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Si les océans étaient un pays…

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Pecheurs a São Tomé and PríncipeLes océans procurent de quoi vivre et manger à une part importante de la population mondiale et servent de moyen de transport à 80% du commerce planétaire. Photo: PNUD São Tomé and Príncipe

« Sept milliards de rêves. Une seule planète. Consommons avec modération. » Le thème de la Journée mondiale de l’environnement nous invite à rêver un monde meilleur et à prendre les engagements nécessaires pour que celui-ci se réalise. Cela me plaît. Moi qui ai grandi en bord de mer en Afrique du Sud, j’ai un rêve fou : un océan sain qui nourrit la vie sur la planète Terre.

Pourquoi privilégier l’océan à une myriade d’autres causes environnementales, me demanderez-vous ? Simplement parce que l’océan rend possible la vie sur Terre.

Toute vie, y compris la race humaine, dépend d’océans en bonne santé. Comme le fait remarquer la biologiste marine Sylvia Earle : « La moindre goutte d’eau que vous buvez, l’air que vous respirez vous relient à l’océan. Où que vous viviez sur Terre. » Le milieu océanique est indéniablement lié à la vie humaine.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a récemment évalué la valeur totale des actifs océaniques à 24 000 milliards de dollars et le produit marin brut annuel à au moins 2 500 milliards de dollars. Pour comprendre ces chiffres, imaginez que nous donnions une rente annuelle de 350 dollars à chaque personne vivant sur Terre en ce moment ; cela n’épuiserait pas complètement les richesses que nous extrayons chaque année des océans. Si ceux-ci étaient un pays, ils se classeraient au septième rang des économies mondiales, devant le Brésil ou la Russie.

Les océans procurent de quoi vivre et manger à une part importante de la population mondiale et servent de moyen de transport à 80% du commerce planétaire.

Le milieu marin et l’environnement côtier constituent aussi des ressources cruciales pour l’important secteur du tourisme. À l’heure actuelle, les fonds marins fournissent 32% de la consommation mondiale d’hydrocarbures et leur exploitation ne fait qu’augmenter. La mer offre aussi un vaste potentiel de production « d’énergie bleue » renouvelable avec des ressources comme le vent, les vagues, les marées, les eaux thermales et la biomasse.

Mais en dépit des bénéfices que nous tirons de l’océan, nous acceptons qu’il se dégrade.

D’après l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), près de 90% des stocks halieutiques de la planète sont surexploités ou ont atteint le niveau maximum d’exploitation. Selon un rapport récent, trois quarts des récifs de coraux restants, qui représentent l’écosystème marin le plus diversifié au monde, sont menacés et beaucoup sont déjà condamnés. Si l’on continue sur la même voie en matière d’émissions de gaz à effet de serre, d’ici à 2015 tous les récifs de coraux auront disparu.

Récemment, j’ai fait de la plongée le long de barrières coralliennes extraordinaires près du littoral indonésien. Leur beauté ne peut se chiffrer en dollars, car comment mettre un prix sur la diversité marine ?

Alors j’ai un rêve fou et je m’engage à ne plus jamais manger que du poisson pêché de manière durable. Je m’engage à pousser les peuples à établir des zones marines protégées partout dans le monde afin de donner refuge aux populations halieutiques et à celles des récifs coralliens. C’est peu, je sais, mais comme l’a dit le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon : « Même si les décisions individuelles ont l’air insignifiantes face aux tendances et menaces majeures, lorsque des milliards de gens unissent leurs forces pour atteindre un objectif commun, nous pouvons faire une différence énorme. »

Je vous invite tous à voir grand pour améliorer l’environnement et à prendre des engagements en ce sens. Comme tout ce que vous entreprendrez aura un lien avec l’océan, vous m’aiderez à réaliser mon rêve fou, quoi que vous fassiez et si loin que vous soyez du bruit des vagues et de la houle.

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