteur privé qui mobilisent entre autres des ressources techniques, financières, institutionnelles pour la gestion durable des océans.

Nous savons très bien ce qu’il y a à faire pour atteindre l’ODD 14. Mais nous devons en faire davantage, mieux et plus rapidement.

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