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Une génération sans sida, inconcevable ?

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des activisites dans une communautéLa communauté de personnes atteintes du VIH a contribué à enrayer et inverser la propagation du virus et à garantir l’accès au traitement à 15 millions de personnes en Asie. Photo: PNUD/Kazuyuki Uji

Dans cette série de blogs, des experts et des spécialistes du PNUD partagent leurs expériences et leurs vues sur leur travail dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement.

Le 14 juillet 2015, le Secrétaire général de l’ONU a fait une déclaration historique : « Ensemble, nous avons atteint et dépassé les cibles relatives au sida de l’OMD 6... Nous avançons vers une génération sans sida ».  

Cette perspective était tout simplement inconcevable à l’époque où j’ai commencé à travailler pour le PNUD au début des années 2000 lorsque le VIH progressait toujours en Asie et que son traitement était un luxe accessible à quelques privilégiés seulement.

En lisant la déclaration du Secrétaire général, je me suis remémoré les visages des militants communautaires indiens avec lesquels j’ai étroitement travaillé, qui nous ont quittés parce qu’ils n’ont pas eu accès à un traitement abordable.
 
Je me suis souvenu des funérailles sommaires d’une fillette sri-lankaise de 10 ans, décédée du sida, dont le corps maigre et chétif rappelait celui d’un enfant de quatre ans. Aucun ami, aucun voisin, aucun membre de sa famille n’était venu assister à son enterrement.  

Je me suis également rappelé des récits de nombreuses personnes atteintes du VIH, acculées à la pauvreté parce qu’elles étaient trop malades pour travailler, ayant perdu leur emploi à cause de la discrimination, ou ayant dû dépenser toutes leurs économies pour payer leur traitement.

J’ai aussi réfléchi à la manière dont la communauté de personnes atteintes du VIH a contribué à enrayer et inverser la propagation du VIH et à garantir l’accès au traitement du VIH à 15 millions de personnes en Asie.

Cette communauté se compose principalement des personnes les plus stigmatisées et exclues de la société, y compris les transgenres (c’est à dire les personnes dont l’identité sexuelle est différente de celle qu’ils ou elles avaient à leur naissance), d’hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, de consommateurs de drogues, de travailleurs du sexe, de veuves et de pauvres.

Ces personnes ont changé de manière fondamentale la manière dont les personnes touchées peuvent se prendre en main et participer activement à la lutte contre ces maladies. Elles ont démontré que nous avons tous les mêmes droits et créé un mouvement en faveur de l’édification d’un monde qui reconnaît, soutient la diversité et s’en nourrit.  

Mon premier emploi au PNUD consistait à appuyer les groupes locaux de personnes atteintes du VIH en Asie et dans le Pacifique. Le PNUD les a aidés à s’organiser, à développer des savoir-faire et à contacter les décideurs politiques afin que ceux-ci puissent répondre à leurs besoins collectivement, et les aider à défendre leurs droits et à participer aux débats sur la politique.  

Ayant été témoin de leurs combats, de leur refus de renoncer, et de leur détermination à exercer leurs droits, j’ai considéré la déclaration du Secrétaire général comme la victoire de cette communauté, et la preuve que des personnes peuvent changer le monde.

Des écarts importants subsisteront toutefois tant que nous ne pourrons pas vivre dans un monde à l’abri du sida, tant que tous ne pourront pas recevoir un traitement abordable et que les droits des personnes marginalisées ne seront pas respectés.  

Actuellement dans la région Asie-Pacifique, seulement 1/3 des personnes atteintes du VIH reçoivent un traitement vital. Trente-huit pays criminalisent les comportements de certaines populations, y compris les relations homosexuelles et la prostitution, empêchant une riposte efficace contre le VIH. Et les droits de ces personnes continuent d’être bafoués et violés.   

Nous avons beaucoup de chemin à parcourir, mais je pense qu’un nouveau succès semblable à celui que nous venons de connaître n’est pas inconcevable.

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