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S’adapter en partant du bas

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  Des fermiers au Tadjikistan cultivent désormais des espèces fruitières et potagères indigènes supportant les effets du changement climatique. Photo : PNUD au Tadjikistan

Ismail Faisov exploite une ferme dans la région montagneuse du Dashtijum Jamoat au Tadjikistan. C’est une région où les cultures fruitières et potagères indigènes résistent naturellement à la sécheresse, aux temps froids, aux maladies et à d’autres perturbations environnementales. Pourtant, Ismail a choisi de vendre des variétés importées qui supportent mal les changements climatiques et il a du mal à subvenir aux besoins de sa famille.

Au Cambodge, les agricultrices de la province de Siem Reap ont de grandes difficultés à avoir accès à des pompes solaires pour l’irrigation, qui leur permettraient de s’adapter à la baisse des précipitations.

A Maurice, dans la zone des Quatre Sœurs, les petites entreprises situées sur la côte ont le plus grand mal à se protéger des inondations de plus en plus fréquentes.   

La majorité des habitants du monde en développement vit dans des zones rurales pauvres, et dépendent des petites et micro-entreprises pour subvenir à leurs besoins.  

Ces acteurs vitaux, qui emploient environ 60 à 80 % de la main d’œuvre, sont souvent marginalisés lorsque les décideurs politiques du monde débattent des manières de faire participer le secteur privé à la promotion d’un développement résilient face aux changements climatiques. Comment pouvons-nous combler cette lacune ?

Dans notre rapport, coécrit avec l’Institut des ressources mondiales (anglais), nous formulons des recommandations quant aux meilleures manières d’accroître la résistance des petites et micro-entreprises aux changements climatiques. Le rapport parvient à trois conclusions :

1)    Il est justifié d’un point de vue économique que les petites et micro-entreprises accroissent leur résistance aux changements climatiques et créent de nouveaux produits et services pour renforcer la résilience de leurs communautés. Elles pourront ainsi éviter des conséquences négatives pour leurs entreprises (par exemple, en utilisant des semences résistant à la sécheresse) et développer de nouveaux services ciblant leurs communautés (tels que des services de téléphonie mobile fournissant des informations sur le climat).  

2)    De nombreux obstacles empêchent les commerçants d’agir, notamment le manque d’accès à des informations sur les risques et à des mesures d'adaptation d'un bon rapport coût-efficacité ; à des financements, des capacités et des compétences techniques ; des politiques qui entravent l’adaptation ; et les normes sociales.

3)    Le secteur public, avec l’aide des partenaires de développement, ONG et autres acteurs, peut aider les petites et micro-entreprises à faire des investissements plus judicieux, qui maintiennent ou augmentent leurs profits. Des subventions devraient être offertes pour ces interventions sous forme de fonds verticaux. 

Nous avons mis ces concepts en pratique. Par exemple, des subventions du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) ont permis à Ismail de construire une pépinière d’espèces fruitières locales adaptées au climat... Depuis, Ismail s’est protégé contre les risques en réinvestissant ses profits dans la construction d’un café et d’un magasin où il projette de vendre les produits de son jardin.

Des notions telles que le changement axé sur la transformation commencent souvent avec des petites idées et des petits commerces. Les gouvernements qui travaillent avec leurs petites et micro-entreprises feront un grand pas en avant pour créer les conditions en faveur d’une adaptation climatique…partant du bas. 

Bella Tonkonogy Changement climatique et réduction des risques de catastrophe Énergie Environnement Changement climatique Adaptation Développement durable Financement pour l'environnement

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