• 46.7%

    Taux de pauvrete

  • 2.3%

    Taux annuel de croissance demographique

  • 3.5%

    Taux de croissance du PIB (2012)

  • 0.47

    Indice de Développement Humain (2012)

  • 89.5%

    Taux d'accès à l'eau potable

  • 49.3%

    Taux net de scolarisation

A propos du Senegal

Introduction

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Femmes du village de Bow dans le Fouta - Credit photo : PNUD Senegal - Djibril SY

Pays sahélien, situé à l’extrémité Ouest du continent africain, le Sénégal s’étend sur une superficie de 196.722 Km2 et partage ses frontières au Nord avec la Mauritanie, à l’Est avec le Mali, au Sud avec la Guinée et la Guinée-Bissau et dans sa partie australe avec la Gambie. Trois fleuves parcourent le pays : le Fleuve Sénégal (Long de 1700 km), le Fleuve Gambie (750 km) et le Fleuve Casamance (300 km). Le Sénégal est divisé en quatorze régions administratives et une quarantaine de départements. Le nom même du Sénégal viendrait du wolof « Sunugaal » qui signifie « notre pirogue ».  L’inventaire des sites préhistoires et les données fournies par la tradition orale conduisent à penser que le peuplement du Sénégal s’est effectué à partir du nord et de l’est, avec l’arrivée de plusieurs vagues migratoires.
La langue officielle du Sénégal est le Français.
Le pays connaît une saison sèche, qui va du mois de novembre au mois de  mai, et une saison des pluies, qui couvre la période de juin à octobre.

Histoire



Le Sénégal-royaume : Les peuplements se sont progressivement consolidés pour aboutir à la création des premiers royaumes qui se forment au viie siècle, les Toucouleurs fondent le Tekrour, le Royaume du Namandirou, puis le Djolof, avec de lointaines parentés avec l'empire du Ghana. Parmi les différents royaumes, le plus puissant au xive siècle était l'empire du Djolof qui regroupait le Cayor, le Baol, les royaumes sérères du Sine et du Saloum, le Waalo, le Fouta-Toro et le Bambouk. Au sud du pays, l'État du Kaabu, puis le Fouladou.
Le Sénégal-colonisation
: La conquête coloniale commence dès la découverte de ces terres en 1442 par le navigateur vénitien Cadamosto pour le compte du Portugal. Les Hollandais fondent un comptoir sur l'île de Gorée, la France établit en 1659 celui de Saint-Louis qui deviendra la première capitale du Sénégal. En 1677, les Français occupent à leur tour l'île de Gorée. Après Saint-Louis, Dakar devient, en 1902, la capitale de l'Afrique-Occidentale française, l'une des colonies françaises. En janvier 1959, le Soudan français (actuel Mali) et le Sénégal fusionnent pour former la Fédération du Mali, qui devient complètement indépendante le 20 juin 1960.
Le Sénégal-politique
: Le Sénégal est l'un des pays les plus stables d'Afrique car il n'y a jamais eu de coup d’État. Le Sénégal est une république démocratique (présence de plusieurs partis politiques). Le régime est semi-présidentiel. La constitution du Sénégal date de 1959, elle a été révisée dès 1960 par Léopold Sédar Senghor suite à un référendum. Le président de la République est le chef de l'État, élu au suffrage universel direct. Le premier président est Léopold Sédar Senghor, leader charismatique et poète de renom. En 1981 son Premier ministre Abdou Diouf prend sa succession, mais en 2000 le Parti démocratique sénégalais l'emporte avec Abdoulaye Wade, réélu en 2007. En mai 2012, le Sénégal a connu sa deuxième alternance démocratique après celle de 2000 avec l’élection de Macky Sall. Deux alternances politiques  survenues en 2000 et en 2012. Cette alternance vient consolider la tradition de stabilité politique et sociale du Sénégal dans un contexte de poursuite des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Défis


La paix et la sécurité constituent des préalables au développement dans la mesure où elles garantissent le fonctionnement normal des institutions publiques, privés et celle de la société civile. Elles sont indispensables pour l’appropriation et l’internalisation des politiques publiques. Afin de contenir toutes les menaces d’ordre sécuritaire, le Sénégal mise sur un mécanisme de gestion des menaces sécuritaires par la coopération aux niveaux multilatéral et bilatéral.

 Le thème de la bonne gouvernance a été décisif lors de la dernière élection présidentielle tenue en mars 2012. Ce thème est encore d’actualité parce qu’il apparait important que les institutions retrouvent leur crédibilité, afin d’inspirer la confiance des citoyens. C’est dans cette perspective que le Gouvernement a initié de nouvelles pratiques de gouvernance. Dans cette optique, la fonction normative des institutions implique une plus grande visibilité des comportements des citoyens et autres acteurs du développement économique et social. La traçabilité des comportements des citoyens peut être un facteur de normalisation des comportements, vecteur de bien-être social, de stabilité et de croissance.

 Le profil démographique du Sénégal
est marqué par une population jeune qui peut être considérée comme une opportunité de développement économique et social. Cette opportunité peut être saisie à travers des programmes de formation visant à donner à cette tranche de la population une éducation, une formation et une culture civique. L’objectif est de transformer une population jeune en force de travail productive, en consolidant le développement et la valorisation du capital humain.
 
 Le développement des infrastructures économiques (TIC, Energie, Port, Aéroports, Routes, Voies d’eau, parcs industriels) est essentiel pour asseoir une économie compétitive et une croissance forte. Les grands projets d’infrastructures publiques nécessitent des expertises et des investissements considérables. Afin de s’assurer qu’ils ont fait l’objet d’une planification rigoureuse et que le choix des projets à réaliser est optimal, le Sénégal a opté pour promouvoir le Partenariat Public-Privé (PPP) en vue de résorber son déficit en infrastructures économiques.


Résultats

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Campagne de sensibilisation sur le VIH SIDA - Crédit photo : PNUD/Djibril SY

Au niveau socio-politique: La deuxième alternance politique du Sénégal, intervenue en mars 2012,  consacre une culture démocratique qui facilite une stabilité socio-politique nécessaire à une mise en œuvre concluante des stratégies de développement et d’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement. En s’appuyant sur un Etat laïc, une diversité ethnique et culturelle et des ressources humaines de qualité, le Sénégal a su, avec l’appui du PNUD, relever les défis de la résilience face aux chocs exogènes (Inondations de zones habitables dues à de fortes pluviométries ; Crises financière, alimentaire et énergétique ;...) auxquels il a fait face au cours de la dernière décennie.



Des institutions qui contribuent à la bonne gouvernance
: Le Sénégal adhère à l’importance du rôle des instituions dans son processus de développement économique et social. Cela s’est traduit par la mise en place, voire certaines institutions qui jouent un rôle majeur dans la mise en œuvre des politiques publiques. Parmi ces institutions, il peut être cité l’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP), la Cours des Comptes (CC) et la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF).

 

Amélioration de la Gouvernance du secteur public : Le Sénégal s’est inscrit dans une dynamique de l’amélioration de l’efficacité des prestations de services publics. C’est ainsi, que  la réforme de l’Administration Publique a enregistré des avancées significatives avec notamment : (i) l’élaboration du Schéma Directeur de la Réforme de l’Etat qui va être l’épine dorsale de la réforme administrative ; (ii) la réalisation de l’étude technique relative à l’uniformisation des fichiers de la Solde et de la Fonction publique  pour  une meilleure rationalisation des ressources humaines de l’Etat ;  (iii) l’amélioration de l’efficacité de l’aide par la mise en place de la plateforme de gestion de l’aide qui permet aujourd’hui un suivi et une meilleure traçabilité des ressources en relation avec les objectifs de l’aide.

 

Amélioration de la capacité d’absorption des ressources extérieures : Par ailleurs, le PNUD a contribué à l’amélioration de la capacité d’absorption des ressources, notamment  par la mise en place de  la Cellule d’Appui à la mise en œuvre des Projets et Programmes (CAP) au sein du Ministère de l’Economie et des Finances. Actuellement, des partenaires Techniques et Financiers du Sénégal comme la Banque Mondiale, la Coopération espagnole, la Coopération Luxembourgeoise et dans une certaine mesure, la Coopération Technique Belge et la Banque Africaine de Développement font recours aux dispositifs de la CAP. Ceci traduit une reconnaissance de son efficacité dans l’amélioration des capacités de planification, de suivi et contrôle des projets. Ceci a permis d’obtenir une plus grande transparence et traçabilité des dépenses sur ressources extérieures.

 

Amélioration des capacités nationales de résilience : En matière de prévention et de réduction des crises et catastrophes naturelles, le PNUD a appui le Gouvernement à élaborer un Plan de contingence nationale, ainsi que des Plans de contingence régionaux permettant d’accroitre la résilience aux catastrophes naturelles. Le partenariat avec les agences du SNU et la Banque Mondiale a permis de réaliser le « Post Disaster Needs Assessment » (PDNA), suite aux inondations désastreuses de 2009 dont les dégâts ont été estimés à plus de 90 milliards de FCFA. Ceci mettant à la disposition du Sénégal une connaissance plus fine des pertes causées ainsi que les besoins de relèvement et prévention à court, moyen et long termes.

 

Promotion de la prise en compte du genre dans les politiques publiques : Le collaboration avec les Agences du SNU, le Gouvernement a mis en place la Direction de l’Equité et de l’Egalité de Genre et mis en œuvre la Stratégie Nationale élaborée depuis 2005. Le PNUD s’est pleinement impliqué dans la préparation du rapport pays et la participation du Sénégal à la Conférence Régionale sur l’évaluation de Beijing + 15 à Banjul. En outre, suite au vote de la loi sur la Parité, et pour répondre à la demande des Femmes parlementaires et du Caucus, le PNUD a appuyé le plaidoyer et la sensibilisation à travers son Programme régional pour l’égalité et l’équité de Genre.

 

La lutte contre le VIH SIDA : Avec un taux de prévalence nationale du VIH SIDA de 0,7%, le Sénégal a réalisé des progrès significatifs en matière de lutte contre le SIDA. Dans cette dynamique, le PNUD a contribué au diagnostic des facteurs de vulnérabilité en initiant deux études : «Evaluation de la prise en compte du VIH Sida dans les cadres et stratégies nationaux (DSRP, politiques, programmes, etc.)», et «Evaluation de l’impact socio-économique du VIH-Sida sur la pauvreté, particulièrement  les femmes».

Drapeau du pays
Carte du pays
Données
Capitale
Dakar
Population
12 969 606 millions
Superficie
196 722 km²
Taux de croissance demographique
2,3%
Langue officielle
Français
Taux de pauvreté
46,7%
Revenu par tête
1 653 $
Indicateur de développement humain
0,470

Sources: PNUD, Système Statistique National du Sénégal (ANSD, DPEE), RDH 2013.