Les bonnes affaires de Mère Soda du GIE « Takku Liggey 3 »


Mère Soda dans son stock d’arachides - Credit photo : PNUD Senegal

Elle a bénéficié de l’appui de partenaires pour fructifier son commerce. Aujourd’hui, Soda Diop et son groupement d’intérêt économique (GIE) « Takku Liggey 3 » constituent un exemple de réussite pour le village de Keur Ndiouga dans le département de Louga (Nord Ouest du Sénégal).

A retenir

  • A Keur Ndiouga, beaucoup de femmes ont pris leur envol économique et acquis une autonomie financière grâce à l’appui de la MDL
  • Les bénéfices de mère Soda sont en nette augmentation et lui permettent de constituer une épargne importance à la mutuelle partenaire
  • Grâce à ses économies, elle est propriétaire d’un important stock d’arachides, qu’elle compte revendre à la prochaine saison des pluies
  • Elle exporte aussi ses productions dans les autres localités du Sénégal comme Dakar et Touba.

 

« Maintenant mes enfants mangent bien et ils ne rencontrent plus de problèmes à l’école. Cela fait que je suis plus respectée et mon mari est très content de moi  ». Ce témoignage de Soda Diop en dit long sur le parcours cette quinquagénaire habitante de Keur Ndiouga. Mère Soda, comme les gens l’appellent affectueusement là-bas, est  depuis 10 ans la présidente du groupement d’intérêt économique (GIE) «Takku Liggey 3 » de ce village situé dans la communauté rurale de Niomré dans département de Louga. Soda Diop fait partie des 08 groupements, de 10 femmes chaque, financés par les mutuelles partenaires de la Maison du développement local (Mdl) de Louga à Keur Ndiouga. Dans cette localité, beaucoup de femmes sont aujourd’hui comme Mère Soda ; elles ont pris leur envol économique et acquis une autonomie financière grâce à l’appui de la Mdl.

 

La vie de Mère Soda a changé. Elle parvient à subvenir aux besoins de sa famille et même de ses parents à qui elle envoie de temps en temps de l’argent. Ses bénéfices en nette augmentation lui permettent de constituer une épargne importance à la mutuelle partenaire. Grâce à ses économies, elle est propriétaire d’un important stock d’arachides, qu’elle compte revendre à la prochaine saison des pluies. Une  étape de plus qui lui  permettra d’avoir une plus grande maîtrise de son activité économique et une autonomie financière.

 

En effet, ses mésaventures dans l’entreprenariat ne l’ont pas découragée.  Invitée à prendre part à l’assemblée générale constitutive de l’Association pour le Développement Economique Local (ADEL) de Louga, tenue en juin 2011, pour représenter son GIE, elle a saisi cette opportunité et s’est rapprochée de la MDL dans le but de renforcer ses capacités mais aussi et surtout de trouver un financement pour son entreprise.

 

Ce sera fait par le PAMECAS. Ainsi, avec un premier crédit de 50.000 FCFA accordé par cette mutuelle pour un délai de 8 mois, elle arrive à acheter deux moutons qu’elle a revendus 6 mois après à l’approche de la Tabaski. La vente de ces moutons a apporté un bénéfice de 30 000 FCfa. Elle se lance ensuite dans une « opération niébé » (haricots) qui lui rapporte un bénéfice de 10.000 FCFA. Le crédit qu’elle a contracté et qui est remboursé dans le temps lui permet d’avoir un autre de 75.000 F Cfa remboursé aussi dans les délais. Actuellement, ses produits sont visibles sur le marché local et régional. Sa clientèle est passée des habitants du village aux vendeurs distributeurs des marchés de Louga, la capitale régionale. D’ailleurs, elle exporte même ces productions dans les autres localités du Sénégal comme Dakar et Touba.