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Afrique : Sortir de la zone grise pour l’émergence

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Une femme au BurundiPour transformer la croissance économique en prospérité partagée, les pays africains doivent encourager la création d'emplois. Photo: Aude Rossignol/PNUD Burundi

L’actualité récente en Afrique offre un mélange d’optimisme et de pessimisme, défiant les théories simplistes selon lesquelles le continent serait à l’heure de son essor ou, à l’opposé, une région sans espoir. Ces différentes analyses oublient de considérer que le développement est un processus fait de progrès, mais aussi de reculs.

Dans cette zone grise, la croissance économique peut conduire à des niveaux accrus d’inégalité, et même coexister avec conflits et instabilité politique. Lorsque cette réalité est prise en compte, la question n’est pas de savoir si un pays se développe, mais plutôt comment passer de croissance économique à stabilité et prospérité partagée.

Malgré les défis, des avancées décisives sont possibles, et peuvent donner lieu à des améliorations remarquables du niveau de vie des populations.

Prenons l’exemple de l’Ile Maurice. Auparavant pauvre et spécialisée dans la production de sucre, cette nation insulaire a modernisé et diversifié son économie, exportant du textile et servant de plateforme financière au reste du monde.

L’Ethiopie nous offre une autre illustration. Depuis trente ans, son économie croît plus vite que n’importe quelle autre économie non-pétrolière et ses exportations se sont diversifiées pour inclure  des produits manufacturés en cuir, et du textile. Fort de son succès, le gouvernement a investi massivement pour transformer son agriculture, protéger son économie contre les changements climatiques et éliminer la mortalité infantile.

Ces exemples ont en commun trois facteurs de réussite :

Tout d'abord, il faut une vision, un leadership et un engagement politique capables d'orienter le processus de développement dans la bonne direction, parfois à l’encontre de certains intérêts établis. L’Etat a un rôle primordial à jouer pour aider les industries à s’épanouir, pour faciliter la création d'un environnement favorable aux entreprises, et pour investir dans les services sociaux et les infrastructures telles que les routes et l’électricité.

Deuxièmement, il faut une économie robuste pour continuer à investir dans le développement humain sur le long terme. Les économies émergentes les plus dynamiques – dont la Chine, le Brésil et l’Afrique du Sud -- ont mis en œuvre des politiques agressives d’industrialisation et approfondi leur intégration avec l’économie mondiale, atteignant de nouveaux sommets en matière de sophistication technologique tout en formant leur main d’œuvre. De plus, grâce aux progrès révolutionnaires de la technologie du téléphone portable, de la recherche médicale et des données ouvertes, l’Afrique a la possibilité d’effectuer d’énormes bonds en avant pour réaliser cette intégration.

Troisièmement, les citoyens, et tout particulièrement les jeunes, doivent pouvoir diriger le processus de développement. D’ici à 2050, l’Afrique comptera 1,2 milliard d’habitants de plus. Si les jeunes diplômés d’aujourd’hui ont du mal à trouver un emploi ou se sentent marginalisés sur le plan politique, le problème est susceptible d’empirer considérablement, avec des conséquences sérieuses telles que la violence, le terrorisme et l’instabilité politique.

Investir dans les personnes ne se limite pas à créer des filets de sécurité. Il s’agit également d’écouter les points de vue, d’aider à l’épanouissement de la créativité et de construire les bases d’un Etat démocratique viable.

Développement durable Rapport sur le développement humain Réduction de la pauvreté et des inégalités Croissance inclusive Moyens de subsistance Afrique Maurice Éthiopie Jeunesse

PNUD Dans le monde

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe