Discours de la Représentante résidente du PNUD à la signature de la charte d’engagement des médias malagasy pour la couverture de la période électorale

21 févr. 2013

REPOBLIKAN'I MADAGASIKARA

Madame le président de la CENIT,

Monsieur le secrétaire général du Ministère de la Communication

Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques 

Messieurs les représentants de l'OIF et la COI

Chers collègues du Système des Nations Unies,

Chers journalistes,

Honorable assistance, 

Mesdames et Messieurs,  tout protocole observé,  

C’est un honneur et un privilège pour moi d’être parmi vous ce matin pour prendre part à une cérémonie qui revêt une importance particulière pour l'ensemble des partenaires soutenant le processus électoral en général et la Commission électorales Nationale indépendante pour la Transition en particulier (CENI-T). En effet, pour le Système des Nations Unies cette séance de signature de la Charte d’engagement des médias malagasy pour la couverture de la période électorale est complémentaire à tous les efforts déployés par le PNUD depuis le lancement du processus électoral conjointement avec la CENIT pour mobiliser avant durant et après les élections afin de contribuer au professionnalisme de la presse malgache. 

Aussi, je souhaiterais avant tout propos rendre hommage aux journalistes malagasy et leurs responsables des medias qui se dévoués pour élaborer cette charte sous l'impulsion de l’OIF, de la COI et de la CENI-T. Je voudrais aussi saluer les chefs de médias présents dans cette salle et qui vont tout à l'heure procéder à la signature de la dite charte qui représente un document de référence qui va accompagner les médias pendant la période électorale et je l'espère au-delà dans la cadre de la consolidation de la démocratie.

Nous sommes tous conscients du rôle important que jouent les medias pendant le processus électoral. Avant, pendant et après les élections, les médias exercent, pour le meilleur mais aussi pour le pire, un énorme pouvoir. Ils sont capables d’accompagner la population malagasy vers les élections apaisées comme ils sont aussi capables de conduire cette même population vers une crise électorale sans issue. D’où l’importance d’avoir des médias professionnels et objectifs. Sans information objective et librement accessible, les mensonges et les rumeurs prospèrent tels des champignons dans l’obscurité.

Messieurs, Mesdames, pendant la période électorale, les médias sont appelés à faire preuve de leur indépendance pour ne pas tomber dans la propagande et la manipulation. Pour y arriver, ils doivent respecter les normes professionnelles, l’éthique et la déontologie en matière de présentation de l’information.

Chers amis de la presse, la tâche qui nous attend est certes lourde mais noble.

J’aimerais saisir cette occasion pour réaffirmer l’engagement des Nations Unies à continuer à vous accompagner par des formations pour mieux vous préparer à affronter cette période électorale et spécialement, pour vous permettre de mieux accomplir votre mission qui consiste à relater les faits et rien que les faits en toute objectivité.

La Charte d’engagement des médias malagasy pour la couverture de la période électorale que vous allez signer dans un instant constitue un engagement important. Elle engage les médias malagasy à user de ses compétences, des principes affirmés et des expériences partagées pour accompagner le processus électoral.

Les médias qui ont élaboré cette charte ont pris également des mesures pour assurer une couverture équitable, sans discrimination en donnant à tous, organisateurs, citoyens, candidats, le droit de s’exprimer librement dans le respect des règles établies. Tous ces engagements contenus dans cette charte méritent d’être respectés par les journalistes malagasy.

Je souhaite que toute la presse malgache, même les non signataires, puisse s’approprier cette charte pour qu’ensemble, nous puissions aider Madagascar à sortir de la crise et à retourner à l’ordre constitutionnel. Le plus important, c’est d’y croire car seul votre comportement pendant cette période sera votre juge.

Messieurs, Mesdames,

Chers amis de la presse,

Avant de clore mon allocution, permettez-moi de remercier l’OIF, la Commission de l’Océan Indien et la CENI-T pour cette noble initiative. Je vous invite à ne pas abandonner les journalistes après la signature de cette charte car plus que jamais, ils ont besoin de notre soutien pour assurer un bon suivi de leur travail et ce, bien après que les élections se soient achevées.

Je vous remercie de votre attention !