Programme de bourse de securité familiale au Sénégal : « Une réponse à la lutte contre la pauvreté »

05 oct. 2013

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Le Programme de bourses de sécurité familiale, lance le neuf octobre  par le chef de l'Etat, Macky Sall  est une réponse multidimensionnelle à la lutte contre la pauvreté et devrait permettre d’accélérer l’atteinte des Objectifs du Millenaire pour le Developpement au Sénégal. Telle est la conviction de Mme Fatoumata Bintou Djibo, coordonnatrice résidente du système des Nations-unies et représentante-résidente du PNUD au Sénégal.
Pour la Representante Residente du PNUD estime lors de son allocution que  « la question de la protection sociale pour tous est devenue aujourd’hui une préoccupation pour tous les dirigeants et un passage obligé pour garantir la paix sociale et la stabilité en Afrique ». A son avis, il n’est pas juste aujourd’hui que plus de 60 ans après la déclaration universelle des droits de l’homme, d’avoir des enfants qui ne mangent pas à leur faim, que ces enfants ne puissent pas aller à l’école du fait de l’extrême pauvreté de leurs parents. Aussi, ajoute Mme Djibo, « est-il juste que des mères de famille meurent en donnant la vie faute de ne pouvoir accéder aux soins de santé maternelle ? Nous ne pouvons donc plus rester insensibles à de telles situations aussi dévalorisantes qu’inacceptables tant sur le plan de l’éthique que celui de l’équité ». Selon elle, « les politiques publiques de protection sociale constituent l’une des meilleures et plus efficaces manières de combattre les inégalités ». « Dans ce sens, nous encourageons le gouvernement du Sénégal à poursuivre ses efforts pour une protection sociale prenant la norme d’une couverture sociale universelle grâce à laquelle il n’existerait plus d’individus hors du système car elle constitue une approche novatrice pour différentes raisons », a-t-elle soutenu.
Mieux, pour la coordonnatrice résidente du système de l’Onu, l'initiative trouve également sa pertinence dans la persistance de la pauvreté. « Monsieur le président de la République, votre constance et votre détermination sont d’autant plus justifiées et louables que la pauvreté reste un phénomène persistant au sein des ménages et surtout en milieu rural », a affirmé, Mme Djibo, qui a avancé que le taux de pauvreté est passé de 57, 3 % en 2001 à 46, 7 % en 2011, soit une baisse de 10 % sur une période de 10 ans. Toutefois, F.Bintou Djibo précise que "le nombre de personnes vulnérables a accru. , nous interpellant ainsi sur la dynamique de mise en place d'une chaîne de solidarité », a révélé la Coordonnatrice résidente du système de l’Onu.