La situation alimentaire en Ethiopie aussi est extrêmement préoccupante

26 mai 2017 par David Das Neves, Chargé de Coopération Sud-Sud et Efficacité du Développement, Centre Régional pour l'Afrique, PNUD.

Eleveur de bétail en Ethiopie L'Ethiopie est l'un des pays d’Afrique où on dénombre le plus de bétail, et la perte du cheptel affecte durement les familles qui en dépendent comme source de nourriture ou de revenu. Photo: PNUD Ethiopie
Beaucoup de personnes ont des difficultés à imaginer que des individus meurent encore de faim avec tous les moyens à notre disposition. J’ai rejoint le PNUD à Addis-Abeba en provenance de Genève, où les habitants ne se soucient généralement pas de savoir s’ils mangeront ce soir. Lorsque vous vivez en Ethiopie, les enjeux liés à la sécurité alimentaire vous font face et il est impossible d’ignorer la situation de crise que le pays affronte actuellement. Mais il faut faire attention au terme famine, qui a sa propre définition. Le Soudan du Sud est actuellement dans une situation de famine. La Somalie et le Nigeria font partie des pays en Afrique où le risque de famine est imminent. Au-delà du continent, le Yémen est aussi très affecté. On compte ensuite des pays sévèrement touchés par des problèmes de sécurité alimentaire, comme le Niger, le Tchad, le Cameroun, l’Érythrée et l’Éthiopie. Personne ne peut nier l’effet du climat parmi les causes de la crise alimentaire actuelle. La forte sécheresse qui sévit actuellement dans cette partie du globe fait des ravages. Mais d’autres facteurs doivent être pris en compte. … Voir

Innovation pour le développement en Afrique : le secteur public

23 mai 2017 par Marc Lepage, Fonds régional pour l’innovation, PNUD Afrique

Les technologies de l’information au service de l’amélioration du secteur public L’innovation dans le secteur public est nécessaire afin de trouver des solutions pour améliorer les services et servir des citoyens dont les attentes continuent d’augmenter. Photo : PNUD Burundi
L’innovation dans le secteur public n’est pas différente de celle des autres secteurs. On y fait souvent appel lorsqu’il devient nécessaire de trouver une solution pour améliorer les services dans le cadre de restrictions budgétaires, afin de servir des citoyens dont les attentes continuent d’augmenter. Le secteur public subit constamment des pressions politiques intenses et doit répondre à des changements sociaux (par exemple, le vieillissement de la population). L’innovation devient cruciale pour assurer l’accès à des services de meilleure qualité. En outre, le secteur public représente un marché important pour des produits innovants (biens et services) dans tous les secteurs de l’économie, ce qui a un impact sur les marchés publics. … Voir

Payer pour notre planète : tourisme et biodiversité

22 mai 2017 par Midori Paxton, conseillère technique régionale en écosystèmes et biodiversité

Tigres en IndeEn Inde, une étude de 2015 a attribué une valeur de 24 milliards de dollars aux six réserves de tigres du pays, soit une valeur de 1,2 milliard de dollars par an. Photo: PNUD en Inde
La célébration de la Journée internationale de la diversité biologique nous rappelle avec force la valeur de la nature et des écosystèmes pour la vie humaine et le bien-être de nos sociétés. Comme cette date coïncide avec celle de l’Année internationale du tourisme durable, il convient de souligner le rôle crucial que le secteur du tourisme peut accomplir dans la conservation de la biodiversité. En Namibie, le tourisme est devenu la deuxième plus grande industrie après l’industrie minière, dépassant dans les années 2000 la pêche et l’agriculture. Dans le pays, soutenir le tourisme signifie protéger la nature — la ressource même qui attire des visiteurs du monde entier. Selon une étude commandée par le gouvernement, les investissements dans l’amélioration de la gestion du parc national pourraient avoir un rendement économique de 42 %. De même, en Inde, une étude de 2015 a attribué une valeur de 24 milliards de dollars aux six réserves de tigres du pays, soit une valeur de 1,2 milliard de dollars par an. Les personnes parcourent la moitié du globe pour aller voir des tigres. Mais que doit faire le gouvernement indien pour garantir des ressources financières suffisantes pour gérer efficacement ces aires protégées ? … Voir

La riposte contre la sécheresse doit être pérenne, pas sporadique

18 mai 2017 par Siddharth Chatterjee,Coordonnateur résident des Nations Unies et Représentant résident du PNUD au Kenya

Des enfants transportant de l'eau, Dadaab, Kenya. Photo : Leonard Odini/PNUD Kenya
Depuis fin 2016, la sécurité alimentaire au Kenya s'est profondément dégradée. Avec la sécheresse, les ruisseaux et rivières se sont asséchés, décimant les récoltes et le bétail sur l'ensemble du territoire. D'après l'UNICEF, près de 110 000 enfants de moins de cinq ans ont besoin d'un traitement, contre 75 300 en août 2016. Dans les comtés les plus sévèrement touchés de Turkana, Marsabit et Mandera, un tiers des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aigüe, soit le double du seuil d'urgence. Une riposte sous-financée Il faut répondre de toute urgence à cette crise. La distribution systématique de suppléments alimentaires aux enfants en bas-âge et aux femmes enceintes ou allaitantes peut éviter une flambée catastrophique de la mortalité dans les mois à venir. Lorsque le gouvernement a déclaré la sécheresse « catastrophe nationale », plus de 2,6 millions de Kenyans avaient besoin d'une aide alimentaire d'urgence. Ce chiffre continuera d'augmenter à moins de lever 166 millions de dollars US pour venir en aide aux populations les plus vulnérables. Seul un tiers de ce montant est disponible à l'heure actuelle. … Voir

La nature à notre rescousse pour réduire les risques d’inondation

16 mai 2017 par Saskia Marijnissen, Conseillère technique régionale, Ecosystème et biodiversité, PNUD Afrique

En Sierra Leone, plus de 3 millions de personnes vivent dans des zones côtières de plus en plus vulnérables. Trouver des alternatives durables et innovantes pour travailler avec la nature, plutôt que contre elle, devient crucial. © Tommy Trenchard/ PNUE
De l’embouchure du Mississippi à celle du Nil, les communautés sont depuis des siècles attirées par les plaines d’inondation côtières. Et lorsque rivières et océans se rencontrent, la nature donne le meilleur d’elle-même. La sédimentation des rivières nourrit les terres fertiles et augmente ainsi de manière considérable les capacités de production agricole et piscicole. À l’heure actuelle, les rives des estuaires et les littoraux concentrent 60 % de notre population mondiale, et font ainsi partie des régions les plus peuplées au monde. Les zones côtières, aussi attrayantes soient-elles, présentent des risques importants pour ceux qui y vivent. Les inondations sont les catastrophes naturelles les plus fréquentes, et certains des plus grands cataclysmes se sont produits en zones côtières. Pensez aux ravages provoqués par l’ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans ou aux terribles inondations qui se produisent chaque année au Bangladesh. … Voir