Changement climatique et réduction des risques de catastrophe

Pathway to paris commence et finit avec les médias

20 sept. 2017 par Pradeep Kurukulasuriya, Programme d'action pour l'adaptation aux changements climatiques (NAPA), PNUD

Une animatrice radio diffuse des programmes éducatifs au Laos.
Nous vivons dans un monde où les vérités ne sont plus si certaines, où la capacité d’attention diminue, où les priorités se font concurrence et où les enjeux sociaux et politiques sont toujours plus complexes. Ce sont ces forces même qui menacent d’entraver l’Accord de Paris, favorable à un avenir moins pollué par le carbone et adapté au changement climatique. Et au milieu de tout cela, les médias indépendants s'efforcent de distinguer le vrai du faux et de couper court à la désinformation et aux fausses données scientifiques. Les médias ont pour rôle essentiel de mettre tout le monde d’accord sur le fait avéré, aussi terrible soit-il, qu’en l’absence d’action face au changement climatique, nous risquons de compromettre les gains économiques, environnementaux et sociaux de ces 30 dernières années. Cela aura un effet désatreux que devront gérer les générations futures. C’est l’un des problemes majeurs du 21e siècle et, je le crains, l'aspect sur lequel l'histoire nous jugera. … Voir

Affronter le changement climatique au Soudan du Sud

29 juin 2017 par Jean-Luc Stalon, Directeur Pays Adjoint du PNUD au Soudan du Sud et et Biplove Choudhary, Chef d'équipe, développement humain et croissance inclusive, PNUD au Soudan du Sud

Enfant et homme au Soudan du SUd
Selon l'Indice de vulnérabilité au changement climatique 2017, le Soudan du Sud est classé parmi les cinq pays les moins performants au monde avec la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, Haïti et le Libéria. Les projections indiquent qu'au Soudan du Sud, le réchauffement climatique se fera sentir 2,5 fois plus qu’en moyenne dans le monde. Plus de 11 millions de personnes dépendent quasi exclusivement de secteurs sensibles au climat pour leur subsistance, notamment l'agriculture, les ressources forestières et la pêche. Les cours d’eau saisonniers commencent à se tarir, affectant les communautés de pêcheurs dans plusieurs régions du pays. Des périodes de plus grande sècheresse pourraient également être un facteur de déforestation accrue et de conflits entre les bergers et les communautés agricoles en ce qui concerne l'accès aux pâturages. … Voir

Comment ‘régler’ les efforts de relèvement après une catastrophe ?

09 juin 2017 par Jo Scheuer et Francis Ghesquiere

Disaster risk reductionIl est essentiel que les pays enclins aux catastrophes établissent les dispositions institutionnelles, politiques et budgétaires nécessaires au relèvement, tout en renforçant leur capacité de coordination et de mise en œuvre. Photo: Andrea Ruffini / PNUD Haïti
Le lien entre pauvreté et catastrophes est de plus en plus apparent. De nouvelles recherches montrent que les événements météorologiques extrêmes seuls plongent chaque année jusqu'à 26 millions de personnes dans la pauvreté. Les pertes annuelles ont dépassé le cap des 500 milliards de dollars US et rien ne laisse présager un ralentissement de cette tendance. Pourtant, rares sont les pays en développement qui sont adéquatement préparés à ces événements de plus en plus fréquents. Prêts pour le relèvement Les efforts de préparation aident les gouvernements à répondre plus rapidement et efficacement au lendemain d'une catastrophe, et donnent aux collectivité la possibilité de mieux faire face à ce type d'événements à l'avenir. Mais si les pays investissent davantage dans la prise en charge des risques liés aux catastrophes, ils ne prennent souvent pas les dispositions nécessaires au niveau institutionnel pour œuvrer au relèvement. The link between poverty and disasters is becoming clearer – new research shows that extreme weather events alone are pushing up to 26 million people into poverty every year. With forces like climate change, urban expansion, and population growth driving this trend, annual losses have passed more than $500 billion annually, and show no signs of slowing. With limited time and resources, however, adequate preparedness for these common events is often neglected in developing countries. The result is a pattern of deficient recovery that is imperiling sustainable development, and leaving millions of the most vulnerable behind. … Voir

La situation alimentaire en Ethiopie aussi est extrêmement préoccupante

26 mai 2017 par David Das Neves, Chargé de Coopération Sud-Sud et Efficacité du Développement, Centre Régional pour l'Afrique, PNUD.

Eleveur de bétail en Ethiopie L'Ethiopie est l'un des pays d’Afrique où on dénombre le plus de bétail, et la perte du cheptel affecte durement les familles qui en dépendent comme source de nourriture ou de revenu. Photo: PNUD Ethiopie
Beaucoup de personnes ont des difficultés à imaginer que des individus meurent encore de faim avec tous les moyens à notre disposition. J’ai rejoint le PNUD à Addis-Abeba en provenance de Genève, où les habitants ne se soucient généralement pas de savoir s’ils mangeront ce soir. Lorsque vous vivez en Ethiopie, les enjeux liés à la sécurité alimentaire vous font face et il est impossible d’ignorer la situation de crise que le pays affronte actuellement. Mais il faut faire attention au terme famine, qui a sa propre définition. Le Soudan du Sud est actuellement dans une situation de famine. La Somalie et le Nigeria font partie des pays en Afrique où le risque de famine est imminent. Au-delà du continent, le Yémen est aussi très affecté. On compte ensuite des pays sévèrement touchés par des problèmes de sécurité alimentaire, comme le Niger, le Tchad, le Cameroun, l’Érythrée et l’Éthiopie. Personne ne peut nier l’effet du climat parmi les causes de la crise alimentaire actuelle. La forte sécheresse qui sévit actuellement dans cette partie du globe fait des ravages. Mais d’autres facteurs doivent être pris en compte. … Voir

La riposte contre la sécheresse doit être pérenne, pas sporadique

18 mai 2017 par Siddharth Chatterjee,Coordonnateur résident des Nations Unies et Représentant résident du PNUD au Kenya

Des enfants transportant de l'eau, Dadaab, Kenya. Photo : Leonard Odini/PNUD Kenya
Depuis fin 2016, la sécurité alimentaire au Kenya s'est profondément dégradée. Avec la sécheresse, les ruisseaux et rivières se sont asséchés, décimant les récoltes et le bétail sur l'ensemble du territoire. D'après l'UNICEF, près de 110 000 enfants de moins de cinq ans ont besoin d'un traitement, contre 75 300 en août 2016. Dans les comtés les plus sévèrement touchés de Turkana, Marsabit et Mandera, un tiers des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aigüe, soit le double du seuil d'urgence. Une riposte sous-financée Il faut répondre de toute urgence à cette crise. La distribution systématique de suppléments alimentaires aux enfants en bas-âge et aux femmes enceintes ou allaitantes peut éviter une flambée catastrophique de la mortalité dans les mois à venir. Lorsque le gouvernement a déclaré la sécheresse « catastrophe nationale », plus de 2,6 millions de Kenyans avaient besoin d'une aide alimentaire d'urgence. Ce chiffre continuera d'augmenter à moins de lever 166 millions de dollars US pour venir en aide aux populations les plus vulnérables. Seul un tiers de ce montant est disponible à l'heure actuelle. … Voir

PNUD Dans le monde

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe