Parrainage des élèves et étudiants victimes de mines


Un étudiant recevant son enveloppe financière et un lot de fournitures - Credit photo : PNUD Senegal

Le parrainage a pour principal intérêt de contribuer au maintien des élèves et étudiants victimes directes de mines à l’école ; ce qui constitue le premier palier d’insertion, en attendant leur réussite professionnelle gage d’intégration socioéconomique.

A retenir

  • Au total, le système de parrainage a profité à 20 personnes en moyenne dont 02 sont aujourd’hui insérés dans le tissu professionnel (01 professeur de lettres et un gestionnaire) et 02 autres poursuivant des études universitaires (en informatique de gestion et en sociologie).
  • Enseignement majeur du système de parrainage : lorsque qu’elles bénéficient d’un accompagnement adapté, les personnes vulnérables sont capables, quelle que soit leur condition, de surpassement et donc de se frayer un chemin dans la vie.

Le Projet d’Assistance à la Lutte en Casamance (PALAC) a identifié, au cours d’un recensement, des élèves et étudiants victimes directes de mines antipersonnel. Il s’agit, dans la plupart des cas, d’enfants issus de milieux défavorisés, donc confrontés à des difficultés de prise en charge des frais liés à leur scolarité.

Pourtant, ces personnes, vivant pour la plupart avec un handicap, font partie intégrante de la société et sont, de ce fait, appelées à prendre une part active au développement économique et social de leur pays.

Cette noble ambition risque cependant d’être contrariée si un accompagnement adéquat ne leur est pas apporté. C’est pourquoi, le personnel du PALAC a décidé de leur manifester sa solidarité, de manière à atténuer les contrecoups des accidents par mines. Celle-ci s’est traduite par l’instauration d’un système de parrainage consistant à assurer le suivi de la scolarité de chaque élève pour lui permettre de surmonter les obstacles susceptibles d’entraver son plein épanouissement.

Ainsi, des enveloppes financières sont remises chaque année, à raison de 25.000 francs par élève et 35.000 francs par étudiant, au cours d’une cérémonie organisée au mois d’octobre à Ziguinchor. Elles s’accompagnent de lots de fournitures et matériels didactiques.

Cette pratique a vu le jour au cours de l’année 2009 au siège du PALAC sis à Ziguinchor au Sénégal et devrait se poursuivre tout au long de la vie du projet. Elle a été à l’initiative de l’ex coordonnateur du PALAC, l’Ambassadeur Papa Omar NDIAYE qui avait, en son temps, estimé qu’un tel accompagnement constituait un acte de compassion et de citoyenneté. Il a été rejoint en cela par l’ensemble du personnel qui a fait corps avec lui.

Le parrainage a pour principal intérêt de contribuer au maintien des élèves et étudiants victimes directes de mines à l’école, ce qui constitue le premier palier d’insertion, en attendant leur réussite professionnelle gage d’intégration socioéconomique.

Le succès de la démarche réside dans le fait qu’elle vient combler un vide, tout en reposant sur l’engagement et la générosité des parrains.

Au total, le système a profité à 20 personnes en moyenne dont 02 sont aujourd’hui insérés dans le tissu professionnel (01 professeur de lettres et un gestionnaire) et 02 autres poursuivant des études universitaires (en informatique de gestion et en sociologie).

Du parrainage des victimes de mines, il est possible de tirer un enseignement majeur : lorsque qu’elles bénéficient d’un accompagnement adapté, les personnes vulnérables sont capables, quelle que soit leur condition, de surpassement et donc de se frayer un chemin dans la vie.

Le système fondé sur le parrainage peut faire l’objet d’amélioration, à travers un élargissement de la base des parrains. En effet, le recours à des personnalités politiques, hommes de médias, vedettes du showbiz, sportifs de haut niveau ou mécènes pourrait contribuer à diversifier les sources de soutien, mais également à rendre les dons plus substantiels.

La reproduction du schéma est envisageable dans d’autres domaines d’activités ou même à d’autres contrées ou pays. Elle devra, pour ce faire, s’appuyer sur un engagement sans faille des potentiels parrains qui pourraient, suivant les cas, faire l’objet d’une sensibilisation sur les effets bénéfiques liés à une éventuelle adhésion au programme.

Publications
Sénégal - spécial déminage en Casamance

Les opérations de déminage sur le terrain sont effectuées par un operateur « l’ONG Handicap International «recrutée et supervisée par le Centre d’action anti mines en Casamance (CNAMS) avec l’appui technique et financier de l’Union Européenne et du PNUD .

Plan d’action national pour l’assistance aux victimes de mines (panav) (2010-2014)

Le Sénégal, Etat Partie à la Convention d’Ottawa, depuis son entrée en
vigueur, connait, dans ses régions méridionales, un sérieux problème de
contamination par mines et REG, consécutif au conflit interne qui y a prévalu.
Pour y faire face, le Sénégal a élaboré une Stratégie nationale d’Action
antimines et a mis en place les institutions chargées de la mettre en oeuvre.

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