Blog


Des services météorologiques et climatiques modernes pour l’Afrique

par

 Des stations météo tout-en-un peuvent réduire considérablement les coûts de déploiement et de maintenance. Photo: PNUD en Ouganda

En Tanzanie, un coup de foudre a tué un enseignant et six étudiants en 2015 - un triste exemple de morts qui pourraient facilement être évitées avec des services météorologiques et climatologiques modernes.

En améliorant la prise de décision, ces informations peuvent sauver des milliers de vies chaque année et renforcer les moyens de subsistance sur un continent qui a le moins contribué au changement climatique mais en souffre le plus.

Depuis plus de 30 ans, la communauté internationale fait des investissements importants dans les technologies météorologiques, hydriques et climatiques pour l'Afrique subsaharienne. Selon la Banque mondiale, cet investissement s'élève à plus d'un milliard de dollars. Pourtant, aujourd'hui, la plupart de ces services ne sont pas en mesure de répondre aux besoins et ne proposent que des possibilités limitées de coopération transfrontalière.

Pourquoi ? Selon notre rapport Une nouvelle vision pour les services météorologiques et climatiques, lancé lors de la COP22 à Marrakech, les problèmes varient d'un pays à l'autre, mais découlent généralement d’une mauvaise planification des dépenses et du manque de compétences nécessaires à l’exploitation, l’entretien et la gestion des systèmes de surveillance.

Il y a aussi une tendance à privilégier des technologies adaptées au monde développé qui ne qui ne conviennent pas aux rigueurs de l’Afrique subsaharienne, et un manque de coordination entre multiples investissements.

Avec les technologies appropriées, de meilleures capacités et un peu de réflexion sur la façon dont les systèmes de bout en bout sont déployés, l'Afrique peut améliorer considérablement l'impact de ses services hydrométéorologiques nationaux, et fournir aux responsables gouvernementaux, aux petits agriculteurs ou aux entrepreneurs, des alertes en temps réel sur les phénomènes météorologiques extrêmes.

Que ce soit au ministère, à la ferme ou à la réunion du conseil d’entreprise, les décideurs peuvent utiliser cette information pour s'adapter au changement de climat - pour développer les plans nationaux d'adaptation, renforcer la production agricole, limiter les mouvements migratoires et construire des infrastructures intelligentes conçues pour résister aux désastres.

L'investissement dans les services hydrométriques est, après tout, une entreprise lucrative, avec un rendement multiplié par cinq ou davantage en matière de développement économique pour chaque dollar dépensé.

Par exemple, l'impact économique des dangers climatiques sur le secteur agricole en Ouganda est estimé à plus de 46,9 millions de dollars par an.

Mais pour éviter le piège technologique qui a laissé 54% de l'Afrique subsaharienne sans couverture et 71% des stations météorologiques non fonctionnelles (Organisation météorologique mondiale), il faut regarder au-delà des systèmes traditionnels coûteux à entretenir et non adaptés aux zones tropicales.

Les pays devront repenser le statu quo et être novateurs. De nouvelles approches, telles que l'utilisation de stations météorologiques automatiques tout-en-un, les systèmes de localisation de la foudre et le calcul et le traitement des données en nuage peuvent réduire considérablement les coûts de déploiement et de maintenance.

Dans certains cas, des systèmes de surveillance peuvent être déployés sur des tours cellulaires, ce qui assure une sécurité et une alimentation fiable. Les entreprises de télécommunications peuvent également jouer un rôle dans le partage des alertes en temps réel.

En bref, cette nouvelle vision va au-delà de la simple acquisition et installation d'une technologie de surveillance, vers une approche systémique de bout en bout, pour transformer les économies et politiques nationales et bâtir les nations intelligentes sur le plan climatique du 21e siècle.

Blog blog series Changement climatique et réduction des risques de catastrophe Changement climatique Réduction des risques Afrique Bonizella Biagini

PNUD Dans le monde

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe