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Ceux qui risquent tout pour leur survie méritent de se sentir en sécurité

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Réfugiés syriensDes réfugiés syriens font la queue au centre d'enregistrement de l'ONU à Zahle, Beyrouth, Liban. Photo: PNUD au Liban

Il y a quelque temps, j’ai appris l’histoire d’une Syrienne du nom de Nour.* Comme beaucoup de ceux dont la vie a été bouleversée par le conflit en Syrie, elle a été obligée de fuir son foyer et de s’installer dans un pays voisin. Une fois là-bas, elle a été victime d’un grave accident, un autre conducteur ayant enfreint le code de la route et embouti sa voiture. La jeune femme a survécu, mais pas le reste de sa famille, et à la perte de son foyer s’est ajouté l’immense chagrin d’avoir perdu ses proches.

Nour a déposé plainte auprès du poste de police et demandé de l’aide aux autorités pour que les chauffards soient traduits en justice. Mais au lieu de recevoir une écoute et de l’aide, elle n’a rencontré que de la résistance et c’est elle qu’on a accusé. Après tout, c’était une réfugiée. Une étrangère. Aujourd’hui, Nour attend toujours que ceux qui ont tué sa famille soient tenus responsables.

Ce n’est là qu’une des multitudes d’histoires que nous rapportent les personnes touchées par la crise en Syrie. Des millions de gens ont quitté leur foyer, abandonné leur métier et parfois même leur famille dans leur quête de sécurité. Or, où qu’ils aillent, ils ne bénéficient toujours d’aucune protection efficace. Dans certains cas, la justice et les organes chargés de la sécurité n’ont pas les capacités nécessaires pour répondre aux flux substantiels de réfugiés et de migrants. Dans d’autres, l’afflux d’individus déplacés de force exacerbe les tensions dans les communautés hôtes. Souvent, ces deux cas d’espèce coexistent.

Pour assurer la stabilité et la sécurité de tous, il est essentiel de renforcer l’État de droit, même en pleine crise. Au PNUD, nous aidons ceux qui ont été victimes de maltraitance et de violations des droits de l'homme pour qu’ils puissent demander réparation, notamment en encourageant la société civile et les organisations non gouvernementales à enquêter sur les abus. Nous collaborons aussi avec les acteurs nationaux ou locaux pour accroître l’accès à la justice et aux services juridiques gratuits.

Au Liban, par exemple, nous collaborons avec la police municipale pour réduire les frictions et prévenir des incidents violents entre réfugiés syriens et Libanais. Nous appuyons aussi les autorités pour diminuer la pression sur le système carcéral surpeuplé du pays (qui fonctionnerait à 330 % de ses capacités à l’heure actuelle).

En Jordanie, nous formons des partenariats avec des communautés hôtes (y compris des tribunaux appliquant la sharia ou d’autres juridictions religieuses) afin d’améliorer l’accès à la justice pour les plus vulnérables, adultes et enfants des deux sexes.

La justice, la sécurité et le respect des droits de l'homme ne sont pas des objectifs dont nous pouvons espérer la réalisation une fois que des accords politiques auront été trouvés. L’État de droit, c’est maintenant qu’il faut le mettre en place. C’est ce qui détermine si des femmes, des enfants et des hommes qui ont déjà tant risqué pour assurer leur survie peuvent ou non se sentir en sécurité dans leur nouveau lieu de vie (même s’il est temporaire) et trouver de nouveaux moyens de subsistance pour eux-mêmes et leurs familles. Nour et tant d’autres en dépendent pour pouvoir vivre en paix après tant de malheurs.

Alejandro Alvarez Blog État de droit Pays arabes Liban République arabe syrienne Gouvernance des crises Réponse aux crises

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