De quoi se faire appeler « Mme Fourneau » pendant des années encore...

11 déc. 2015 par Kidanua Abera, Programme Analyst, Energy and Low Carbon Development, UNDP

Vente de fourneaux améliorés en Ouganda. Photo: PNUD en Ouganda
En intégrant le PNUD pour travailler sur le marché du carbone, j'ai découvert que des émetteurs de gaz carbonique aussi insignifiants en apparence que les foyers traditionnels sur trois pierres pouvaient être dévastateurs. Dans le monde, trois milliards de personnes pratiquent cette méthode de cuisson, qui cause à la fois des problèmes de santé graves et une forte augmentation des émissions de gaz à effet de serre. D'où ma joie d'apprendre que, lors du lancement de sa stratégie pour une économie verte en 2011, l'Éthiopie avait identifié les foyers améliorés parmi les quatre solutions simples pour réduire ses émissions. … Voir

De Paris à chez vous, l’action climatique se localise

07 déc. 2015

Depuis quelques années, les négociations sur le climat n’ont cessé de se complexifier. Ce n’est-ce pas si étonnant dans la mesure où 193 pays aux intérêts concurrents prennent part aux débats.   Les négociateurs adoptent donc une approche participative, laissant aux pays le soin de faire connaitre ce qu’ils sont disposés à accomplir au niveau national dans la réalisation d’objectifs convenus à l’échelle internationale. Action locale Chaque pays – ainsi que ses citoyens – a donc la responsabilité d’estimer son empreinte carbone, de mettre en place des mesures de réduction des émissions et d’augmenter sa résilience face aux effets des changements climatiques. Bilan, atténuation et adaptation : trois mots d’ordre pour une action qui requiert le soutien approprié de ressources financières internationales dédiées à l’action climatique. Communications nationales : pour quoi faire ? Il y a vingt ans, les Nations Unies ont mis en place des outils de suivi obligatoires appelés communications nationales, qui informent la communauté internationale des efforts fournis et politiques adoptées en matière de climat. Toutefois, en raison de complexités techniques, du manque de cadres institutionnels adéquats et de capacités humaines, ces outils  - accessibles au public - n’ont pas encore joué un rôle déterminant dans les politiques de … Voir

De Paris à chez vous, l’action climatique se localise

04 déc. 2015

un homme plantant un arbrePlanter un arbre, acheter des produits certifiés durables : ce sont les actions au niveau local qui détermineront le succès de l’accord international sur le climat. Photo : Riccardo Gangale/NU
Depuis quelques années, les négociations sur le climat n’ont cessé de se complexifier. Ce n’est-ce pas si étonnant dans la mesure où 193 pays aux intérêts concurrents prennent part aux débats. Les négociateurs adoptent donc une approche participative, laissant aux pays le soin de faire connaitre ce qu’ils sont disposés à accomplir au niveau national dans la réalisation d’objectifs convenus à l’échelle internationale. Chaque pays – ainsi que ses citoyens – a donc la responsabilité d’estimer son empreinte carbone, de mettre en place des mesures de réduction des émissions et d’augmenter sa résilience face aux effets des changements climatiques. … Voir

Épargner pour les mauvais jours...

02 déc. 2015 par Yusuke Taishi, Spécialiste régional des questions d'Adaptation aux changements climatiques, Bureau des politiques de développement, PNUD

des personnes assises autour d'une tableL'un des premiers agriculteurs à recevoir l'assurance-récolte WIBI pour cause d'insuffisance de précipitations à Tacunan, dans la région de Tugbok. Photo : PNUD aux Philippines
Activité à risques partout dans le monde, l'agriculture reste à la merci des caprices du temps. Aux Philippines et dans de nombreux autres pays en développement, les approches classiques de prévision de l'arrivée des pluies sont de moins en moins efficaces, et exacerbent les difficultés des fermiers. Face à cette situation, l'assurance-récolte est devenue une mesure de protection courante. Aux États-Unis, 90 pour cent des terres cultivées sont assurées. Mais, aux Philippines, les produits d'assurance-récolte couvrent moins de 10 pour cent de la production totale de riz et de blé. Qui plus est, l'assurance repose sur l'indemnité. Autrement dit, l'assureur doit constater les dommages, et le paiement n'intervient en général que six mois après le sinistre. … Voir

En finir avec le VIH : il en faudra plus que l’aveu de « Mon Oncle Charlie »

01 déc. 2015 par Ludo Bok, Spécialiste des politiques VIH, santé et développement, PNUD

Hommes allumant des bougies en UkraineLe réseau ukrainien de personnes vivant avec le VIH allume des bougies pour la journée internationale de lutte contre le VIH. Photo: PNUD
The media has gone crazy over the disclosure of the La révélation de la séropositivité de Charlie Sheen, l’une des stars américaines les plus controversées, a suscité un regain d’intérêt à l’égard d’une maladie qui laissait de nombreuses personnes indifférentes. La nouvelle a également suscité des débats sur la confidentialité, le chantage et les répercussions juridiques de la non-divulgation de son statut sérologique à d’anciens partenaires. S’il y a un message à retenir, c’est que la stigmatisation continue de favoriser l’épidémie du VIH, tant aux États-Unis que dans le monde. Cela fait trente ans que nous connaissons l’existence de cette maladie, mais les médias ne parviennent toujours pas à l’évoquer sans préjugés et idées fausses. … Voir