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L’action climatique pour faire face à la radicalisation et à l’extrémisme violent

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Les changements climatiques et l’extrémisme violent sont deux des principales menaces qui pèseront sur la stabilité des États et des sociétés au cours des prochaines décennies. Dans de nombreux pays du continent (Mali, Sud-Soudan, Nigéria, Somalie, etc.), les changements climatiques impactent la stabilité de façon significative, et sollicitent de manière excessive les capacités de réponse déjà limitées des gouvernements.

Les menaces et les attaques de Boko Haram et d’Al Shabab en Afrique de l’Ouest et de l’Est, la fragilité persistante de la République centrafricaine (RCA) ou la résurgence de l’instabilité au Burundi et au Sud-Soudan ne sont que quelques-uns des conflits qui alimentent ce cycle. On estime qu’il y a eu plus de 4 000 attaques terroristes depuis 2011 en Afrique, entraînant la mort de 24 000 personnes. Près de 2,8 millions de personnes sont déplacées dans leur propre pays dans le seul bassin du lac Tchad, et 700 000 Somaliens croupissent dans des camps de réfugiés. L’extrémisme violent est en train de dévaster les économies du Sahel, de la Corne de l’Afrique et du bassin du lac Tchad. Partout, frustrations, tensions et conflits sont aggravés par les changements climatiques, qui agissent comme des « multiplicateurs de menaces et des accélérateurs de chocs ».

La radicalisation menant à l’extrémisme violent résulte de situations religieuses, idéologiques, économiques et historiques : un chômage élevé, un contrat social déficient entre l’État et le peuple, une mauvaise gouvernance et un faible État de droit peuvent conduire à l’exclusion sociale, à la méfiance et à la frustration. De l'autre côté, les changements climatiques ont une incidence négative sur le capital naturel (eau, nourriture, terre), occasionnant des perturbations sur les moyens de subsistance et les opportunités économiques locales.

Combinées à la fréquence accrue des catastrophes naturelles et à l’incapacité des gouvernements fragiles à répondre aux besoins de leur population ou à assurer une protection, ces épreuves provoquent des frustrations et peuvent conduire à des tensions entre différents groupes ethniques et religieux au sein des pays, ainsi qu’à la radicalisation politique. Cela est de nature à déstabiliser les pays, et même des régions entières.

Une telle situation aggrave aussi la migration forcée des communautés rurales vers les villes, où le manque d’opportunités et des conditions de vie inadéquates rendent les populations hautement vulnérables aux tentatives de radicalisation des groupes extrémistes.

La concurrence pour les ressources naturelles, notamment l’eau, n’a jamais été aussi intense sur le continent, provoquant des migrations dues aux changements climatiques depuis l’Érythrée, la Somalie et le Soudan oriental vers des pays tels que l’Éthiopie et l’Ouganda.

L’action climatique, par le biais de mesures d’adaptation, peut contribuer à renforcer la paix et la stabilité dans de nombreux pays fragiles du continent, en renforçant les capacités des communautés vulnérables et exclues à s’adapter aux chocs causés par le climat ou par l’homme.

Si les moyens de subsistance sont assurés et des opportunités économiques créées, nombre de communautés et d’individus ne se seront pas conduits à adhérer à des croyances religieuses radicales, ou à s’engager dans l’extrémisme violent.

Si l’on veut que l’Afrique surmonte les menaces entraînées par le climat et les conflits, il est important que les gouvernements comprennent ce lien, et veillent à ce que les mesures de prévention de la violence et des conflits soient pleinement intégrées dans les plans et programmes d’adaptation aux changements climatiques.

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