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Comment les plus démunis peuvent-ils bénéficier du nouveau vaccin contre Ebola ?

La participation des communautés dans les campagnes d'immunisation permettra d'optimiser la couverture tout en réduisant les risques de contracter la maladie. Photo: PNUD au Liberia

Le nouveau vaccin contre Ebola nous rend optimistes. En relativement peu de temps, celui-ci s'est montré efficace à 100% sur les volontaires qui se sont présentés.

Si les scientifiques doivent encore déterminer combien de temps dureront les effets protecteurs du sérum et quel sera son degré d'efficacité contre les différentes souches du virus, VSV-ZEBOV sera certainement un outil important dans la protection du personnel de santé, des travailleurs communautaires et plus généralement des communautés elles-mêmes.

Mais comment ce nouvel outil sera-t-il utilisé? Comment atteindra-t-il les plus démunis? Selon les chercheurs, VSV-ZEBOV doit être conservé à moins 80 degrés Celsius. Comment réaliser une telle prouesse dans des pays aux climats tropicaux où l'infrastructure sanitaire est rudimentaire? Sans approvisionnement électrique constant, il sera difficile de créer les conditions nécessaires pour stocker le vaccin.

Notre expérience avec la réponse au virus du VIH nous a montré qu'investir dans les capacités locales et nationales, au-delà des ministères de la santé, peut générer des dividendes majeurs pour les individus et les communautés.

Nous avons pu établir avec certitude que le développement des capacités dans tout ce qui touche au traitement et à la prévention est essentiel et possible, même dans les conditions les plus complexes et difficiles. L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest nous a démontré que pour être résilients, les systèmes sanitaires doivent se prémunir contre les risques et être adéquatement équipés pour faire face aux chocs et à leurs conséquences.

Et pour cause, l'épidémie a eu d'importants effets secondaires, rendant la crise encore plus complexe.

En Sierra Leone, seulement 20% des 10.000 personnes séropositives reçoivent encore leurs traitements antirétroviraux en raison de la pénurie actuelle de personnel de santé disponible pour les soins non liés à Ebola.

Parmi les autres conséquences de cette crise figurent le chômage et l'insécurité alimentaire. En Sierra Leone, par exemple, au cours de l'épidémie d'Ebola, 50% des emplois au sein du secteur privé ont été perdus tandis qu'au Liberia, le revenu des ménages a chuté de 35,13% en seulement six mois.

Par ailleurs, la riposte initiale contre Ebola a entamé la confiance difficilement gagnée des communautés, stigmatisé et exclu les patients, les survivants et leurs familles, et plus généralement entaché la réputation des services de santé et du gouvernement.

Ainsi, les réponses des collectivités se sont avérées essentielles pour inverser le cours de la maladie. Comme avec le VIH, les survivants et bénévoles issus des quartiers ont joué un rôle important dans la lutte contre la stigmatisation, en aidant à rechercher les cas, à sensibiliser et à éduquer les gens sur la façon dont la maladie se propage et les moyens d'éviter de l'attraper.

La préparation des communautés est, elle aussi, essentielle à toute démarche de vaccination. Selon les chercheurs, la participation de ces communautés dans les campagnes d'immunisation viendra optimiser la couverture tout en réduisant les risques de contracter la maladie. C'est pourquoi il est important d'investir tout de suite dans la mobilisation des populations, qui devrait permettre d'éliminer la possibilité d'une autre épidémie de cette envergure.

Près de cinq milliards de dollars ont été promis pour le relèvement dans les trois pays les plus touchés. Si nous voulons éliminer et prévenir le retour de cette maladie, il est de notre devoir d'investir d'urgence dans la résilience des systèmes de santé et des communautés. Cela veut dire répondre aux besoins économiques, sanitaires et sécuritaires immédiats des communautés. Sans développement, la science ne peut pas profiter à ceux qui en ont le plus besoin.

Afrique Libéria Guinée Sierra Leone Réponse aux crises VIH et santé Mandeep Dhaliwal

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