Discours de Mme Samoura à la cérémonie d'ouverture de la retraite conjointe de planification des programmes du PNUD

26 nov. 2013

(liste protocolaire)

C'est un plaisir renouvelé pour mes collaborateurs et pour moi même que de nous retrouver tous ensemble ici dans cette ville thermale d’Antsirabe, à l’occasion de cette rencontre des parties prenantes des projets soutenus par le PNUD à Madagascar. Cette rencontre de la grande famille que nous sommes entre dans le cadre de la revue annuelle du programme du PNUD à Madagascar.

Aussi, voudrais-je avant tout propos exprimer mes cordiales et chaleureuses salutations a Monsieur le Secrétaire Général de la VPEI, représentant le VPMEI, aux Directeurs Nationaux et point focaux des projets, aux bénéficiaires des projets venus des quatre coins de la Grande ile et qui représentent toutes ces communautés qui collaborent a l'exécution de nos projets, pour avoir acceptés de prendre part à cette réunion en dépit des agendas que nous savons tous bien chargés en cette période de fin d'année électorale.

Je voudrais aussi profiter de l'occasion que l'offre cette tribune pour témoigner ma profonde gratitude aux représentants des Agences sœurs du système des Nations Unies pour leur présence effective a cette revue annuelle.

Chers collègues,

Chers partenaires,

Les programmes appuyés par le PNUD à Madagascar se sont efforcés autant que possible de rester dans le cadre défini par les ministères techniques et en conformité avec les priorités nationales établies et qui ont pour noms la lutte contre la pauvreté, la gestion des risques et catastrophes, la promotion d'une gouvernance démocratique et la protection de l'environnement. Au moment où le programme intérimaire arrive à sa fin en 2013, il est difficile d'estimer le nombre de malgaches qui ont pu sortir de la pauvreté, mieux compris leurs droits et en jouissent pleinement ou s’épanouissent dans un environnement saint et garant d’un avenir meilleur pour les générations futures grâce a nos appuis.

Si nous consentons pendant un court instant a ôter notre casquette de personnel du PNUD, de représentants du gouvernement ou d'organisations de la société civile, pour revêtir celle de simple citoyen nous pouvons répondre a la question de savoir si oui ou nous avons fait la différence dans la vie des populations.

Certes il y a eu depuis le début de ce programme que nous allons passer en revue cette semaine plus de 3 millions d'hommes et de femmes Malgaches qui vivent en dessous du seuil de la pauvreté par rapport a 2008, nombreux sont les parents qui n'arrivent pas a envoyer leurs enfants à l'école, le nombre de chômeurs lies a la crise politique a augmenté d'au moins 300.000 et 500 femmes sur 100.000 naissances vivantes meurent des suites liées a la grossesse.

Mais ce tableau sombre ne doit pas nous pousser au fatalisme et encore moins a douter de l'efficacité de nos interventions. En effet, n'eut été la présence du Pnud et des autres agences soeurs du système des Nations Unies, la situation sociale du pays aurait été bien pire. Si nous nous referons au rapport sur la coopération au développement de 2012, le SNU aura contribué a hauteur de 343 millions de dollars

US a l'aide au développement entre 2009 et 2012, soit un peu moins de 20 % du montant total de l'aide recue par Madagascar et estimée au cours de cette même période 2009-2012 a 1.815.657.000 dollars US. En matière d'éducation et de développement rural le SNU est le premier partenaire de l'état malgache avec respectivement 36.7 et 26.8 % des financements reçus par ces deux secteurs en 2012. Pour le secteur sante les NU ont contribué a hauteur de 23.8 millions de dollars US soit 15.9 % du total des financements reçus par ce secteur au cours de la même année 2012.

Ces quelques statistiques qui dévoilent la place prépondérante que le SNU occupe dans le développement humain de Madagascar devrait nous conforter dans notre croyance qu'en dépit d'un environnement national très défavorable nous avons pu contribuer a bien des égards a la préservation de certains équilibres sociaux. Ce constat devrait a son tour nous permettre de nous évaluer d’une façon objective afin de mieux réorienter notre appui.

Le rendez-vous de cette semaine entre dans ce cadre. Seulement cette année notre exercice commun de revue va connaître un réajustement.

Comme vous le savez tous, l’année 2014 constitue une année de transition dans la coopération entre le Gouvernement de Madagascar et le Système des Nations Unies dont le PNUD fait partie. Il s’agit de la dernière année de mise en œuvre du cycle de programmation en cours, c’est également l’année de préparation du prochain UNDAF. Aussi, le travail que nous allons faire ensemble au cours de ces trois jours ici devrait contribuer à ce processus. Ne dit-on pas « Si tu échoues dans ta planification, tu as planifié ton échec ? ».

Mesdames et Messieurs,

Chers Collègues,

Chers Partenaires,

Nous allons nous atteler sans tarder a faire le bilan de la contribution du PNUD au programme intérimaire qui s’achève cette année, tirer les leçons, prendre note des bonnes pratiques pour envisager avec encore plus de rigueur et de conviction l'année 2014, qui marquera on l'espère tous la dernière année d'extension du Programme en cours. Il s’agira également pour nous de passer en revue l’approche, la stratégie et les modalités de mise en œuvre de ce programme afin de les rendre plus efficaces et mieux adaptés au contexte de Madagascar dans la souci d'avoir un meilleur impact sur la vie de nos bénéficiaires.

Tout en capitalisant sur les interventions des années passées, je vous demande d’envisager l’approche développement communautaire intégré qui permettra non seulement d’avoir un effet positif sur lutte contre la pauvreté, mais aussi de renforcer par la même occasion les capacités communautaires à se prendre en charge à travers des actions collectives.

Je tiens a rappeler que le PNUD est au service du peuple malgache pour l’aider à éradiquer l’extrême pauvreté et a réduire de manière significative des inégalités sociales en faisant de l'approche "Développement Humain Durable" son principal credo. Nous comptons sur chacun d'entre vous pour traduire cette vision commune en réalité.

Mesdames et Messieurs,

Je ne saurais terminer mon propos sans m’acquitter d’un devoir, celui de remercier, très sincèrement, tous les cadres et techniciens des projets et programmes, tous les bénéficiaires dont les participations ont permis l’atteinte les résultats obtenus.

Mes remerciements vont également à nos partenaires de développement qui nous ont fait confiance en nous confiant la gestion de leurs ressources. Nous nous engageons à faire en sorte que cette confiance perdure et ce partenariat se traduise en 2014 en un volume de ressources plus important pour le plus grand des populations que nous servons.

Je voudrais par la même occasion exprimer ma profonde gratitude aux agences sœurs du Système de Nations Unies pour leur engagement auprès du PNUD dans le souci d’optimiser nos ressources, de renforcer notre cohésion et d'améliorer l'impact de nos interventions. On aura vu que travailler ensemble non seulement produit des résultats immédiats et plus tangibles sur les populations mais renforce également la crédibilité des Nations Unies lorsqu’il s’agit de mobiliser des ressource supplémentaires.

Enfin, je voudrais adresser toute ma reconnaissance au Vice Premier Ministre en charge de l’Economie et de l’Industrie, et l’ensemble de ses collaborateurs pour leur franche collaboration.

Dans l'espoir que nos efforts conjoints de 2014 puissent ouvrir le chemin vers un développement humain durable, contribuer à la consolidation de la paix et de la stabilité, à asseoir les réformes institutionnelles, à instaurer la confiance des populations envers ses mêmes institutions, à renforcer la lutte contre les violations des droits de l’homme et à consolider la relance économique et la réduction de la pauvreté, je souhaite pleins succès à nos travaux !

Mesdames et messieurs

Je vous remercie de votre aimable attention