Le Secrétaire général

Message du Secrétaire général à l’occasion de la Journée internationale de la démocratie

15 sept. 2013

Cette année, la Journée internationale de la démocratie se déroule sur fond de transitions politiques volatiles dans plusieurs pays, de crise économique prolongée et de bouleversements démographiques et sociaux spectaculaires. Une des leçons que l’on peut en tirer, c’est que les peuples doivent avoir davantage leur mot à dire sur la façon dont ils sont gouvernés, un impératif qui se trouve au cœur même de la notion de démocratie.

Malgré les progrès réalisés en termes d’engagement civique, l’apathie est devenue l’ennemi le plus insidieux de la démocratie dans un nombre croissant de sociétés. Contre ce poison, il n’existe qu’un seul antidote : la promotion de la participation de tous, sans exclusive. Il ne s’agit pas seulement d’une fin en soi, mais bien aussi d’un moyen de préparer les collectivités, les sociétés et des pays entiers à surmonter les divergences de vues, à trouver des compromis et des solutions et à engager des critiques et des débats constructifs. La participation permet l’avènement de formes de démocratie efficaces, tant au niveau des gouvernements, qu’au sein des entreprises ou des groupes de la société civile.

En cette ère nouvelle qui est la nôtre, les individus ont plus que jamais la possibilité de s’informer et d’influencer la prise de décisions, notamment grâce aux progrès technologiques, qui peuvent leur permettre de jouer un rôle direct dans des domaines qui constituent selon moi les grandes priorités mondiales de notre temps, à savoir la lutte contre les inégalités, la prévention des conflits armés et l’édification d’un monde plus sûr; l’aide aux nations en transition; l’autonomisation des femmes et des jeunes et la promotion du développement durable.

En nous efforçant d’avancer plus rapidement sur la voie des objectifs du Millénaire pour le développement afin de les atteindre avant la date butoir de 2015, c’est aussi une vision du développement au-delà de cette date que nous esquissons. Lors des consultations mondiales sur le programme de développement pour l’après-2015, qui ont constitué un effort sans précédent pour faire entendre la voix des peuples dans la prise de décisions à l’échelle internationale, il a été réaffirmé qu’il est indispensable de placer les peuples au cœur du développement. Plus d’un million de personnes ont répondu à l’enquête de l’ONU « My World » et elles ont dans leur grande majorité appelé à la mise en place de gouvernements ouverts et responsables, en y voyant une des trois priorités du programme de développement à l’avenir.

En cette Journée internationale de la démocratie, j’invite les dirigeants à entendre et respecter la voix des peuples, que ceux-ci s’expriment directement ou par l’intermédiaire de représentants élus. J’appelle les citoyens du monde à se demander comment ils peuvent se faire entendre non seulement pour maîtriser leur propre destin, mais aussi pour voir leurs aspirations et celles de leurs prochains concrétisées en un avenir meilleur pour tous.

 Prenez la parole! Participez! Essayez de comprendre ceux qui sont peut-être plus faibles ou plus vulnérables et d’être à leur écoute. La question de notre avenir commun nous intéresse tous. Prenons aujourd’hui l’engagement de veiller à ce que chacun de nous ait les moyens de jouer pleinement son rôle!

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