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Investir dans le climat : un fardeau ou un avantage pour les pauvres ?

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Hommes en République dominicaineLes villageois sont les principaux acteurs du projet en parcourant forêts et campagne pour trouver les sources d'eau adéquates à l’implantation des centrales micro-électriques. Photo: PNUD en République dominicaine.

Au fil du temps, la plupart des arguments avancés contre les actions d’adaptation au changement climatique ont cessé de convaincre. L’un d’entre eux persiste pourtant : le coût prohibitif de ces actions.

Heureusement, les avancées technologiques, une meilleure compréhension des liens entre accès à l’énergie et pauvreté, et la nécessité de trouver des solutions sobres en carbone ont permis de démontrer que loin d’être un fardeau, l’action climatique est l’un des piliers de la réduction de la pauvreté.

Les mesures prévues pour atténuer le changement climatique ont d’autres avantages, « indirects », mais  utiles en soi.  La Gold Standard Foundation a constaté qu’en plus de réduire les émissions de carbone, ses projets à petite échelle obtenaient des résultats supplémentaires d’une valeur de plusieurs milliards de dollars.

C’est ce qui m’a poussé à examiner de plus près notre portefeuille sur le changement climatique. La majorité des projets sont relativement modestes et ciblent les communautés pauvres, ce qui fait que nous avons souvent du mal à mesurer les impacts mondiaux de nos initiatives. C’est particulièrement vrai pour les interventions liées au changement climatique, le principal indicateur de succès étant la quantité d’émissions évitées. Or, la plupart de nos projets ont cours dans de petites communautés rurales qui ne produisent de toute façon que peu de CO².

J’ai donc décidé d’adopter une approche focalisée sur les avantages indirects pour estimer l’impact réel de nos investissements. Le Programme a appuyé plus de 4000 projets liés au changement climatique au cours des 20 dernières années. Environ 60 % d’entre eux proposaient des solutions communautaires ayant trait à l’énergie renouvelable et à l’efficacité énergétique.

Pour cette étude pilote (encore en cours), j’ai sélectionné 3 initiatives utilisant des technologies sobres en carbone : l’énergie solaire pour chauffer l’eau en Jordanie, des cuisinières éco-énergétiques au Nicaragua et des microsystèmes hydroélectriques en République dominicaine. J'ai ainsi découvert que ces projets généraient des avantages indirects qui excédaient de loin l’investissement initial.

Par exemple, les avantages indirects annuels du projet jordanien (en termes d’emploi, d'économie d’énergie, de protection des forêts et de temps gagné) atteignent près de 160 000 dollars pour un investissement initial de 23 000 dollars.

Au Nicaragua, les avantages indirects se montent à 56 185 dollars rien que la première année, si l’on chiffre la quantité de travail, le temps et l’argent épargnés. L’investissement initial se montait, lui, à 4 560 dollars.

Lorsque nous avons examiné l’impact cumulé des interventions communautaires en République dominicaine, où 37 microsystèmes hydroélectriques locaux ont été installés depuis 1997, nos premières estimations des avantages indirects s’élevaient à 7 891 280 dollars en termes d’emploi, d’épargne et de préservation de la biodiversité.

Maintenant que les avantages indirects sont entrés dans le débat, nous espérons que les leçons tirées de notre programme aideront à généraliser l’idée que l’atténuation du changement climatique permet de réduire la pauvreté, en plus d’éviter les catastrophes.

Angelica Shamerina Blog blog series Changement climatique et réduction des risques de catastrophe Énergie Environnement Changement climatique Énergies renouvelables Réduction de la pauvreté et des inégalités Amérique latine et Caraïbes République dominicaine Nicaragua Jordanie

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