Objectifs

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Scène de déminage en Casamance - Crédit photo : PNUD SENEGAL

Au Sénégal, l'assistance du PNUD dans le domaine de la prévention des crises et des catastrophes naturelles  s’oriente principalement dans le Déminage Humanitaire pour la relance des Activités socioéconomiques en Casamance, et le Renforcement des Capacités nationales pour la Gestion et la Prévention des Risques et catastrophes.

 Afin de renforcer les capacités du  Sénégal à faire face aux crises et catastrophes naturelles, assurer la sécurité humaine pour un développement humain durable et faire face aux défis du relèvement post crise, le PNUD oriente son assistance autour de deux axes d’interventions prioritaires :

  1. Renforcement des capacités des institutions nationales, locales et communautaires : en vue de mieux anticiper et répondre efficacement aux crises et catastrophes naturelles et favoriser la relance des activités post-crises, le Programme d’appui vise à doter le Sénégal d’une stratégie nationale de réduction des crises et catastrophes  et un  plan de contingence; renforcer les capacités institutionnelles et celles des acteurs; et opérationnaliser un système d’alerte précoce.
  2. Appui à la lutte contre les mines : vise à renforcer la capacité des institutions nationales en charge du secteur de la lutte contre les mines, notamment le Centre de Lutte Anti-Mines à Ziguinchor (CLAM), à coordonner, réguler, planifier et évaluer les activités menées par les opérateurs de lutte contre les mines ainsi qu'à mobiliser les ressources nécessaires à ces activités.

Résultats obtenus en 2012

En matière de résultats dans le programme de coopération 2007-2011 pour la prévention des crises et catastrophes naturelles, le PNUD agence leader et partenaire solide du gouvernement du Sénégal a obtenu :

Au niveau pilotage stratégique :
En matière de prévention et de réduction des crises et catastrophes naturelles, l’appui du PNUD a été instrumental dans l’élaboration d’un Plan de contingence nationale, ainsi que des Plans de contingence régionaux permettant d’accroitre la résilience aux catastrophes naturelles. Le partenariat avec les agences du SNU et la Banque Mondiale a permis de réaliser le « Post Disaster Needs Assessment » (PDNA), suite aux inondations désastreuses de 2009 dont les dégâts ont été estimés à plus de 90 milliards de FCFA. Ceci mettant à la disposition du Sénégal une connaissance plus fine des pertes causées ainsi que les besoins de relèvement et prévention à court, moyen et long termes.

Au niveau pilotage opérationnel :
Au plan de humanitaire, le PNUD, a également permis au Sénégal de réaliser des avancées importantes dans l’action anti-mines en Casamance, par le déminage d’importantes localités et la relance d’activités économiques et sociales, dans une région affectée par plusieurs années de velléités séparatistes. Sur l’État des programmes de destruction des stocks de mines antipersonnel, il convient de noter que le Sénégal ne détient plus de stock de mines antipersonnel. Grace au PALAC, onze (11) séances de formation sur la sécurité face aux mines et restes explosifs de guerre (REG) ont été organisées au profit de 218 acteurs de déminage intervenant dans la région de Ziguinchor. Le Centre National d’Action Antimines au Sénégal (CNAMS), organe de coordination de l’action antimines, a également organisé et supervisé un certain nombre d’activités dans le cadre de l’éducation au risque. Dans le cadre de la mise en ouvre de ce programme, le PNUD a pu bénéficier de l’appui financier de l’UE.

Les résultats obtenus dans l'action antimines en Casamance portent sur :

  • l’identification des zones suspectées dangereuses ;
  • le marquage des zones effectivement contaminées par les mines ; 
  • le déminage des zones contaminées situées dans les localités de Sindone, Dar Salam, Bacounoume, Etomé, Toubacouta, Gonoum, Baraf, Gouraf, Djibanar, Kandialang, Boutoute, Mandina Mancagne, Etafoune, Dioher et Kassoulou.
  • l’enlèvement et la destruction de 400 mines et restes explosifs de guerre ;
  • la formation à la sécurité face aux mines et restes explosifs de guerre de  1417 acteurs professionnels appelés à fréquenter les zones suspectées minées  dans les régions de Kolda, Sédhiou  et Ziguinchor ;
  • la diminution sensible du nombre d’accidents par mines à travers l’éducation des populations vivant dans les localités suspectes ;
  • la mise en place d’un dispositif pour des soins médicaux gratuits, à travers un partenariat avec les structures sanitaires de la région ;
  • le pré positionnement de médicaments dans des pharmacies de la place ;
  • la signature de conventions de partenariat avec les centres d’appareillage orthopédique de Kolda et Ziguinchor pour la confection et/ou le renouvellement des appareils des victimes de mines ;
  • la confection et remise de 23 tricycles motorisés à des victimes de mines ;
  • la remise de motos aux étudiants victimes de mines ;
  • l’appui à la scolarité des élèves et étudiants victimes de mines ;
  • le financement de 05 microprojets collectifs 
  • l’organisation d’une campagne de plaidoyer, au travers de la sensibilisation des communautés et des groupes sur la nécessité de l’abandon du recours aux mines antipersonnel et de la préservation des terres dont le déminage a été réalisée.

Publications
Sénégal - spécial déminage en Casamance

Les opérations de déminage sur le terrain sont effectuées par un operateur « l’ONG Handicap International «recrutée et supervisée par le Centre d’action anti mines en Casamance (CNAMS) avec l’appui technique et financier de l’Union Européenne et du PNUD .

Plan d’action national pour l’assistance aux victimes de mines (panav) (2010-2014)

Le Sénégal, Etat Partie à la Convention d’Ottawa, depuis son entrée en
vigueur, connait, dans ses régions méridionales, un sérieux problème de
contamination par mines et REG, consécutif au conflit interne qui y a prévalu.
Pour y faire face, le Sénégal a élaboré une Stratégie nationale d’Action
antimines et a mis en place les institutions chargées de la mettre en oeuvre.

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