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Agenda 2030 : Multiplier les options de financement pour les Pays les moins avancés

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Les pays les moins avancés se trouvent en grande majorité en Afrique. Photo: Aude Rossignol/ PNUD au Burundi

2015 a été une année déterminante en termes de coopération internationale pour le développement durable. L’Accord de Paris témoigne de l’engagement de la communauté internationale à faire face aux changements climatiques. L'Agenda 2030, également adopté en 2015, propose 17 Objectifs de développement durable (ODD) visant à protéger les personnes et la planète.

Pour ne laisser personne de côté, et toucher avant tout ceux qui enregistrent le plus grand retard, il faut s’intéresser particulièrement à ceux qui vivent dans les Pays les moins avancés (PMA). Ce groupe de pays inclut ceux dont les niveaux de revenus par personne sont les plus bas, où les services de santé sont médiocres, le niveau d’instruction faible, et qui sont particulièrement vulnérables aux chocs économiques, aux risques sanitaires et à d’autres catastrophes.

En 2015, la croissance dans les pays en développement a enregistré ses taux les plus bas depuis la crise financière mondiale de 2008-2009. Le commerce mondial reste modéré dans un contexte de marchés financiers à la volatilité élevée et en 2015, de massives sorties de capitaux ont été enregistrées principalement dans les pays exportateurs de produits de base qui se sont trouvés confrontés à la faiblesse des prix de ces produits. Plus particulièrement, le ralentissement économique et de véritables récessions dans les principales économies émergentes ont eu de lourdes conséquences régionales, en termes de commerce et de tranferts de fonds. Dans l’ensemble, les tendances actuelles de la croissance dans les pays les moins avancés ne correspondent pas à l’objectif « des 7 % minimums de croissance du PIB » comme le spécifie l’ODD 8.

Tenir compte de ces vulnérabilités signifie mobiliser un ensemble varié de mécanismes financiers. S'il est crucial de maintenir l’Aide publique au développement, il faut aussi considérer une panoplie étendue de mesures financières contenant des dispositifs de financements mixtes et innovants. Les opérations financières mixtes ont le potentiel de mobiliser des fonds publics et d’attirer des investissements privés dans les PMA. Les garanties font également partie de ces instruments. 

Cette boîte à outils financière destinée aux PMA devrait, pour gérer les risques, tenir compte des instruments financiers en monnaie nationale. Des instruments financiers basés sur les contingences, comme les obligations indexées sur le PIB et les prêts contracycliques, en sont également des éléments importants.

Mais le renforcement de la résilience des PMA ne se résume pas à amortir les chocs économiques. Les PMA étant particulièrement vulnérables aux chocs causés par des événements climatiques extrêmes, les instruments de couverture des risques tels que les mécanismes d’assurance mutuelle pourraient contribuer à réduire ces situations de précarité.

Le financement des PMA exige non seulement de meilleurs instruments économiques, mais également une façon nouvelle de penser le développement. Cest pourquoi l'une des priorités conjointes de l’AFD et du PNUD est de faciliter et de simplifier l’accès des acteurs locaux aux financements internationaux. Soutenir les autorités locales et la société civile, y compris les acteurs privés, est fondamental. Les lignes de crédit pour les banques locales et les facilités de crédit dans le domaine de la microfinance peuvent être inscrites au menu des options financières dont pourraient disposer les PMA.

La lutte contre les vulnérabilités dépend également de la santé du contexte macro-économique international étant donné que les taux de croissance économique dans les PMA sont étroitement tributaires de la vigueur de l’économie mondiale. Il est essentiel que les politiques macro-économiques internationales soient mieux coordonnées pour soutenir la croissance et les investissements dans les PMA.

La situation des PMA justifie l’urgence des mesures à prendre, mais suggère également qu’avec une boîte à outils plus fournie, et la multiplicité des ressources et des idées disponibles dans le monde, les perspectives de croissance et de développement futurs sont plus prometteuses que jamais.

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