Cérémonie de lancement des ateliers de validation de la stratégie « genre et élection » : vers une appropriation de l’approche genre par tous les acteurs du processus électoral

07 août 2013

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), dans le cadre de son Projet d’Appui au Cycle Electoral 2012-2014 à Madagascar (PACEM), a organisé, en partenariat avec la Plateforme des femmes en politique de l’Océan Indien (FPOI), la Commission Electorale Nationale Indépendante pour la Transition (CENI-T) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), une cérémonie de lancement des ateliers de validation de la stratégie « genre et élections », ce mercredi 7 août 2013 à l’hôtel Carlton.

Cette cérémonie avait un double objectif: d'une part, sensibiliser les acteurs de changement que sont la société civile et les partis politiques sur la prise en considération de la parité entre les hommes et les femmes dans le processus électoral et, présenter d'autre part, aux participants, les modalités pratiques du processus de validation de la stratégie « genre et élections » qui a été élaborée en 2012 par les acteurs malgaches avec l’appui de la communauté internationale.

Cette cérémonie de lancement, a connu la présence d’une centaine de participants entre autre des membres de la société civile, des représentants des partis politiques, des parlementaires du CT et du CST et un membre du gouvernement.

Dans son mot d’introduction, Madame Monique Andréas Esoavelomandroso, présidente de la FPOI, a souligné la nécessité de renforcer la présence des femmes malgaches dans les postes de décision et surtout leurs capacités afin de pouvoir bâtir des soubassements solides qui vont assurer la mise en place des institutions démocratiques et stables pour une bonne gouvernance à Madagascar. Pour ce faire, elle a mentionné l’importance d’avoir un cadre de référence concret qui permettrait aux femmes d’agir efficacement face aux défis qui s’imposent dans le contexte politique actuel. Elle a également souligné l’importance de la présence des femmes dans tous les secteurs de la vie nationale comme moyen de consolider la cohésion nationale. Faut-il rappeler que « les femmes ont été de tous les temps des actrices véritables de la promotion du dialogue social, des artisans de la paix et de rapprochement entre les peuples ? » a –t-elle indiqué tout en rappelant que les femmes ont des talents et des capacités qui sont souvent bien ignorés.

Madame Fatma Samoura, Coordinatrice du système des nations unies à Madagascar a poursuivi dans la même lancée en soulignant que la promotion de l’égale participation des femmes et des hommes à la vie politique fait partie des axes prioritaires du mandat du PNUD en matière de gouvernance démocratique. Elle a mentionné l’importance de la validation de la stratégie « genre et élections » dans le cadre de l’exercice par les femmes de leurs droits électoraux dans les différentes étapes du processus électoral et de leur représentation dans les postes de décision. Elle a exhorté les participants à renforcer la dynamique du mouvement « 30-50 » qui vise 30% des postes à pourvoir pour les femmes en 2012 et 50% en 2015. Elle a interpellé les représentants des partis politiques présents à cette cérémonie sur leur responsabilité à présenter des programmes électoraux sensibles au genre : « vous avez l’opportunité d’établir un nouveau contrat social entre les hommes et les femmes, ici à Madagascar car l’égalité est un principe de transformation de la société pour tous, hommes et femmes, pour nos enfants, filles et garçons, pour les générations futures» a-t-elle conclu.

Monsieur Gervais Tahindro, Vice-président de la CENI-T, qui a ouvert cette cérémonie en l’absence de la Présidente de la CENI-T, empêchée, a cité les obligations que Madagascar a prises en matière électorale sur l’égale participation et représentation sans aucune discrimination des hommes et des femmes à tous les niveaux du processus électoral. Ces dispositions sont entérinées par la constitution nationale malgache en son article 6 qui favorise « l’égal accès et la participation des femmes et des hommes aux emplois et aux fonctions dans le domaine de la vie politique, économique et sociale ». Il a poursuivi son discours en mentionnant que l’intégration du genre dans le processus électoral ne doit pas être réduite à la sensibilisation des femmes en tant qu’électrices mais elle doit aussi viser la participation effective de celles-ci au processus électoral lui-même. « Tout effort tendant à instaurer la démocratie reste vain s’il ne prend pas en compte la participation d’une large partie de la population à la vie sociale, économique et politique de la nation, à savoir les femmes » a –t-il renchérit.

A la suite de cette cérémonie, une série d’ateliers provinciaux sera organisée au bénéfice des potentielles femmes candidates aux élections communales représentant les différentes organisations qui ont contribué à l’élaboration de la stratégie « genre et élections » à Antananarivo, à Fianarantsoa, à Tuléar, à Tamatave, à Mahajanga et à Diego pendant la période du 20 au 30 août 2013.