6 Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies

Où en sommes-nous?

Une laborantine tient un tube à essai
Les équipes du laboratoire de la clinique Ngaliema de Kinshasa effectuent des tests de dépistage du VIH/sida. Crédit: Gwenn Dubourthoumieu, PNUD, 2011.

Cible pas encore atteinte mais des progrès substantiels en cours

La prévalence du VIH/SIDA a fortement évolué passant de 5% en 1990 à 1,2% en 2012 pour l’ensemble du pays. La propagation est presque stoppée pour toutes les catégories de la population et la tendance est inversée depuis 2010.

Cependant, la proportion de personnes infectées par le VIH/SIDA et soumises au traitement Antirétroviraux reste très faible. Elle est de 12,3% en 2011, loin des 60% ciblés en 2013. En revanche, la distribution de préservatifs a été très importante entre 2010 et 2012, soit 82% de l’ensemble des préservatifs distribués en 9 ans. La quasi-totalité des femmes déclarent avoir entendu parler du SIDA en 2013-2014 (94%) contre 10% en 2001. La prévalence du paludisme en 2011 reste importante (60%). Toutefois, le nombre d’enfants qui dorment sous moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII) s’est accru en passant à 55,9% en 2013-2014 contre 10,9% en 2007. Si les opérations en cours se poursuivent en s’accélérant, la cible de 100% en 2015 pourra être atteinte. La prévalence de la tuberculose est en baisse depuis 1990. Il en est de même pour la mortalité provoquée par cette maladie, qui se situe en-dessous de 100 pour 100.000 en 2011 contre 150 pour 100.000 en 1990.

Taux de prévalence du VIH/sida et connaissance du mode de transmission par les femmes de 15 à 49 ans (%)

Line Chart

1.03 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. D’ici à 2015, avoir enrayé la propagation du VIH/sida et avoir commencé à inverser la tendance actuelle
    • La propagation du VIH semble s’être stabilisée dans la plupart des régions et un nombre plus important d’individus survit plus longtemps.
    • Beaucoup de jeunes n’ont toujours pas les connaissances nécessaires pour se protéger du VIH.
    • Il est parfaitement possible d’autonomiser les femmes par le biais de l’éducation au sida, comme l’ont démontré un certain nombre de pays.
    • En Afrique subsaharienne, les connaissances sur le VIH augmentent en fonction du niveau de richesse, ainsi que parmi ceux qui vivent dans les zones urbaines.
    • On trouve des disparités entre hommes et femmes et entre les ménages les plus riches et les plus pauvres en ce qui concerne l’utilisation de préservatifs.
    • L’utilisation du préservatif pendant les rapports sexuels à haut risque est une pratique qui gagne du terrain dans certains pays et c’est l’une des facettes d’une prévention effi cace du VIH.
  2. D’ici à 2010, assurer à tous ceux qui en ont besoin l’accès aux traitements contre le VIH/sida
    • Le taux des nouvelles infections au VIH continue d’augmenter plus rapidement que la mise à disposition des traitements.
    • Étendre l’accès au traitement pour les femmes séropositives permet aussi de protéger leurs nouveau-nés.
  3. D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres maladies graves et commencer à inverser la tendance actuelle
    • La production de moustiquaires imprégnées d’insecticide explose.
    • Dans toute l’Afrique, l’utilisation accrue de moustiquaires imprégnées d’insecticide protège les communautés du paludisme.
    • La pauvreté reste un facteur limitant l’utilisation des moustiquaires.
    • L’approvisionnement mondial en médicaments anti-paludisme plus efficaces continue de croître rapidement.
    • Les enfants des ménages les plus pauvres ont le moins de chances de recevoir un traitement antipaludique.
    • Un financement extérieur permet de réduire l’incidence du paludisme et les décès qui y sont liés, mais un appui supplémentaire est nécessaire.