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Conjurer l'extrémisme violent tout en sécurisant nos sociétés

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Dix des 11pays avec plus de 500 décès dus à l'extrémisme violent en 2014 ont aussi le plus grand nombre de réfugiés, migrants et déplacés internes. Photo: République centrafricaine

Depuis 2000, le nombre de décès dus à l'extrémisme violent et au  terrorisme a décuplé - de 3 329 victimes en 2000 à 32 685 en 2014. Et le bilan ne cesse d'augmenter.

Au cours des premiers mois de 2016, plus de 200 attaques terroristes ont fait plus de 2 500 victimes. Ces incidents ont eu lieu partout dans le monde, ce qui démontre l'omniprésence du problème. De nombreuses attaques sont liées à des groupes extrémistes connus, tandis que d'autres ont été perpétrées par individus ou attribuées à des conflits en cours et les guerres civiles. Mais la plupart de ces actes ont été inspirés par une idéologie politique, religieuse ou sociale extrémiste.

La nature des attaques a changé, ciblant aveuglément les symboles de sociétés libres - aéroports, gares, terrains de foot, palais de justice, parcs publics et lieux de culte. Les extrémistes visent des citoyens innocents pour déstabiliser des sociétés pacifiques et inclusives.

La montée de l'extrémisme violent est intimement liée à la vulnérabilité et aux mouvements des personnes. En effet, dix des onze pays avec plus de 500 décès dus à l'extrémisme violent en 2014 ont aussi le plus grand nombre de réfugiés, migrants et déplacés internes.

Les causes profondes de l'extrémisme violent proviennent d’échecs en matière de gouvernance, des inégalités, de l'aliénation due aux changements culturels et sociaux, et du manque de développement inclusif. Si co-exister pacifiquement est la clé de notre avenir, nous devons accorder plus d'attention à la gouvernance de sociétés de plus en plus hétérogènes. Nous devons promouvoir le respect de la diversité dans les opinions, les cultures, les religions et modes de vie, à condition qu'ils ne violent pas les principes internationaux des droits de l'homme.

Les actes terroristes ne peuvent être contrés que par des messages positifs sur le développement inclusif et des sociétés plus ouvertes. Les citoyens veulent être assurés de la sécurité de leurs familles, communautés et sociétés. Et pour y parvenir, beaucoup sont prêts à faire des compromis sur des droits civils durement acquis, comme la liberté d'expression et la protection de la vie privée.

Pourtant, bien que que les actions de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme sont nécessaires, elles ne pourront seules fournir une solution durable à cette crise. Si nous sommes obligés de prendre des mesures de sécurité de plus en plus drastiques, c’est que nous avons échoué à comprendre les facteurs qui conduisent à l’aliénation, la radicalisation et enfin, à la violence.

Les individus rejoignent un mouvement extrémiste pour différentes raisons, de la poursuite d'activités criminelles à l'inspiration idéologique ou une recherche d'identité. Ce comportement est alimenté par la perception de l'injustice, la discrimination sur base de l’appartenance ethnique, la religion ou la place dans la société. Mais quelles que soient les raisons, il ne peut y avoir aucune excuse pour des actes de violence comme ceux menés à Bruxelles, en Côte-d'Ivoire, au Pakistan, et partout dans le monde. Rien ne justifie le meurtre de personnes innocentes.

Un front mondial uni qui favorise l'inclusion, la réduction des inégalités et la tolérance est nécessaire pour contrer les idéologies extrémistes. Le succès se mesurera en actes de violence non commis, et à des vies qui contribuent à la consolidation de la paix, plutôt qu’à la création de conflits.

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