6 Préserver l’environnement

Où nous en sommes?


  • Le pays détient plus de 5% de la biodiversité mondiale avec un taux d’endémicité avoisinant 90%. Sa richesse environnementale offre des opportunités de développement non encore exploitées notamment dans le domaine du tourisme.
  • Madagascar a réalisé des progrès en matière de protection de l’environnement : baisse par 4 de la vitesse de déforestation en 20 ans, création d’aires protégées larges de 60000 km2 (11% du territoire national). Actuellement, grâce aux initiatives menées, on recense 5,4 millions d’hectares d’aires protégés à Madagascar.
  • 10 régions sur 22 ont un taux accès à l’eau potable supérieur à la moyenne.
  • Le taux d’assainissement varie de 11% en 2005 à 39% en 2010.
  • D’après l’Enquête permanente auprès des ménages 2010, le pourcentage des citadins vivant dans les taudis atteint 83%

Nos recommandations



  • Mobiliser suffisamment de ressources pour renforcer la surveillance des aires protégées (revenus du tourisme, crédits carbone).
  • Associer les populations riveraines des aires protégées à la gestion et à la préservation des aires protégées à travers des projets alternatifs à la destruction des écosystèmes.
  • Renforcer la règlementation de l’exploitation des ressources naturelles.
  • Trouver des solutions à la pression qu’exerce l’utilisation du bois de chauffe qui a des effets dévastateurs sur la couverture végétale et l’érosion des terres.
  • Améliorer la productivité agricole afin de favoriser le changement des pratiques culturales.

1.7 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. Intégrer les principes du développement durable dans les politiques et programmes nationaux et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources naturelles
    • La déforestation montre des signes de ralentissement, mais le taux en reste dangereusement élevé.
    • Il est urgent de réagir de façon décisive au problème du changement climatique.
    • Le succès inégalé du Protocole de Montréal montre que des mesures contre le changement climatique sont à notre portée.
  2. Réduire l’appauvrissement de la diversité biologique et en ramener le taux à un niveau sensiblement plus bas d’ici à 2010
    • Le monde n’a pas pu atteindre la cible de 2010 pour la préservation de la biodiversité, ce qui pourrait avoir de graves conséquences.
    • Des habitats essentiels pour les espèces en voie de disparition ne sont pas suffisamment protégés.
    • Le nombre d’espèces en voie de disparition augmente chaque jour, surtout dans les pays en développement.
    • La surexploitation des pêcheries mondiales s’est stabilisée, mais d’énormes défis demeurent pour garantir leur viabilité.
  3. Réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas d’accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base
    • Au niveau mondial, on est sur la bonne voie pour atteindre la cible concernant l’eau potable, bien qu’il reste beaucoup à faire dans certaines régions.
    • Des mesures accélérées et ciblées sont nécessaires pour amener l’eau potable dans tous les foyers ruraux.
    • L’approvisionnement en eau salubre reste un défi dans beaucoup d’endroits du monde.
    • La moitié de la population des régions en développement ne bénéfi ciant d’aucun assainissement, la cible de 2015 semble hors de portée.
    • Les disparités entre zones urbaines et rurales restent inquiétantes en ce qui concerne la couverture de l’assainissement.
    • Les pauvres sont les laissés-pour-compte des améliorations dans le domaine de l’assainissement.
  4. Améliorer sensiblement, d’ici à 2020, les conditions de vie de 100 millions d’habitants des taudis
    • Même si elle est considérable, l’amélioration des taudis perd du terrain face au nombre croissant de pauvres dans les villes.
    • La prévalence des taudis reste élevée en Afrique subsaharienne et elle augmente dans les pays affectés par un conflit.